En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 871.91 PTS
+1.21 %
5 870.5
+1.26 %
SBF 120 PTS
4 623.22
+1.1 %
DAX PTS
13 166.58
+0.86 %
Dow Jones PTS
28 015.06
+1.22 %
8 397.37
+1.07 %
1.106
+0. %

Macron place les maires au centre de l'acte 2 du quinquennat

| AFP | 1220 | 4.75 par 8 internautes
Emmanuel Macron prononce un discours devant plusieurs milliers de maires réunis en congrès Porte de Versailles le 19 novembre 2019
Emmanuel Macron prononce un discours devant plusieurs milliers de maires réunis en congrès Porte de Versailles le 19 novembre 2019 ( LUDOVIC MARIN / AFP )

"Rien ne se fera sans vous": Emmanuel Macron a mis les maires au centre de l'acte 2 de son quinquennat devant plusieurs milliers d'entre eux, réunis mardi Porte de Versailles pour l'ouverture du congrès des maires de France.

"J'ai besoin de vous", a lancé à plusieurs reprises le chef de l’État, que ce soit sur l'économie, la sécurité, l'éducation, le social, la santé, la transition écologique et bien sûr la défense des valeurs de la République.

"Je n'ai d'autre obsession que d'agir, de réformer et de faire avec vous", a-t-il martelé, poursuivant son opération de séduction auprès des élus à quatre mois des élections municipales, un an après avoir boudé ce rendez-vous annuel.

Dans une ambiance apaisée, le président a été poliment applaudi quand il a évoqué la hausse de la rémunération des maires ou la question de la consigne des bouteilles en plastique sur laquelle "rien ne sera fait sans l'accord des maires".

Il a promis de nouvelles mesures contre le communautarisme "dans les prochaines semaines", mais s'est prononcé contre l'interdiction des listes communautaires aux municipales de mars. Une forme de fin de non recevoir à la proposition de loi de la droite d'interdire ces listes.

Emmanuel Macron (D) et François Baroin (G), le président (LR) de l'Association des maires de France (AMF) à leur 102è congrès à Paris le 19 novembre 2019
Emmanuel Macron (D) et François Baroin (G), le président (LR) de l'Association des maires de France (AMF) à leur 102è congrès à Paris le 19 novembre 2019 ( LUDOVIC MARIN / AFP )

Les maires sont prêts à participer à "un grand débat" sur la décentralisation, avait auparavant affirmé François Baroin, le président LR de l'Association des maires de France, au cours d'un discours consensuel. "Nous sommes disponibles pour ouvrir un grand débat qui sera une chance pour nos administrés, les usagers des services publics, mais qui peut être aussi une grande chance pour l’État", a-t-il souligné.

A l'issue du grand débat pour sortir de la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron avait annoncé une nouvelle étape de décentralisation que le gouvernement doit présenter à la fin du premier semestre 2020.

"Oui à la décentralisation! Mais à la décentralisation où les compétences sont accompagnées d'une décentralisation claire des financements et des responsabilités qui vont avec", a averti le président Macron.

Évoquant un mandat municipal (2014-2020) parmi "les plus difficiles des dernières décennies", François Baroin a une nouvelle fois dénoncé la suppression de la taxe d'habitation décidée par l'exécutif, "qui reste en travers de la gorge" des maires.

En 2018, le chef de l’État avait fait l'impasse sur le congrès de l'AMF, en période de fortes tensions avec les élus locaux. Il s'est appuyé depuis sur les maires lors du grand débat et multiplie les signes en direction des élus.

Il recevra mercredi soir, comme en 2018, plus de 1.500 maires à l’Élysée et le Premier ministre Édouard Philippe interviendra "sur le volet opérationnel" jeudi, en clôture du congrès.

Points de friction

Emmanuel Macron et François Baroin au 102è congrès des maires de France, le 19 novembre 2019 à Paris
Emmanuel Macron et François Baroin au 102è congrès des maires de France, le 19 novembre 2019 à Paris ( Ian LANGSDON / POOL/AFP )

Outre la suppresion de la taxe d'habitation, la répartition des compétences entre les communes et les intercommunalités -notamment sur l'eau et l'assainissement - reste un point de friction entre l'exécutif et les maires. "Notre demande est simple: la liberté de choix de nos communes", a lancé le vice-président de l'AMF André Laignel (PS), au terme d'un discours plus offensif.

"Si durant votre campagne, beaucoup de vos électeurs vous reprochent la baisse [d'impôt]... Faites-le moi savoir! Et qu'ils viennent se plaindre! Et parfois, peut-être, vous aurez le droit d’empocher les félicitations qu'ils vous livrent à vous et pas au gouvernement", a répondu, sur le ton de la boutade Emmanuel Macron.

A l'issue de son discours, les réactions des élus étaient plutôt réservées. "C'est une litanie d'autosatisfaction. Il est très loin des réalités du terrain", estimait Alexandre Vincendet, maire LR de Rilleux-la-Pape, dans la métropole lyonnaise. "Force est de constater que le Président de la République n’a toujours +rien compris+ à la décentralisation", a réagi le PS, pour qui "les Maires n’attendent pas des paroles enjôleuses mais de la confiance pour s’administrer librement, dans le respect de leur autonomie financière".

D'autres saluaient en revanche "un discours d'apaisement" et la volonté du chef de l’État d'être plus proche du terrain.

Pendant le congrès, l'Assemblée nationale examinera jusqu'à vendredi le projet de loi "Engagement et proximité" qui se veut une réponse concrète aux attentes des maires exprimées lors du grand débat, en particulier ceux des communes rurales.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
8 avis
Note moyenne : 4.75
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 06/12/2019

Le groupe chinois Dongfgeng pourrait réduire sa part de façon à abaisser sa présence dans la future entité PSA-Fiat Chrysler, selon des sources citées par 'Reuters'.

Publié le 06/12/2019

Le chiffre d'affaires de Moulinvest s'établit à 64 ME au titre de l'exercice 2018-2019 contre 61,3 ME sur l'exercice précédent...

Publié le 06/12/2019

Tessi, spécialiste français des Business Process Services, a annoncé vendredi avoir achevé une augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant brut de…

Publié le 06/12/2019

Elior Group a annoncé avoir procédé à l’annulation de près de 4,27 millions de ses propres actions, représentant 2,39% de son capital social. La décision d’annulation des titres…

Publié le 06/12/2019

"Ces opérations contribueront à renforcer à la fois le potentiel de croissance du résultat par action", assure le management d'Elior...