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LR: Larcher passe à l'offensive et complique l'équation de Wauquiez

| AFP | 465 | 3 par 2 internautes
Le président du Sénat Gérard Larcher, le 6 juin 2018 à Paris
Le président du Sénat Gérard Larcher, le 6 juin 2018 à Paris ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Gérard Larcher est passé à l'offensive mardi en initiant une "démarche" pour "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre", fragilisant un peu plus Laurent Wauquiez qui "prend toute sa part" dans la déroute des Républicains aux européennes mais n'entend pas démissionner.

L'entourage du président du Sénat l'assure: "ce n'est pas une démarche hors des Républicains. Il reste à LR, il l'a dit. C'est une démarche en dehors des partis, et ce n'est pas contre les partis". Mais l'initiative de Gérard Larcher n'en vient pas moins compliquer la très délicate équation personnelle de Laurent Wauquiez.

Présent à l'Assemblée lors d'une réunion de groupe tendue, M. Wauquiez a dit "prendre toute sa part" dans le désastre électoral de dimanche (8,44%). "Toutes les initiatives en faveur de la refondation sont bienvenues, c'est justement cela l'esprit des états généraux évoqués hier (lundi) par Laurent Wauquiez", avait auparavant indiqué son entourage en réponse à M. Larcher.

Mais cette proposition de M. Wauquiez, dévoilée lundi soir en bureau politique, est jugée "insuffisante" et tardive en raison de l'imminente campagne pour les municipales de 2020, a réagi mardi le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau, préparant le terrain pour Gérard Larcher. Et confirmant au passage avoir suggéré à Laurent Wauquiez de démissionner, comme l'écrit Le Figaro.

Baroin, Bussereau et Morin favorables

Absent lundi du bureau politique, dont il a critiqué la tenue "prématurée", M. Larcher a préféré lancer son initiative mardi matin sur Franceinfo, proposant "aux présidents de groupe parlementaire, aux présidents des trois grandes associations d'élus" de se retrouver "la semaine prochaine" pour "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre".

Selon des sources concordantes, cette réunion est prévue mardi 4 juin.

La "démarche" a reçu l'assentiment rapide de François Baroin (président de l'Association des maires de France), selon son entourage, de Dominique Bussereau (président de l'Assemblée des départements de France) et d'Hervé Morin (président des Régions de France). Valérie Pécresse et Xavier Bertrand y sont également favorables, selon leurs entourages respectifs.

A l'Assemblée, le patron des députés LR Christian Jacob, soutien de M. Wauquiez, a lui aussi donné son aval, émettant cependant des réserve sur une "démarche sans doute un peu trop +élus locaux+".

Lors de cette réunion de groupe, le député Aurélien Pradié a notamment évoqué l'image "d'insincérité" de Laurent Wauquiez dans l'opinion publique.

"Il ne s'agit pas de demander des têtes au bout d'une pique" mais de procéder à un "aggiornamento idéologique" au sein de LR, a fait valoir le vice-président Guillaume Peltier.

Les sénateurs LR ont de leur côté "approuvé la démarche de rassemblement lancée et présentée devant le groupe par Gérard Larcher".

"Sacré défi"

Fin de non-recevoir, en revanche, du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde. "Je comprends que la droite française est en crise. Mais ce n'est pas mon affaire", a-t-il déclaré.

En lançant sa démarche, M. Larcher avait cité LR mais aussi l'UDI, "un certain nombre d'élus qui nous ont quittés ou sont indépendants". "Moi, je parle avec Xavier Bertrand, comme je parle avec Hervé Morin, comme je parle avec Laurent Wauquiez".

Autant de troupes de la droite et du centre dispersées depuis la défaite à la présidentielle de 2017, siphonnées par Emmanuel Macron et Édouard Philippe et qu'il convient de "rassembler" en vue des élections municipales. Or rassembler, pour Laurent Wauquiez, "c'est un sacré défi", juge le président du Sénat.

A contrario, les co-fondateurs du parti Agir, ex-LR alliés à Emmanuel Macron, ont appelé "solennellement les élus locaux de la droite et du centre droit" à les rejoindre, revendiquant "l'héritage des pères fondateurs de l'UMP", devenue Les Républicains.

Le président du groupe MoDem Patrick Mignola a dit regretter "que la panique à droite fasse oublier que les associations d’élus locaux sont pluralistes et n’ont pas vocation à participer ès qualité à des initiatives partisanes".

"Je ne peux pas me résoudre à ce que Les Républicains n'incarnent qu'un segment qui aujourd'hui pèse 8%", "un segment conservateur", a averti M. Larcher, qui avait marqué de vives réserves sur le profil de la tête de liste François-Xavier Bellamy avant de dire s'être "trompé" et de participer activement à la campagne.

Mais pour M. Bellamy, ce serait "un déni de réalité" que d'attribuer le mauvais score de LR à ses prises de position sur les sujets sociétaux comme l'affaire Lambert. "Ce que j'ai vu dans cette élection, et ce n'est pas pour m'exonérer de ma responsabilité, c'est la réalité de la défiance que suscite cette famille politique", a-t-il dit sur LCI.

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