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Piñera, le milliardaire qui va de nouveau présider le Chili

| AFP | 315 | Aucun vote sur cette news
Sebastian Piñera (c), élu président du Chili, salue ses partisans, le 17 décembre 2017 à Santiago du Chili
Sebastian Piñera (c), élu président du Chili, salue ses partisans, le 17 décembre 2017 à Santiago du Chili ( Martin BERNETTI / AFP )

Il est l'un des hommes les plus riches du Chili et son nouveau président: à 68 ans, Sebastian Piñera est de retour au pouvoir après avoir été le premier chef de l'Etat de droite dans ce pays en près de 50 ans.

Cet hyperactif qui assure ne dormir que cinq heures par nuit va succéder à la présidente socialiste Michelle Bachelet. Depuis son dernier mandat (2010-2014), il se préparait à revenir au palais présidentiel de La Moneda.

Passionné d'histoire et grand lecteur, celui qui a reçu la visite de soutien de son ami le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, est aussi célèbre pour ses gaffes. Comme lors de l'entre-deux-tours où il a affirmé que nombre de cas d'enfants transgenres "se corrigent avec l'âge", soulevant un tollé.

Visage parfois crispé, tic nerveux au niveau des épaules et montre rouge vif aux couleurs de son parti, le futur président est apparu au long de la campagne entouré de son épouse, Cecilia Morel, ses quatre enfants et quelques uns de ses neuf petits-enfants. Ces derniers lui ont adouci le caractère, confie une de ses collaboratrices souhaitant rester anonyme.

La fortune de Sebastian Piñera, estimée à 2,7 milliards de dollars par Forbes, a toujours fait grincer des dents: "Il ne peut pas se consacrer à gagner de l'argent et en plus gouverner le pays. C'est l'un ou l'autre", critiquait son adversaire malheureux, le socialiste Alejandro Guillier.

Il semble pourtant qu'il a eu du mal à choisir entre la politique et les affaires.

- PDG de "l'entreprise" Chili -

Patron pilotant son propre hélicoptère, ancien propriétaire d'une chaîne de télévision et d'un club de football, M. Piñera était devenu en 2010 le premier président de droite du Chili, depuis le retour à la démocratie après la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

A mi-chemin entre l'homme politique et la célébrité, il se considérait alors parfois comme une sorte de PDG de "l'entreprise" Chili.

Bronzé, souriant, élégant, il avait mis du temps, une fois élu président, à renoncer comme il le devait à ses actions dans la télévision, la compagnie aérienne nationale et le club de football Colo Colo.

Après une première défaite contre Michelle Bachelet en 2005, quatre ans plus tard l'homme d'affaires, devenu entre-temps député, puis sénateur, avait mis fin à des décennies d'hégémonie du centre gauche au pouvoir en se présentant comme leader d'une droite rénovée, débarrassée de l'héritage Pinochet.

Mais ses promesses de gouverner différemment se sont vite évanouies, quand il a réalisé que diriger un pays, ce n'est pas comme gérer une entreprise.

"Il s'est rendu compte que c'était beaucoup plus complexe que ce qu'il pensait. Son étape à La Moneda lui a appris que les choses sont plus difficiles", selon la journaliste Bernardita del Solar, auteure d'une biographie de l'ex-président.

Cela ne l'a pas empêché de terminer son mandat en 2014 sur une popularité plus qu'acceptable, à 50%. Il n'avait pas pu se représenter dans la foulée, la loi chilienne interdisant deux mandats consécutifs.

La victoire de dimanche apparait comme une revanche pour Sebastian Piñera qui admettait malgré tout, à la fin de son mandat, sa "jalousie" face à une Michelle Bachelet charismatique et plus populaire, pendant que lui pâtissait d'une image plus distante.

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