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Remaniement: un gouvernement avec moins d'éclat mais moins risqué pour Macron

| AFP | 501 | 3 par 2 internautes
Emmanuel Macron et François de Rugy à l'Elysée le 20 novembre 2017
Emmanuel Macron et François de Rugy à l'Elysée le 20 novembre 2017 ( GONZALO FUENTES / POOL/AFP/Archives )

Amputé de deux ministres connus, populaires et issus de la société civile, Nicolas Hulot et Laura Flessel, l'exécutif Macron remanié mardi perd en éclat mais se consolide sur sa ligne politique.

En choisissant le président de l'Assemblée, François de Rugy, un fidèle au profil plus classique, pour le poste de numéro 3 du gouvernement, Emmanuel Macron réduit le danger de possibles tiraillements internes qui avaient marqué le bref passage de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique, soulignent des analystes.

"Emmanuel Macron a besoin de ressouder sa majorité (...) Je le voyais mal prendre des risques politiques en allant chercher des personnalités incontrôlables, a estimé Pascal Durand, un proche de Nicolas Hulot, selon qui "Rugy a donné des gages écologistes" et "correspond au cahier des charges".

L'ancien animateur écolo de TF1 et Laura Flessel étaient deux des rares figures connues et appréciées des Français dans un gouvernement marqué par de nouvelles têtes et des profils souvent "technos".

L'ex-championne d'escrime, partie mardi pour "raisons personnelles", caracolait dans les classements de popularité des ministres, malgré un passage jugé discret par les acteurs du monde du sport.

Son départ est lié "à sa situation fiscale", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de presse, ce que l'entourage de l'ex-athlète a démenti.

Celle qui lui succède, la nageuse Roxana Maracineanu, médaillée d'argent aux JO de Sydney et conseillère régionale, a sans doute le CV pour la remplacer poste pour poste.

- "Homme de main de Macron" -

La situation est nettement différente pour François de Rugy: avec le président de l'Assemblée nationale, le chef de l'Etat choisit un jeune ministre (44 ans) mais un routier de la vie politique, passé d'EELV à LREM via la primaire de la gauche à l'élection présidentielle.

"Rugy, c'est le recroquevillement de la politique écologique, une énorme erreur mais en même temps un signal très clair: le choix de la tranquillité", glisse un sceptique dans la majorité.

Si Nicolas Hulot jouissait d'une réputation plus consensuelle au sein des écologistes français, François de Rugy n'a pas que des amis parmi ses anciens camarades de parti d'EELV, comme la députée européenne Michèle Rivasi, qui l'a dépeint mardi en "homme de main de Macron".

Mais en choisissant un fidèle et en évitant un profil trop éloigné de la ligne gouvernementale, comme Dany Cohn-Bendit, Emmanuel Macron évite l'écueil d'un "casting", selon la politologue Chloé Morin, d'Ipsos.

"Le pire pour Emmanuel Macron aurait été un casting qui cherche, en débauchant ici et là quelques symboles, à donner des signaux à différents segments électoraux, sans cohérence avec la ligne du gouvernement, comme avait pu le faire François Hollande", selon l'analyste.

Autre pressenti au poste, Pascal Canfin, ancien ministre de François Hollande qui avait déjà claqué la porte gouvernementale avec Cécile Duflot en 2014, affichait lui aussi de plus grands risques de divergences politiques.

Selon l'Elysée, le choix de M. de Rugy a été fait dès le 30 août, avant même les entrevues entre MM. Macron et Cohn-Bendit.

M. de Rugy est "une personnalité politique dont l'engagement écologique est reconnu de longue date, qui a la stature d'homme d'Etat, et qui partage les convictions politiques, et en matière d'environnement, du président de la République", a-t-on salué à la présidence.

S'il s'agissait de montrer la "constance et la cohérence", "on ne cherchait pas un clone de Nicolas Hulot", résume une autre source gouvernementale.

Après une rentrée difficile marquée par des hésitations politiques, comme le prélèvement à la source, et un ralentissement économique, le plus important pour le chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages, va au-delà des nominations gouvernementales: rassurer "sur son volontarisme, sa capacité à savoir où il va et à relancer la machine économique", juge Chloé Morin.

En matière d'environnement, la nomination de Rugy permettra-t-elle de rassurer sur la détermination d'Emmanuel Macron à être l'un des nouveaux champions du climat ?

Un bon test sera la présentation des arbitrages gouvernementaux sur la Programmation pluriannuelle de l'énergie, avec la question sensible de l'avenir du nucléaire français. Ces derniers doivent être rendus par l'exécutif "plutôt en octobre".

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