En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 417.24 PTS
-0.55 %
5 421.00
-0.49 %
SBF 120 PTS
4 338.31
-0.47 %
DAX PTS
12 727.57
-0.30 %
Dowjones PTS
25 199.29
+0.32 %
7 390.13
+0.00 %
Nikkei PTS
22 764.68
-0.13 %

Macron et les "fainéants": provocation ou mépris, la presse s'interroge

| AFP | 375 | 1 par 1 internautes
Emmanuel Macron regarde une présentation en 3 dimensions du site archéologique de Delos à l'école française d'Athènes le 8 septembre 2017
Emmanuel Macron regarde une présentation en 3 dimensions du site archéologique de Delos à l'école française d'Athènes le 8 septembre 2017 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP/Archives )

Goût pour la transgression ou "mépris de classe": la sortie d'Emmanuel Macron contre les "fainéants" qui s'opposent à sa politique fait réagir les commentateurs dans la presse de lundi.

Vendredi à Athènes, quelques jours avant la journée d'action prévue mardi contre les ordonnances réformant le code du travail, le chef de l'Etat a affirmé qu'il "serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes".

Le genre de petite phrase à même de mobiliser les opposants à la loi travail, s'accordent à penser nombre d'éditorialistes lundi.

Adversaires numéro un des ordonnances, "(Jean-Luc) Mélenchon et (Philippe) Martinez y ont immédiatement vu la signature d’un président +arrogant+ et loin de son peuple. A défaut d’argument de fond, voilà l’argument de forme qu’ils attendaient : que les +fainéants+ descendent dans la rue, ont-ils lancé !", note Cécile Cornudet dans le quotidien économique Les Echos.

"Dans un pays qui sort tout juste d’une campagne électorale clivante et brutale, on ne gouverne pas en injuriant une partie de la population", commente Alexandra Schwartzbrod dans Libération.

"Emmanuel Macron a été élu parce qu’il incarnait l’espoir d’une autre façon de faire de la politique, moins excluante. Et voilà qu’il se comporte comme un maître d’école sous la IIIe République, distribuant coups de règle et coups de trique à chaque cours magistral", enchaîne l'éditorialiste de Libé.

Dans L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin dénonce "l’insulte facile".

"Nous savons désormais qu’Emmanuel Macron, usant et abusant d’un tel degré d’implication verbale pour exprimer sa haine du bas-peuple et des Français qui ne pensent pas comme lui, dirige les affaires de l’État avec toutes les formes inspirées par le mépris. À commencer par le principal, le pire, celui qui détermine le sens de son action : le mépris de classe", assène l'éditorialiste du journal communiste.

- Nervosité -

"Une erreur en début de mandat se paye cash pendant cinq ans", met en garde Monique Raux dans L'Est républicain, estimant qu'avec sa déclaration, "Emmanuel Macron a électrisé tous ceux qui réprouvent sa politique et coalisé les mécontents".

Dans La Nouvelle République du Centre Ouest, Olivier Pirot se demande d'ailleurs "s’il n’y a pas une part de provocation volontaire".

"Le président aurait voulu mettre du monde dans la rue qu’il ne s’y serait pas pris autrement", confirme Bruno Dive de Sud-Ouest. "Mais il paraît qu’il visait en fait ses prédécesseurs – ce qui ne rend pas le propos plus élégant."

Pour Dominique Garraud (La Charente libre), "cet épisode inutile des +fainéants+ pourrait passer par pertes et profits de la jeune présidence Macron s’il ne s’inscrivait déjà dans une série de formules choc sur la +France irréformable+, reflétant un autoritarisme teinté d’un mépris et d’une brutalité à l’exact opposé de l’étendard de la +bienveillance+ brandi tout le long de la campagne électorale".

"Ce n’est pas en manifestant sa nervosité que le chef de l’État remontera dans les sondages. Ni, surtout, qu’il rassemblera les Français", conclut Christine Clerc dans Le Télégramme.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/07/2018

n appareil qui affiche un prix catalogue de 110,6 millions de dollars.

Publié le 19/07/2018

Franchissement en hausse des 5% du capital

Publié le 19/07/2018

A l’occasion du salon aéronautique de Farnborough, Airbus a fait part d’un nouvel accord hier en toute fin de séance. Ainsi, Uganda Airlines a signé un protocole d’accord avec le groupe…

Publié le 19/07/2018

Boeing discute avec plusieurs groupes, dont Airbus, en vue d'une offre commune pour un contrat de 4 milliards d'euros d'hélicoptères lourds en Allemagne. C’est ce qu’a déclaré le responsable…

Publié le 19/07/2018

Paris, le 17 juillet  2018       Bilan semestriel du contrat de liquidité de la société CRCAM du Morbihan CCI       Au titre du contrat de liquidité confié par la société…