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Municipales : Paris, Lyon, Marseille... points chauds et changements annoncés

| AFP | 316 | 1 par 1 internautes
Un bureau de vote en mars 2011 à Marseille
Un bureau de vote en mars 2011 à Marseille ( BORIS HORVAT / AFP/Archives )

Paris, Lyon, Marseille... les grandes villes françaises sont aussi les points chauds du premier tour des élections municipales, avec Le Havre où le Premier ministre est candidat.

A Paris, trois pour un fauteuil

La maire PS sortante et candidate à sa succession, Anne Hidalgo, est en tête des intentions de vote au premier tour à Paris, selon les derniers sondages, talonnée et parfois dépassée, par la candidate de droite (LR) Rachida Dati et Agnès Buzyn (LREM), qui a remplacé Benjamin Griveaux, démissionnaire.

Après avoir flirté avec les 15% d'intentions de vote, les candidats écologistes David Belliard et l'ex-LREM Cédric Villani décrochent désormais. Au point qu'avec 7% des intentions de vote, la question du maintien du mathématicien dans chaque arrondissement, au second tour, se pose désormais.

Municipales : les points chauds du scrutin
Municipales : les points chauds du scrutin ( Sophie RAMIS / AFP )

Reste que tous les experts le savent : seules l'union et les alliances permettent de gagner la bataille de Paris. Si Anne Hidalgo tend ouvertement la main aux écologistes, partenaires historiques, et à Cédric Villani, de l'autre côté, Agnès Buzyn évoque des discussions "autour du projet" arrondissement par arrondissement, et refuse toute "alliance avec Rachida Dati".

Second tour à Bordeaux ?

Bordeaux se prépare, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, à devoir organiser un second tour aux élections municipales avec un sortant LR défié par un écologiste et une possible quadrangulaire.

Après 73 ans des règnes de Jacques Chaban-Delmas et Alain Juppé, toujours élus au premier tour, neuf listes se disputent la mairie de la capitale girondine occupée par Nicolas Florian (LR).

Municipales : principaux candidats à Paris, Lyon et Marseille
Municipales : principaux candidats à Paris, Lyon et Marseille ( Robin BJALON / AFP )

Trois sondages ont donné en tête le successeur d'Alain Juppé parti pour le Conseil constitutionnel, mais sans majorité de premier tour et talonné de plus ou moins près par l'écologiste Pierre Hurmic (EELV), allié à la gauche.

Deux autres listes, créditées de plus de 10% des suffrages, pourraient être d'autant plus en capacité de se maintenir que leurs dirigeants ont, l'un comme l'autre, annoncé qu'ils iraient "jusqu'au bout".

Thomas Cazenave d'abord, un Bordelais et énarque descendu de Paris pour l'occasion, a bénéficié de l'investiture LREM, créant la surprise dans une ville au maire "Macron compatible" et, qui plus, est allié au MoDem.

L'entrée en lice plus tardive d'une liste "anticapitaliste" menée par Philippe Poutou, ex-candidat NPA à deux présidentielles et dirigeant syndical omniprésent en Gironde, ajoute à la configuration très inhabituelle du scrutin dans une ville en pleine transformation.

Marseille, pour l'après Gaudin

A Marseille, après 25 ans de mandat de Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal fait toujours figure de favorite, malgré l'étiquette d'"héritière" apposée par ses rivaux et qu'elle conteste.

La présidente LR du département et de la métropole n'a pourtant pas réussi à rassembler dans sa propre famille politique. Le sénateur Bruno Gilles, dissident LR, se dit déterminé à aller "jusqu'au bout", et son attitude entre les deux tours pourrait peser lourd.

Martine Vassal est la cible privilégiée de la gauche, qui entend mettre fin à un "système" Gaudin "clientélaire et affairiste", accuse le candidat EELV Sébastien Barles. Michèle Rubirola, candidate d'une liste d'union de la plupart des autres partis de gauche, réunis sous la bannière du Printemps marseillais, appelle elle aussi à ne pas laisser Marseille aux "héritiers de Gaudin" lors du "vote du siècle", qui pourrait voir ces deux listes fusionner après le premier tour.

