En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

Macron retrouve son "ami" Trump sur fond de désaccords profonds

| AFP | 422 | Aucun vote sur cette news
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 18 septembre 2017 aux Nations Unies à New York. Le président français retrouve lundi aux Etats-Unis son homologue américain qui le reçoit avec les honneurs d'une
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 18 septembre 2017 aux Nations Unies à New York. Le président français retrouve lundi aux Etats-Unis son homologue américain qui le reçoit avec les honneurs d'une "visite d'Etat". ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

Emmanuel Macron retrouve lundi aux Etats-Unis Donald Trump qu'il espère convaincre sur nombre de points de désaccords, Iran en tête, sans certitude aucune que celui qu'il appelle volontiers son "ami" l'écoute.

Premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d'une "visite d'Etat", le président français aura droit au grand jeu: dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington, cérémonie sur le "South Lawn", soirée dans les salons de la Maison Blanche.

En contacts très réguliers au téléphone, ces deux hommes si dissemblables aiment chacun rappeler leur point commun : ils ont tous deux remporté une victoire longtemps jugée inimaginable par le "Tout-Paris" comme le "Tout-Washington".

Louant "une relation très personnelle" et "un bon niveau de confiance et de respect" avec le 45e président américain, M. Macron expliquait cette semaine dans Vanity Fair apprécier ses conversations "très directes" avec ce dernier.

Le président français aura droit à un dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington
Le président français aura droit à un dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington ( SAUL LOEB / AFP )

Du climat à l’Iran en passant par le libre-échange, les deux dirigeants, que plus de 30 ans séparent, ont, sur nombre de dossiers brûlants, des positions diamétralement opposées.

Et s’il est tombé sous le charme du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées au point de vouloir s'en inspirer pour un "remake" sur Pennsylvania Avenue, le président septuagénaire, les yeux rivés sur sa base électorale, n'a jusqu'ici pas cédé d'un pouce sur le fond.

- Iran, sujet phare -

Emmanuel Macron-Donald Trump
Emmanuel Macron-Donald Trump ( Marie ALBERT / AFP )

Pour le président français, qui s'exprimera mercredi, en anglais, devant le Congrès, la question est de savoir ce qu'il rapportera de ses trois jours à Washington, au-delà des signes d'"amitié" et d'un rappel du "statut unique de la France, tout premier allié de l'Amérique".

Dossier emblématique des désaccords flagrants entre Washington et Paris, l'accord sur le nucléaire iranien devrait dominer leurs discussions, d'autant que Donald Trump tranchera sur son sort dans trois semaines.

En campagne, le magnat de l'immobilier avait promis de "déchirer" ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.

Il a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir, faute de quoi il rétablira les sanctions contre Téhéran.

Très attachée au maintien de l'accord, la présidence française se dit "extrêmement prudente" sur ses chances de convaincre car "les signaux ne sont pas encourageants". Paris reconnait même ne "pas s'attendre à une percée diplomatique" la semaine prochaine.

Autre source de très vives tensions transatlantiques: l'exemption de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium pour les pays de l'UE expire le 1er mai.

Photo fournie par le service de presse des armées d'un Rafale se préparant à décoller de la base aérienne de Saint-Dizier, le 13 avril 2018 pour une mission en Syrie
Photo fournie par le service de presse des armées d'un Rafale se préparant à décoller de la base aérienne de Saint-Dizier, le 13 avril 2018 pour une mission en Syrie ( - / ECPAD/AFP/Archives )

La guerre en Syrie s'invitera aussi dans les débats. Si Washington, Londres et Paris ont coordonné des frappes communes en réponse à l'attaque chimique près de Damas, la stratégie américaine pour la suite pose question.

Le président français s'est vanté dimanche d’avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Mais, dans la nuit, la Maison Blanche a démenti, rappelant que le président américain voulait toujours que "les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible".

Quant à l'accord de Paris, qu'Emmanuel Macron espérait encore cet automne convaincre Donald Trump de réintégrer, il semble relégué au second plan.

- Shinzo Abe bredouille -

Sur tous ces dossiers, "Emmanuel Macron peut espérer infléchir les positions de Donald Trump, mais jusqu'ici les résultats concrets ont été très limités", reconnaît Benjamin Haddad, chercheur au Hudson Institute de Washington.

Mais, souligne-t-il aussi, notamment dans la lutte contre le terrorisme, l'approche "réaliste" du président français pourrait s'avérer payante sur d'autres fronts.

Pour Paris, l’appui américain dans la lutte contre les jihadistes au Sahel reste en effet une priorité.

Le président français se rend aussi sur place comme chantre de l'Europe, notamment dans le différend commercial. "En étant pour Donald Trump ce que Angela Merkel était pour Barack Obama, l'interlocuteur central et fiable, il peut émerger comme le leader diplomatique de l'Union Européenne et gagner du crédit pour son agenda de réforme de l'UE", estime l'analyste.

Donald Trump et Shinzo Abe aux côtés de leurs épouses, le 18 avril 2018, à Mar-a-Lago en Floride
Donald Trump et Shinzo Abe aux côtés de leurs épouses, le 18 avril 2018, à Mar-a-Lago en Floride ( MANDEL NGAN / AFP/Archives )

Le face-à-face entre les deux hommes intervient quelques jours après la réception fastueuse, à Mar-a-Lago en Floride, de l'autre dirigeant avec lequel Trump affiche haut et fort sa bonne entente: le Japonais Shinzo Abe.

Mais en dépit des tapis rouges, d'une matinée de golf et d'un cheeseburger partagé sur les greens, les résultats furent plutôt maigres pour le dirigeant nippon, reparti sans l'exemption sur les tarifs douaniers qu'il espérait.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...