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Macron et Philippe piqués par les critiques de Hollande

| AFP | 513 | Aucun vote sur cette news
Le président français Emmanuel Macron (d) et son Premier ministre Edouard Philippe, le 13 juillet 2017 à Paris
Le président français Emmanuel Macron (d) et son Premier ministre Edouard Philippe, le 13 juillet 2017 à Paris ( Matthieu Alexandre / POOL/AFP/Archives )

Piqués par les critiques de François Hollande, Emmanuel Macron, qui s'était pourtant juré de ne pas aborder les sujets français depuis l'étranger, et Edouard Philippe ont répliqué à l'ancien président à l'aube d'une rentrée qui s'annonce compliquée.

Ton vif, effets de manches, ironie sur la "météorologie" des chiffres du chômage, critiques au vitriol sur la France qui n'a "pas gagné contre le chômage de masse", et qu'il faut "faire entrer dans le XXIe siècle" : Emmanuel Macron a répondu pied-à-pied mercredi à son prédécesseur qui mardi a mis en cause ses projets.

Un peu plus de trois mois après son départ de l'Elysée, François Hollande avait prévenu son ancien conseiller et ministre qu'il "ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles" ni "flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures". M. Hollande, qui a confirmé qu'il n'avait pas renoncé à la politique, s'était aussi réjoui de la décrue du chômage, la mettant à son actif.

C'est au milieu d'une conférence de presse conjointe avec les chefs de gouvernement autrichien, tchèque et slovaque, portant en principe sur la réforme de la directive sur le travail détaché, qu'Emmanuel Macron a répondu longuement à une question sur ces critiques.

Théâtral, il s'est d'abord tourné vers le chancelier autrichien Christian Kern: "quel est le taux de chômage en Autriche ?", lui a-t-il demandé -- ce qu'il savait évidemment fort bien.

A la réponse de son interlocuteur - 5,4% - , il a marqué une pause avant de conclure, lentement : "presque deux fois moins que nous".

Puis, délaissant la réserve qu'il s'impose en public depuis son élection, et dérogeant à sa règle de ne pas répondre aux questions sur la politique française lors de ses déplacements à l'étranger, il a plaidé pendant plus de 9 minutes pour mener au contraire des réformes "en profondeur".

Au point d'entrer dans les détails de sa réforme de la CSG -- sans doute un casse-tête pour les traducteurs tchèques ou slovaques - pour défendre son étalement sur l'année 2018.

"J'entends la chronique météorologique de savoir si les chiffres (du chômage) du mois sont bons ou pas bons", a-t-il poursuivi, sarcastique, alors que les chiffres du chômage en juillet seront dévoilés jeudi à 18H00.

- "Blocage" -

"La transformation que nous opérons est celle de faire entrer la France dans le XXIe siècle et gagner la bataille du chômage de masse", a dit M. Macron.

"Non pas de baisser de un ou deux points le chômage", a-t-il ajouté, une référence à la légère amélioration des chiffres au 2e trimestre, "mais de profondément changer les structures économiques et sociales françaises".

L'ex-président français François Hollande, le 21 juillet 2017 à Arles dans les Bouches-du-Rhône
L'ex-président français François Hollande, le 21 juillet 2017 à Arles dans les Bouches-du-Rhône ( BERTRAND LANGLOIS / AFP/Archives )

Le Premier ministre, qui faisait jeudi matin sa rentrée médiatique, a également porté le fer contre l'ex-président. "Ce qui m'a frappé dans l'expression de l'ancien président de la République, c'est qu'au fond le souhait qu'il exprime, c'est qu'on continue, que tout continue comme avant, comme il faisait", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC.

François Hollande "a fait en 2016 une réforme qui n'avait pas été annoncée pendant la campagne électorale, pas discutée avec les organisations syndicales et qui a conduit au blocage, nous avons une méthode totalement inverse", a encore dit M. Philippe, en épinglant ainsi la loi travail portée par l'ancienne ministre Myriam El Khomri.

"Que l'ancien Président de la République essaye de valoriser son bilan, je crois qu'au fond c'est naturel", a-t-il reconnu.

Emmanuel Macron, qui a choisi d'éviter au maximum les médias depuis son élection, supprimant au passage la traditionnelle interview télé du 14 juillet, avait dit avant l'été qu'il allait s'exprimer davantage à la rentrée, alors que les sondages ont indiqué un chute de sa popularité.

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