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Mugabe parti, rien ou presque n'a changé au Zimbabwe

| AFP | 201 | Aucun vote sur cette news
L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, le 29 juillet 2018
L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, le 29 juillet 2018 ( Jekesai NJIKIZANA / AFP/Archives )

La chute du président zimbabwéen Robert Mugabe en novembre 2017 avait suscité, chez de nombreux habitants de ce pays d'Afrique australe, l'espoir d'un changement après des années de déclin économique et de répression. Un an plus tard, la population a déchanté.

Retour sur une année marquée par le statu quo.

- Inflation galopante

Les prix à la consommation n'ont jamais augmenté aussi rapidement depuis l'hyperinflation galopante d'il y a une décennie.

Selon les chiffres officiels, l'inflation sur l'année écoulée s'établit à 20,9%. Mais les Zimbabwéens estiment que l'augmentation des prix est bien plus importante.

L'argent liquide reste une denrée rare. Les Zimbabwéens sont toujours contraints de faire la queue pendant des heures devant les banques pour obtenir un nombre limité de "bond notes", sortes d'obligations à parité - officiellement - avec le dollar américain. En réalité, la valeur des bond notes s'est effondrée.

- Retour des pénuries

Les Zimbabwéens ont renoué avec des étals vides dans les supermarchés et les pharmacies.

Des produits de base comme le pain, l'huile, le riz sont rationnés, alors que le pays manque cruellement de devises étrangères pour importer des produits.

Les restaurants de la chaîne de fast food KFC ont été fermés pendant plus d'un mois à Harare, faute de dollars américains pour s'approvisionner.

- La Zanu-PF toujours au pouvoir

Le parti de la Zanu-PF, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, a remporté aisément les élections législatives en juillet, conservant les deux-tiers des sièges à l'assemblée nationale.

Emmerson Mnangagwa
Emmerson Mnangagwa ( Vincent LEFAI / AFP )

Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe à la tête du pays et de la Zanu-PF en novembre 2017, a remporté aussi en juillet la présidentielle.

Il s'est imposé dès le premier tour avec 50,8%, devant le chef de l'opposition Nelson Chamisa (44,3%) qui a dénoncé des fraudes.

- Régime répressif

Emmerson Mnangagwa a promis un Zimbabwe libre après les années Mugabe, mais les opposants politiques, syndicalistes et militants continuent à faire face à un régime répressif.

Le 1er août, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants qui dénonçaient des fraudes aux élections. Six personnes ont été tuées dans la capitale Harare.

Des membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) sont régulièrement harcelés, même si le gouvernement nie toute implication.

- Fonds toujours bloqués

Le Zimbabwe doit rembourser ses arriérés avant de pouvoir espérer de nouveaux prêts indispensables à la reconstruction du pays.

Avec une dette totale de 16,9 milliards de dollars, le gouvernement a prévu de rembourser, d'ici octobre 2019, l'essentiel de ses 2 milliards d'arriérés auprès de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale.

Mais le maintien de sanctions américaines contre des membres de la Zanu-PF soupçonnés de corruption pourrait bloquer l'obtention de nouveaux prêts.

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