Martine Vassal appelle, elle, au "vote utile" contre le sénateur RN Stéphane Ravier. Ce dernier prédit déjà un "coup de tonnerre" au soir du second tour. Déjà vainqueur dans un des secteurs de la ville en 2014, il pourrait le conserver et le RN créer la surprise dans un ou deux autres secteurs, même si la conquête de la mairie centrale paraît difficile.

Deux autres candidats enfin sont en lice : candidate à l'investiture du PS en 2014, la senatrice Samia Ghali, fait cavalier seul cette année, après avoir quitté le PS. Très implantée dans les quartiers Nord, son attitude sera scrutée entre les deux tours.Enfin, l'ex-président de l'Université Aix-Marseille Yvon Berland, soutenu par LREM, semble parti pour réaliser un score décevant.

A Lyon : Collomb face aux verts, LR et les dissidents macronistes en embuscade.

- Municipales:

Investi par En marche et soutenu par le maire sortant Gérard Collomb, l'ancien gymnaste Yann Cucherat, 40 ans, aura fort à faire face aux candidats EELV Gregory Doucet et LR Etienne Blanc, si l'on se fie aux derniers sondages. Pourraient également se mêler à la bataille du second tour Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun), Agnès Marion (RN), Sandrine Runel (Gauche unie) ou l'actuel premier adjoint de Collomb, Georges Képénékian. En rupture avec le maire, ce dernier s'est rallié à David Kimelfeld, l'ex-dauphin de Collomb à la métropole devenu son adversaire pour les métropolitaines.

- Métropolitaines :

Investi par LREM au détriment de David Kimelfeld, Gérard Collomb aura pour principaux adversaires Bruno Bernard (EELV), François-Noël Buffet (LR) et David Kimelfeld. Les sondages placent le baron lyonnais et le candidat vert en tête mais ils ne tiennent pas compte du découpage par circonscription, qui sera déterminant dans la désignation des 150 élus métropolitains. Le candidat RN Andrea Kotarac, ex-LFI, et le socialiste Renaud Payre pourraient également se hisser au deuxième tour. Comme pour les municipales, les experts prévoient de nombreuses triangulaires, quadrangulaires, voire quinquangulaires qui donneront lieu à d'âpres tractations.

Lille, Aubry pour un 4e mandat

Le beffroi, bastion socialiste depuis des décennies, restera-t-il à gauche ? Martine Aubry, à la tête de la ville depuis 2001, est candidate à un quatrième et ultime mandat, dans un contexte délicat pour le PS qui a quasiment tout perdu en quatre ans dans les Hauts-de-France. En tête dans tous les sondages publiés, la maire sortante doit toutefois avoir un œil sur ses concurrents écologistes, emmenés par Stéphane Baly, qui aimeraient rééditer leur belle performance des européennes (21,7%).

Son ex-directrice de cabinet, Violette Spillebout, s'est lancée très tôt dans la campagne sous les couleurs de LREM. Sa rivale malheureuse à l'investiture du parti macroniste, la députée Valérie Petit a, après avoir claqué la porte de LREM, rejoint, avec l'actuel responsable de l'opposition municipale, Thierry Pauchet, la liste de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, Marc-Philippe Daubresse (LR). LFI est également en lice avec un jeune enseignant, Julien Poix. Le Rassemblement national espère bien lui dépasser, comme en 2014, la barre des 10% au premier tour, synonyme de maintien.

Perpignan : Aliot se détache

A Perpignan, Louis Aliot, largement en tête des intentions de vote, pourrait offrir au Rassemblement national cette ville de 120.000 habitants. Elu député des Pyrénées-Orientales en 2017, Louis Aliot, un avocat de 50 ans, assure que les dernières législatives ont démontré que le plafond de verre qui freinait l’ascension de son parti, a désormais disparu.

