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Pakistan: scénarios après l'éviction du Premier ministre

| AFP | 110 | Aucun vote sur cette news
Le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, le 13 novembre 2016 à Gwadar, à 700 km à l'ouest de Karachi, au Pakistan
Le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, le 13 novembre 2016 à Gwadar, à 700 km à l'ouest de Karachi, au Pakistan ( AAMIR QURESHI / AFP/Archives )

Scénarios possibles et interrogations après la chute du Premier ministre Nawaz Sharif, "disqualifié" vendredi par la Cour suprême dans une affaire de corruption.

- Que se passe-t-il après la disqualification de M. Sharif ?

M. Sharif, bien que chassé du pouvoir, reste à la tête du parti Pakistan Muslim League-Nawaz (PML-N), le plus important au Parlement. A ce titre, c'est à lui qu'il incombe de superviser le choix de son successeur, dont la confirmation par le Parlement ne devrait ensuite être qu'une formalité. Le PML-N et ses alliés contrôlent 209 des 342 sièges de la Chambre.

L'opposition pourrait également présenter un candidat mais ses chances de l'imposer apparaissent quasi nulles.

- Quels successeurs potentiels ?

Maryam Nawaz, fille de M. Sharif, est fréquemment présentée comme l'héritière politique de son père. Mais faute de mandat politique, elle ne peut lui succéder cette fois.

La presse locale spécule sur une entrée en piste du frère cadet du Premier ministre, Shahbaz Sharif, actuellement chef du gouvernement provincial du Pendjab, qui devrait toutefois d'abord s'assurer un siège au Parlement fédéral.

Le candidat le plus probable pour prendre immédiatement les rênes du pays semble être l'actuel ministre de la Défense Khawaja Asif, un proche allié de Nawaz Sharif.

Le président de l'Assemblée nationale Ayaz Sadiq, également proche de la famille Sharif, apparaît comme un solide candidat, tandis que le nom de l'homme d'affaires devenu député Shahid Khaqan Abbasi circule aussi.

- Vers des élections anticipées ?

Cela semble peu probable, la Constitution posant qu'elles ne peuvent être convoquées que par le président sur avis du Premier ministre, ce qui signifie que le successeur de M. Sharif devrait être nommé d'abord.

Les prochaines législatives sont prévues à la mi-2018.

- Quels précédents ?

En 2012, le Premier ministre Yousaf Raza Gilani avait déjà été poussé à la démission par la Cour suprême pour avoir refusé de rouvrir une ancienne enquête pour corruption visant le président de l'époque Asif Ali Zardari.

Suite à son départ, M. Zardari, qui dirigeait le parti Pakistan People's Party (PPP), avait présidé aux négociations pour la nomination de son successeur. Le poste avait été attribué à Raja Pervez Ashraf, un choix controversé en raison de soupçons de corruption pesant sur lui.

En 70 ans d'histoire, le Pakistan n'a connu qu'une seule transition démocratique d'un gouvernement civil à un autre, en 2013. Aucun chef de gouvernement n'a accompli un mandat entier de cinq ans. Tous ont été chassés prématurément du pouvoir suite à des interventions de l'armée ou de la Cour Suprême, contraints à la démission ou assassinés.

- Un recours est-il possible pour M. Sharif ?

En théorie oui, mais il paraît peu probable.

L'équipe juridique de M. Sharif pourrait déposer un recours, mais pour des motifs très limités, comme une erreur de jugement.

"La Cour suprême est l'interprète et l'arbitre ultime de la Constitution, donc si elle dit que c'est la marche à suivre, d'un point de vue pratique, c'est ce qui va se passer", souligne l'avocat constitutionnaliste Yasser Latif Hamdani.

- L'armée peut-elle intervenir une nouvelle fois ?

L'armée a dirigé le Pakistan pendant la moitié de ses 70 ans d'histoire, mais les observateurs estiment qu'elle devrait s'abstenir de prendre ouvertement le pouvoir cette fois.

Les militaires contrôlent déjà de fait la défense et la politique étrangère du pays, ce qui a poussé certaines voix critiques à parler de "coup rampant".

"L'armée n'a pas besoin d'intervenir car elle jouit déjà de nombreux privilèges du pouvoir en sous-main", estime Michael Kugelman, un expert de la région auprès du Wilson Centre à Washington.

En outre, souligne-t-il, l'opinion publique pakistanaise n'est pas favorable à un retour à la loi martiale.

"Il n'y a pas autant d'appétit qu'auparavant au Pakistan pour un pouvoir militaire. C'est important pour l'armée car elle se préoccupe beaucoup de son image et de ce que l'opinion pense d'elle", souligne-t-il.

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