En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 806.20 PTS
-
4 813.5
+1.67 %
SBF 120 PTS
3 820.27
-
DAX PTS
10 780.51
+1.49 %
Dowjones PTS
24 370.24
-0.22 %
6 704.24
+0.32 %
1.133
+0.09 %

Macron fait durer le suspense et tarde à recomposer son gouvernement

| AFP | 367 | 5 par 1 internautes
Le président français Emmanuel Macron à Paris le 09 octobre 2018
Le président français Emmanuel Macron à Paris le 09 octobre 2018 ( ludovic MARIN / POOL/AFP )

Le gouvernement français restera en sursis au moins jusqu'à samedi, l'exécutif n'ayant toujours pas nommé de nouveau ministre de l'Intérieur depuis le 3 octobre, un délai particulièrement long, qui illustre la difficulté pour Emmanuel Macron de gouverner sans le soutien d'un parti ancien et implanté.

Le remaniement "n'aura pas lieu avant le départ du président de la République en Arménie ni tant qu'il sera à Erevan" d'où il revient vendredi soir, a fait savoir le palais de l'Elysée mercredi matin, alors que les médias spéculent depuis une semaine sur qui pourra remplacer Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur démissionnaire qui a plongé le gouvernement dans cette étrange situation.

Emmanuel Macron "souhaite prendre tout le temps nécessaire, dans le calme, le professionnalisme et le respect des personnes, à la composition d'une équipe cohérente et de qualité au service des Français", ajoute la présidence, qui a précisé que le remaniement concernera plusieurs ministères.

L'opposition dénonce elle une "immense fébrilité au sommet de l'État, avec une succession de couacs et une incapacité à tracer un cap. On se demande si la France a toujours un capitaine", a dit le numéro trois du parti de droite Les Républicains, Guillaume Peltier.

Le Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres au Palais de l'Elysée à Paris, le 10 octobre 2018
Le Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres au Palais de l'Elysée à Paris, le 10 octobre 2018 ( Eric FEFERBERG / AFP )

Dans un contexte de menace terroriste, "ça devient extrêmement long et la situation de la France commande un ministre de l'Intérieur à temps plein", s'est-t-il inquiété. C'est le Premier ministre Edouard Philippe qui assure par intérim le poste clé de ministre de l'Intérieur.

"Il y a une espèce de mousse un peu exagérée sur le fait que l'on prenne huit ou dix jours pour constituer, ou modifier, une équipe", a tenté de tempérer le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, un des fidèles d'Emmanuel Macron.

- "A l'ombre du président" -

"Attention danger! On est devant une situation périlleuse et un gouvernement qui n'est pas nommé après plus d'une semaine maintenant, c'est quand même inédit", a prévenu le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner.

Le président de l'Assemblée Nationale Richard Ferrand, à l'Assemblée nationale le 09 octobre 2018
Le président de l'Assemblée Nationale Richard Ferrand, à l'Assemblée nationale le 09 octobre 2018 ( Bertrand GUAY / AFP )

Et de pointer une des explications possibles pour justifier une telle lenteur : la faiblesse structurelle de la base politique d'Emmanuel Macron, qui le prive d'un éventail de cadres de confiance.

"Ça montre aussi les limites du macronisme", a-t-il jugé. "Est-ce qu'il a une histoire? Non. Est-ce qu'il y a un parti organisé au sens classique du terme? Manifestement, non".

Emmanuel Macron, dans son accession météorique aux plus hautes charges et armé de sa volonté de briser les structures anciennes, n'a pas bâti son pouvoir sur des fondations politiques profondes, et son mouvement, la République en marche (LREM), manque de figures proéminentes, de lieutenants sur lesquels il pourrait s'appuyer presque aveuglément.

Cette difficulté, "c'est le corollaire du renouvellement sans précédent opéré en 2017" estime Chloé Morin de l'Institut Ipsos.

"Quand vous n'avez pas d'appareil politique ancré localement, où vous avez pu tester les gens, dans des partis qui sont une forme d'institution d'éducation politique, vous êtes un peu démunis", analyse le politologue Pascal Perrineau.

La République en Marche, créée en 2016 par Emmanuel Macron pour accompagner son ascension, a siphonné avec succès le Parti socialiste et les Républicains par le centre. Mais elle reste une structure tendre, agrégeant des personnalités d'horizons différents qui ne sont pas soudées par un parcours commun.

De plus, Emmanuel Macron occupe tellement l'espace médiatique que ses lieutenants ont du mal à exister. "La figure présidentielle phagocyte l'essentiel de l'attention médiatique et des attentes de l'opinion, par conséquent ceux qui grandissent à l'ombre du président ont du mal à prendre la lumière", note M. Perrineau.

Face aux rumeurs de possible mésentente entre Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe, ce dernier a assuré mercredi à l'Assemblée nationale qu'il n'y avait pas "le début du commencement de la moitié d'une feuille de papier à cigarette" entre le président et lui.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2018

Akuo Energy et Atawey vont déployer 33 stations de recharge en milieu urbain et périurbain à Paris et en France, avant d'étendre le projet à l'Europe...

Publié le 11/12/2018

Conformément à la réglementation applicable, DERICHEBOURG déclare avoir effectué les opérations d'achat d'actions suivantes dans les conditions de l'article 5 §2 du…

Publié le 11/12/2018

DÉCLARATION DE TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES RÉALISÉES LES 4 ET 5 DECEMBRE 2018   Présentation agrégée par jour et par marché   Nom…

Publié le 11/12/2018

Cette technologie de localisation terrestre, à faible consommation d'énergie, peut être facilement utilisée pour des équipements déjà connectés...

Publié le 11/12/2018

    Communiqué de presse Villepinte, le 11 décembre2018       DECLARATION RELATIVE AU NOMBRE DE DROITS DE VOTE ET D'ACTIONS COMPOSANT LE CAPITAL DE LA…