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Projet d'attaque contre Macron en 2018: deux nouvelles mises en examen

| AFP | 552 | 5 par 1 internautes
Le président Emmanuel Macron, à Epernay (Marne) le 14 novembre 2019
Le président Emmanuel Macron, à Epernay (Marne) le 14 novembre 2019 ( Eliot BLONDET / POOL/AFP )

Un an après l'arrestation de quatre personnes soupçonnées d'avoir évoqué un projet d'attaque contre Emmanuel Macron, deux nouveaux suspects ont été mis en examen vendredi et écroués par la justice antiterroriste, chargée de l'enquête sur ce groupe hétérogène proche de l'extrême droite identitaire.

Ces deux hommes, de 30 et 45 ans, avaient été interpellés mardi en Moselle à la demande des magistrats instructeurs, a indiqué à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Ils ont été mis en examen vendredi après-midi pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placés en détention provisoire, selon cette source.

Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir "pris part à des réunions au cours desquelles étaient évoquées des projets d'action violente, notamment contre le président de la République".

Leur implication est apparue dans le cadre des investigations menées depuis un an sur l'un des protagonistes de l'affaire, au domicile duquel plusieurs suspects avaient été arrêté le 6 novembre 2018.

Ce jour-là, six sympathisants de l'extrême droite radicale, qui s'étaient pour la plupart connus via une page Facebook identitaire baptisée "Les Barjols", avaient été interpellés. Au bout du compte, quatre d'entre eux avaient été mis en examen et deux sont toujours en détention provisoire.

Les enquêteurs s'étaient décidés à intervenir après avoir eu vent du déplacement de Jean-Pierre Bouyer, un retraité isérois et principal suspect, chez l'un des protagonistes en Moselle. Le chef de l'Etat était alors présent dans la région dans le cadre de son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Grande Guerre.

"Il semble que le président de la République était pour eux une cible potentielle, même si le projet n'était pas abouti", avait déclaré en 2018 le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Action à fort retentissement

Au coeur de l'enquête, M. Bouyer, 63 ans, administrait la page des "Barjols" dans l'Isère, vecteur de ses appels enflammés aux accents de sédition, notamment contre l'immigration.

Dans une conversation interceptée par les policiers, ce retraité avait assuré vouloir s'en prendre au chef de l'Etat avec un couteau en céramique, non détectable aux contrôles de sécurité. Il avait évoqué une action à fort retentissement, susceptible de le contraindre à disparaître plusieurs mois ou de le mener à la mort.

Entendu par les enquêteurs, M. Bouyer a admis avoir évoqué ce projet. Le retraité, qui s'estime davantage populiste que d'extrême droite, s'est défendu en évoquant des paroles sans aucun début d'exécution.

Imprégné de survivalisme, il a également reconnu des projets de kidnapping pour se procurer de l'argent et des armes avec l'aide des trois autres suspects.

Ces derniers, dont les versions divergent, ont contesté avoir participé à un projet d'action violente contre le président.

Contacté fin 2018 par l'AFP, le président-fondateur du groupe des "Barjols", Denis Collinet, avait raconté avoir témoigné spontanément auprès de la police pour réfuter le caractère "violent" du mouvement et son appartenance à l'ultradroite.

"On n'est pas des terroristes (...) Nous sommes un groupe surtout apolitique de personnes, la plupart d'un certain âge qui ont vécu la vie. C'est sûr qu'il y a de la haine, mais pas au point de passer à la violence", avait-il assuré.

Denis Collinet et Jean-Pierre Bouyer avaient fréquenté un temps un autre groupe, les FFU (forces françaises unifiées), fermé en 2017. Ils devaient se rejoindre le 17 novembre, jour de l'appel au blocage des routes contre la hausse des carburants, acte I du mouvement des "Gilets jaunes".

Depuis 2017, les services de lutte antiterroriste ont mené plusieurs opérations dans la mouvance de l'ultradroite, dont la résurgence est prise au sérieux par les autorités. Dans une note de 2018, la DGSI avait toutefois estimé que ses capacités d'action sont jugées "limitées".

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