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Merkel IV: un programme de gouvernement sous le signe de l'Europe

| AFP | 178 | Aucun vote sur cette news
La chancelière allemande Angela Merkel et le leader du SPD, Martin Schulz (g) et le leader de la CSU, Horst Seehofer (c), le 2 février 2018 à Berlin
La chancelière allemande Angela Merkel et le leader du SPD, Martin Schulz (g) et le leader de la CSU, Horst Seehofer (c), le 2 février 2018 à Berlin ( John MACDOUGALL / AFP/Archives )

Angela Merkel entend placer son quatrième mandat en Allemagne sous le signe de l’Europe. Voici les principaux points du programme de gouvernement prévu par son parti conservateur et les sociaux-démocrates:

- Une mi-temps -

Contrairement aux deux précédents gouvernements où la chancelière Angela Merkel avait négocié l'appoint du SPD, ce programme prévoit une "réévaluation à mi-mandat législatif", soit au bout de deux ans. Une revendication des sociaux-démocrates pour se donner la possibilité de sortir de cette alliance dans laquelle ils entrent à reculons et provoquer peut-être doute des élections anticipées. Le SPD a vendu chèrement son alliance: il obtient plusieurs ministères-clés, dont celui des Finances.

- Europe -

Les deux partenaires veulent en faire la priorité après des mois de quasi-silence sur le sujet à Berlin.

Illustration: c'est par un chapitre intitulé "un nouvel élan pour l'Europe" que démarre le contrat de coalition. Il accepte d'augmenter la contribution de l'Allemagne au budget de l'UE. "Nous voulons renforcer financièrement l'UE pour qu'elle puisse mieux assurer ses tâches", dit le texte.

Le document prévoit de "renforcer durablement" et "réformer" la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises. Il soutient prudemment une des idées les plus controversées d'Emmanuel Macron, la création d'un budget d'investissement de la zone euro pour aider à sa "stabilisation" et soutenir les "réformes structurelles". Berlin veut aussi créer un Fonds monétaire européen. Pas un mot en revanche sur une autre idée française de ministre des Finances de la zone euro.

- Migration -

L'accord paraît favorable aux conservateurs. Ces derniers ont imposé de fixer une limite au nombre de demandeurs d'asile arrivant annuellement dans le pays, entre 180.000 et 220.000. L'arrivée de plus d'un million d'entre eux depuis 2015 a contribué à faire monter l'extrême droite et à fragiliser Angela Merkel.

Le regroupement familial, suspendu depuis début 2016 pour les centaines de milliers de réfugiés bénéficiant d'un statut temporaire, va pouvoir reprendre en août, ce que le SPD voit comme une victoire. En réalité, le nombre est symbolique: un plafond mensuel de 1.000 personnes a été fixé.

- Economie et protection sociale -

Un compromis a pu finalement être trouvé sur les deux exigences du SPD qui longtemps ont bloqué les négociations: réduction des inégalités dans la santé avec un rapprochement des tarifs payés aux médecins par les caisses d'assurance-maladie publiques et privées. L'écart actuel a créé une médecine à deux vitesse dans le pays. En outre, le recours aux contrats de travail à durée déterminée sera plus strictement encadré.

Pour le reste, les caisses de l'Etat n'ont jamais été aussi remplies avec une marge de manœuvre budgétaire de quelque 45 milliards d'euros. Mais l'objectif reste de conserver un budget à l'équilibre. Là aussi, le SPD - qui prônait une plus grande justice sociale - n'a obtenu que très partiellement gain de cause.

Sur le plan fiscal, le document précise qu'il n'y aura pas d'augmentations d'impôts pour les plus aisés contrairement à ce que voulait le SPD. Ce dernier dans le même temps, qui hérite du ministère des Finances, veillera à éviter des baisses d'impôts.

- Préparer l'avenir -

Dans un pays toujours plus grisonnant, les deux grands partis se sont mis d'accord pour encadrer l'augmentation des cotisations retraites jusqu'en 2025.

Sur le climat, la coalition entérine l'abandon de son objectif de réduire ses émissions en 2020 de 40% par rapport au niveau de 1990.

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