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Perquisitions LFI: visé par une enquête sur des violences contre les policiers, Mélenchon ne "regrette rien"

| AFP | 262 | Aucun vote sur cette news
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise (LFI) à Liverpool, en Angleterre le 24 septembre 2018
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise (LFI) à Liverpool, en Angleterre le 24 septembre 2018 ( Paul ELLIS / AFP/Archives )

La réponse de la justice n'a pas tardé: une enquête pour "menaces" et "violences" sur des policiers et des magistrats a été ouverte mercredi au lendemain de perquisitions mouvementées au siège de la France insoumise (LFI) et chez son leader Jean-Luc Mélenchon.

Sur le terrain politique, tandis que M. Mélenchon assurait au micro de BFM ne rien regretter de sa vive réaction, dénonçant de nouveau une "volonté d'intimidation", et que son parti annonçait de futures plaintes pour violences policières, Edouard Philippe s'est dit, lui, "choqué" par "la très grande violence" envers les policiers.

"Je ne crois pas que nous gagnions quoi que ce soit à remettre en cause l'indépendance de la justice", a insisté le Premier ministre à l'Assemblée nationale. La veille, Jean-Luc Mélenchon avait fustigé une "énorme opération de police politique".

Après ces perquisitions dont les images ont largement tourné sur les réseaux sociaux, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", confiée à la Brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Toutefois, il a demandé à être dessaisi de la procédure "dans un souci d'impartialité", des magistrats du parquet de Paris ayant été pris à partie lors des perquisitions.

Visé par deux enquêtes préliminaires sur des emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen et sur ses comptes de campagne de la présidentielle 2017, Jean-Luc Mélenchon a vu arriver mardi tôt le matin magistrats et forces de police à son domicile. Les logements d'anciens assistants d'eurodéputés et les sièges de LFI et du Parti de gauche ont aussi été perquisitionnés.

Des images de ces opérations ont été filmées et diffusées en direct sur Facebook par le leader politique lui-même, mais aussi par des journalistes.

Dans une de ces scènes, M. Mélenchon appelle ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer au siège parisien de LFI où une perquisition était en cours. On le voit également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui s'interpose.

Une attitude "inacceptable", ont dénoncé mercredi des syndicats de police. Alliance et Alternative Police-CFDT ont appelé le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à porter plainte, tandis que SGP Police-FO a réclamé "des excuses publiques" au chef de file de LFI.

Le chef de la police Éric Morvan a rappelé sur Twitter son "indéfectible soutien (aux) enquêteurs financiers" qui agissent "en application du droit, avec neutralité".

- "Extrêmement tendu" -

M. Mélenchon a reconnu mercredi que le ton était "monté". "Il y a une de mes assistantes qui a été commotionnée, mais je mets ça sur le compte des circonstances qui étaient extrêmement tendues", a-t-il déclaré.

"Je respecte la justice mais je suis obligé de le dire, nous ne sommes pas dans une procédure normale", a accusé le chef de file de LFI.

"On m'a empêché d'assister à la procédure administrative alors que je suis le responsable légal de la France insoumise, je n'ai pas pu assister aux opérations (...). Aucun PV ne m'a été proposé" pour qu'il soit signé, avait affirmé mardi Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI.

Selon la législation, une perquisition dans le cadre d'une enquête préliminaire n'est en principe possible qu'avec l'accord de l'occupant du domicile et la présence du représentant légal dans le cas d'une personne morale.

Toutefois, selon une source proche du dossier, M. Bompard a été contacté au début de la perquisition au siège du parti autorisée par un juge des libertés et de la détention (JLD), et y a assisté avant qu'elle ne dégénère.

M. Bompard a affirmé mercredi sur le site de la revue Regards que quatre personnes avaient fait "constater des blessures qui ont des certificats médicaux", et annoncé que des plaintes seraient déposées pour "des violences des policiers sur le lieu de la perquisition".

Dans ce contexte tendu, les investigations se poursuivaient avec des auditions en cours dans l'après-midi, selon une source judiciaire. Interrogé par des journalistes, le député LFI Adrien Quatennens a indiqué, sans plus de précisions, que des collaborateurs ou ex-collaborateurs de M. Mélenchon étaient entendus dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre (Hauts-de-Seine).

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