D’après les enquêtes d’opinion, Aliot se situe entre 26% et 35% au 1er tour, loin devant le candidat LR Jean-Marc Pujol (18-19%), une valeur faible pour un maire sortant, l’écologiste Agnès Langevine (14,5-15%), soutenue par le PS, et le député LREM Romain Grau (13-15%). Ces quatre listes pourraient se maintenir au second tour et chacun des trois challengers se présente comme la meilleure option pour prendre la tête d’un front républicain, pour empêcher l’élection de l’ancien compagnon de Marine Le Pen. Les listes citoyennes de Caroline Forgues, soutenue par la France insoumise, le NPA et le PCF (de 12 à 8%), et celle de Clotilde Ripouill (centre-droit, 7-8%) sont également en lice. En 2014, Pujol (30% au 1er tour) avait battu Louis Aliot au second tour, grâce au désistement du candidat PS, au profit de M. Pujol.

A Grenoble, vers une quadrangulaire

A Grenoble, une quadrangulaire semble se profiler, qui serait favorable au maire sortant écologiste Eric Piolle face à l'éternel revenant Alain Carignon (DVD) et à un centre disputé par Emile Chalas (LREM) et Olivier Noblecourt (PS).

La dernière ligne droite a été balisée de formules cinglantes qui obérent les options d'alliances pour le deuxième tour dans cette ville de 158.000 habitants.

Eric Piolle, avec une liste EELV, LFI, PCF, Génération.s et quelques socialistes en position éligibles, estime avoir réalisé son "arc humaniste". Et a fermé la porte à Olivier Noblecourt, qualifié de "cheval de Troie de la Macronie", après ses trois ans au gouvernement Philippe comme délégué interministériel.

Noblecourt, ancien adjoint de l'ex maire Michel Destot (PS) qui lui a apporté son soutien, fustige le "49.3 permanent d'Eric Piolle dans sa gestion de la ville". Se présentant comme la seule alternative aux déçus du sortant, il a refusé la main tendue de la députée Emilie Chalas.

La candidate LREM, qui mène une campagne offensive malgré le climat social très anti-Macron, appelle "solennellement" désormais co-listiers et électeurs "modérés et humanistes" de Noblecourt et de Carignon à voter pour son projet.

Conscient de sentir le soufre, Alain Carignon, ancien édile condamné pour corruption en 1996, n'a pas demandé l'investiture LR et mène une liste "société civile". Toutefois, le patron des Républicains Christian Jacob lui a apporté son soutien. Tout comme finalement le président du département, Jean-Pierre Barbier.

Si la sociologie de Grenoble (plutôt à gauche) et la tendance écologiste globale mettent bien des atouts dans le jeu d'Eric Piolle, reste à voir la participation et notamment celle des quartiers populaires.

Le Havre : Philippe face à une gauche divisée

Au Havre, Edouard Philippe espère arriver en tête du premier tour face à une gauche divisée, même si un vote sanction pourrait handicaper le Premier ministre dans cette ville portuaire très mobilisée contre la réforme des retraites.

Un sondage Ifop publié le 4 mars créditait la liste de l'ex LR, qui avait été élu dès le premier tour en 2014, de 42% des voix, contre 25% pour celle menée par le député PCF Jean-Paul Lecoq, et 16% pour la liste menée par le conseiller municipal d'opposition EELV Alexis Deck à laquelle participe le PS. Le RN y apparaît à 10%. Mais le sondage a été réalisé avant l'annonce du recours au 49,3 sur le projet de réforme des retraites.

Dans la plus grande ville de Normandie, qui fut un fief communiste durant trois décennies, la question est de savoir quel sera le poids du vote sanction. La permanence d'Edouard Philippe, qui est conseiller municipal du Havre après en avoir été maire de 2010 à 2017, a été taguée à deux reprises, et son meeting du 5 mars a donné lieu à des heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

Le député PCF espère lui convaincre les abstentionnistes qui avaient été nombreux en 2014. Quant à une fusion avec la liste EELV au deuxième tour, cette hypothèse sera discutée au soir du 15 mars.

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