En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 214.88 PTS
+0.36 %
5 213.50
+0.38 %
SBF 120 PTS
4 136.35
+0.38 %
DAX PTS
11 463.82
+0.35 %
Dowjones PTS
25 850.63
-0.40 %
7 035.16
-0.38 %
1.133
-0.02 %

Macron porte le grand débat en banlieue, la question du référendum sur la table

| AFP | 356 | Aucun vote sur cette news
Emmanuel Macron s'adressant aux maires d'outremer dans le cadre du grand débat national, le 1er février 2019 à Paris
Emmanuel Macron s'adressant aux maires d'outremer dans le cadre du grand débat national, le 1er février 2019 à Paris ( Michel Euler / POOL/AFP )

Emmanuel Macron porte lundi le grand débat en banlieue parisienne avec un déplacement à Evry-Courcouronnes, tout en multipliant les consultations pour sortir de la crise des "gilets jaunes", à travers notamment la possible tenue d'un référendum.

Selon le Journal du dimanche, le président de la République serait tenté de convoquer un tel référendum dès le 26 mai, jour des élections européennes.

La -ou les questions- proposée aux Français lors de cette consultation pourrait notamment porter sur des sujets institutionnels, comme la réduction du nombre de parlementaires, la reconnaissance du vote blanc ou la limitation du cumul de mandats dans le temps.

"Tout est sur la table, mais rien n'est décidé", a réagi dimanche l'entourage du président auprès de l'AFP.

La concomitance d'un tel référendum et d'un scrutin européen jugé comme déterminant pour l'avenir de l'UE ne serait pas sans difficulté.

Un ministre, favorable à un référendum à questions multiples mais plutôt en juin ou en septembre, a insisté cette semaine sur le défi logistique que poserait ce double vote. Sans oublier qu'il risquerait d'éclipser les enjeux européens si chers à Emmanuel Macron.

"Je souhaite qu'on parle d'Europe le 26 mai", a d'ailleurs insisté dimanche la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, assurant que le président Macron n'avait "pas encore pris sa décision".

"Il faut de la clarté et ne pas tout mélanger", a souligné le député LREM Matthieu Orphelin qui juge "pas du tout opportun" d'organiser scrutin européen et référendum en même temps.

D'autres redoutent un vote sanction, voire un "+ball-trap+ contre le président", selon l'expression de l'un de ses proches, l'avocat Jean-Pierre Mignard, quatorze ans après le non français au référendum de 2005 pour une Constitution européenne.

Selon l'eurodéputé EELV Pascal Durand, un référendum le 26 mai est "le rêve de celles et ceux qui veulent renationaliser les élections européennes en un scrutin pro ou anti Emmanuel Macron".

"Oui, les élections européennes seront un référendum contre Macron et sa politique!", a confirmé en écho le député insoumis Adrien Quatennens.

Le chef de l'Etat, lui-même, avait estimé dimanche dernier qu'un référendum risquait davantage de "déchirer" que d'"éclairer", lui préférant le concept de "délibération permanente".

Jeudi, il a cependant confié à plusieurs journalistes que la question "fera partie des sujets discutés" et "doit être cogitée".

"Complètement bidon"

Selon un élu LR, la décision d'organiser une consultation dès le 26 mai doit être prise très rapidement, dès la semaine prochaine, "car il y a des délais incompressibles".

Emmanuel Macron aura l'occasion d'aborder le sujet avec les chefs des groupes représentés à l'Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen, qu'il recevra tout au long de la semaine.

Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, et Christian Jacob, président du groupe LR sont les premiers à être conviés l'Elysée lundi matin. Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) seront reçus mercredi.

L'opposition, déjà, est très critique. La cheffe du Rassemblement national a vu dimanche une "manœuvre" d'Emmanuel Macron pour "détourner l'attention" des élections européennes dans l'hypothèse d'un référendum organisé le même jour.

"Tout cela est complément bidon. Il va recycler sa réforme constitutionnelle", a ajouté Mme Le Pen qui milite, une fois la proportionnelle instaurée, pour une dissolution de l'Assemblée nationale, un scénario écarté par Emmanuel Macron.

Benoît Hamon, chef du mouvement Générations, a estimé qu'on ne peut pas regretter qu'on ne parle pas assez de l'Europe "et organiser le jour de l'élection européenne un référendum qui escamotera les enjeux de cette élection".

Le patron des Républicains Laurent Wauquiez a lui jugé que M. Macron prend "un grand risque" s'il décide d'organiser un référendum portant sur des sujets "très coupés des préoccupations et des priorités des Français".

En parallèle de ses échanges avec les responsables politiques, Emmanuel Macron tiendra cette semaine ses cinquième et sixième débats publics, après quatre premiers stand-up marathon en bras de chemise.

Lundi à Evry-Courcouronnes, commune de 70.000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, il échangera, pour son premier déplacement en banlieue dans le cadre de ce débat, avec environ 300 élus et représentants d'associations franciliens. Jeudi il ira en Saône-et-Loire à la rencontre des jeunes, grands absents du débat jusque-là.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/02/2019

Société d'actifs dédiée au développement de la mobilité hydrogène en région parisienne...

Publié le 22/02/2019

Réduire la pollution plastique...

Publié le 22/02/2019

NextStage a annoncé avoir engagé 55 millions d'euros en 2018, à comparer à un objectif d'investissement de 50 millions d'euros. En dressant son bilan, la société d'investissement précise avoir…

Publié le 22/02/2019

Par courrier reçu le 21 février 2019 par l'AMF, la société anonyme Crédit Foncier de France - détenue à 100% par la société anonyme BPCE - a déclaré à...

Publié le 22/02/2019

Par courrier reçu le 21 février 2019 par l'AMF, la société anonyme Crédit Foncier de France - détenue à 100% par la société anonyme BPCE - a déclaré à...