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Poutine-Trump: des amabilités et de multiples contentieux

| AFP | 446 | Aucun vote sur cette news
Les présidents russe Vladimir Poutine (g) et américain Donald Trump, le 7 juillet 2017 à Hambourg, lors du sommet du G20
Les présidents russe Vladimir Poutine (g) et américain Donald Trump, le 7 juillet 2017 à Hambourg, lors du sommet du G20 ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

Ukraine, Syrie, accusations d'ingérence russe dans l'élection américaine: malgré des compliments mutuels, les points de frictions restent nombreux entre Vladimir Poutine et Donald Trump avant leur premier sommet bilatéral prévu le 16 juillet à Helsinki.

- Echanges de politesse -

Vladimir Poutine, un "dirigeant fort" et Donald Trump, une "personne intelligente": les deux hommes ont à plusieurs reprises rivalisé d'amabilités, affichant leur volonté d'améliorer les relations très dégradées entre leurs deux pays.

Cette idylle promise tarde pourtant à se concrétiser. A l'inverse, Washington a introduit des sanctions supplémentaires visant Moscou, approuvées à contrecoeur par M. Trump, et participé à une vague inédite d'expulsions réciproques de diplomates.

- Le boulet de l'affaire russe -

Les relations entre Washington et Moscou sont plombées depuis le début de la présidence de Donald Trump par les accusations d'ingérence russe dans la campagne américaine de 2016, et les soupçons de collusion entre l'équipe du milliardaire et le Kremlin.

La Russie a toujours nié toute responsabilité dans cette affaire, qui embarrasse au plus haut point le président américain. Washington a assuré que, lors de leur rencontre à Helsinki, Donald Trump dirait "clairement" à Vladimir Poutine "qu'il est totalement inacceptable de s'immiscer dans nos élections".

- L'Ukraine et la Crimée -

Les Etats-Unis comme leurs alliés européens accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes prorusses dans leur conflit avec les forces de Kiev dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou a toujours démenti.

Le président américain Donald Trump s'entretient au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, le 28 janvier 2017 à la Maison blanche, à Washington
Le président américain Donald Trump s'entretient au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, le 28 janvier 2017 à la Maison blanche, à Washington ( MANDEL NGAN / AFP/Archives )

Washington, qui avait longtemps veillé à ne pas rajouter de l'huile sur le feu, a finalement approuvé en mars la livraison de missiles antichar à l'Ukraine, suscitant l'ire de Moscou.

Donald Trump a tenu des propos ambigus et évasifs à propos de l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie.

- Le bourbier syrien -

Les frappes des Etats-Unis et de leurs alliés contre le régime de Damas en avril 2017 et avril 2018, à la suite d'attaques chimiques imputées aux forces de Bachar al-Assad, ont ulcéré Moscou.

En février, plusieurs mercenaires Russes combattant aux côtés de forces pro-Assad ont été tués dans des frappes de la coalition menées par les Etats-Unis en Syrie.

Washington a nettement réduit son implication dans le conflit syrien en se concentrant sur l'organisation Etat islamique et laissant le champ libre à Moscou, qui intervient militairement en faveur du régime depuis septembre 2015.

L'aide de l'aviation russe a encore permis ces derniers jours au régime syrien de reprendre la ville de Deraa, berceau de la révolte contre Bachar al-Assad en 2011, dans un secteur très sensible bordant la Jordanie et la ligne de démarcation avec Israël sur le plateau du Golan, en partie annexé par l'Etat hébreu.

- Traités de désarmement -

Moscou et Washington s'accusent mutuellement de violer les traités de réduction des armements signés par les deux puissances, et d'entraîner l'autre dans une nouvelle "course aux armements".

M. Poutine avait vanté début mars, lors d'un discours très ferme, les nouvelles armes "invincibles", hypersoniques ou sous-marines, développées par son pays.

Les Etats-Unis ont pour leur part adopté en février une doctrine militaire visant à doter le pays de nouvelles armes nucléaires de faible puissance. Moscou a dénoncé une posture "belliqueuse" et "antirusse".

- Frictions autour de l'Otan -

La Russie perçoit toute extension de l'Otan à ses frontières comme un signe d'agression à son égard et une tentative de l'encercler.

Moscou s'inquiète aussi du projet de bouclier antimissiles lancé en 2010 par les Etats-Unis, qui devrait être pleinement opérationnel d'ici 2020 avec notamment des intercepteurs en Roumanie et en Pologne.

- Le nucléaire iranien -

La décision unilatérale de Donald Trump de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 après de longues négociations, et de rétablir les sanctions visant Téhéran, a sidéré Moscou comme les Européens.

Alliée de l'Iran en Syrie, la Russie a appelé les Européens à "défendre de concert leurs intérêts" sur ce dossier face aux Etats-Unis.

- La Corée du Nord -

Moscou a vu d'un bon oeil le sommet du 12 juin entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à Singapour, qui a abouti à la signature d'une déclaration commune, mais sans percée majeure sur la question cruciale de l'arsenal nucléaire de Pyongyang.

Vladimir Poutine a invité Kim Jung-Un à participer à un forum économique prévu en septembre à Vladivostok, dans l'Extrême Orient russe.

- Guerre commerciale -

La Russie a annoncé début juillet l'introduction de surtaxes sur une série de produits américains, en réponse aux barrières douanières imposées par les Etats-Unis sur l'acier et l'aluminium, dans un contexte de guerre commerciale au niveau mondial.

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