En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
-0.01 %

Protéger les tout-petits des écrans: les sénateurs à l'offensive

| AFP | 247 | Aucun vote sur cette news
Le Sénat vote sur une proposition de loi pour protéger les moins de trois ans de l'invasion des écrans
Le Sénat vote sur une proposition de loi pour protéger les moins de trois ans de l'invasion des écrans ( JEAN-PIERRE MULLER / AFP/Archives )

Entre la télé familiale et le smartphone de papa ou maman, comment protéger les moins de trois ans de l'invasion des écrans ? Le Sénat a adopté mardi, journée internationale des droits de l'enfant, une proposition de loi qui apporte une première réponse, jugée insuffisamment étayée par le gouvernement.

Le texte vise à imposer la présence "d'un message à caractère sanitaire", avertissant des dangers liés à l'exposition aux écrans pour les enfants de moins de trois ans, sur les emballages "de tous les outils et jeux numériques disposant d'un écran", mais également toutes les publicités concernant ces produits.

Il a reçu le soutien de l'ensemble des groupes du Sénat, y compris LREM, et a été voté par 333 voix contre 2.

Pour son auteure, Catherine Morin-Desailly (centriste), ce texte "traduit les alertes lancées par de nombreux pédiatres, psychiatres, professionnels de santé et de la petite enfance, ainsi que l'Académie des sciences sur les conséquences de l'exposition des jeunes enfants aux écrans pour leur développement".

"S'il est vrai -et les chiffres en témoignent- que le temps passé devant les écrans augmente, il n'y a pas de consensus quant à l'interprétation de leurs résultats", a pour sa part affirmé la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos.

Au "principe de précaution" invoqué par Mme Morin-Desailly, Mme Dubos a opposé "le principe de responsabilité" qui fait que "nous ne pouvons nous permettre d'imposer des messages de santé publique précis sur des produits en circulation s'il ne sont pas clairement étayés par des analyses scientifiques".

- "Incompréhension" -

Le Haut conseil de la santé publique a été saisi pour faire "la synthèse des connaissances disponibles" et proposer "des recommandations afin de diffuser une information basée sur des preuves scientifiques", a-t-elle ajouté.

Sur tous les bancs, les sénateurs ont exprimé leur "surprise" et leur "incompréhension" face à la position du gouvernement.

"S'il ne faut pas culpabiliser les parents, il ne faut pas ignorer les risques qui pèsent sur les jeunes enfants", avait déclaré le 18 octobre la ministre de la Santé Agnès Buzyn devant les députés, évoquant des "conséquences sur le développement du cerveau, l'acquisition du langage et le niveau de concentration" ou des problèmes de santé physique comme les "troubles du sommeil et de la vision".

Le psychiatre Serge Tisseron, spécialiste de la question, qui soutient la proposition de loi, explique lui qu'"il n'y a pas et il n'y aura jamais la démonstration de ce qu'on appelle en sciences la +dangerosité+". "En revanche, il y a un faisceau de présomptions qui concordent pour dire qu'une utilisation excessive des écrans présente de grands risques".

"L'idée, c'est de faire changer les esprits", a-t-il déclaré à l'AFP, prévoyant "une levée de boucliers massive des fabricants de produits numériques" qui "craignent que les parents se mettent à réfléchir".

"Les parents qui ont l'intuition qu'il y a un problème ont besoin d'être confortés dans leur certitude face à tous les lobbies, que oui, il y a bien un vrai problème de santé publique pour les petits", renchérit Mme Morin-Desailly.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Vivendi invoque un "manque substantiel d'indépendance" de 5 administrateurs...

Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...