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Les moments marquants de la présidence Trump, an 1

| AFP | 318 | Aucun vote sur cette news
( Mark RALSTON / AFP/Archives )

La première année de la présidence de Donald Trump a été particulièrement turbulente. En voici quelques moments particulièrement marquants:

- 'Carnage' et mensonge -

Dans son discours d'investiture à Washington, M. Trump peint un tableau sombre des Etats-Unis, évoquant notamment une mauvaise situation économique et une criminalité galopante avec des rues gangrénées par les gangs. Il accuse aussi les politiques d'être des opportunistes gâtés ayant prospéré au détriment de la population. Il s'engage à mettre un terme à "ce carnage américain".

Dès le lendemain, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer ne pouvait dissimuler sa nervosité devant les journalistes en affirmant --contre toute évidence apportée par les photos aériennes de l'événement-- que les spectateurs présents à l'investiture étaient bien plus nombreux que pour Barack Obama en 2009, et que les médias américains étaient partisans et dans l'erreur.

La foule réunie sur le National Mall, en face du Capitole, pour la prestation de serment de Donald Trump, le 20 janvier 2017 à Washington
La foule réunie sur le National Mall, en face du Capitole, pour la prestation de serment de Donald Trump, le 20 janvier 2017 à Washington ( Paul J. Richards / AFP/Archives )

Avec moins d'une journée d'existence, la présidence Trump avait déjà généré une controverse sur son traitement des faits.

- Décret migratoire, Version 1.0 -

Sans coup férir, le 27 janvier le président signe un décret imposant une interdiction d'entrée sur le territoire à des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, pour 90 jours. La totalité des réfugiés sont eux interdits d'entrée pour 120 jours. Donald Trump affirme alors qu'il s'agit d'éviter l'accueil de terroristes.

Un chaos s'est immédiatement emparé des aéroports aux Etats-Unis avec la détention de passagers dès leur arrivée, et des agents de sécurité aux frontières ne sachant pas comment appliquer cette décision. Des manifestations sont organisées dans tout le pays pour dénoncer une mesure discriminatoire envers les musulmans.

L'ancien directeur de la police fédérale (FBI) James Comey, le 8 juin 2017, lors d'une audition devant une commission du Sénat à Washington
L'ancien directeur de la police fédérale (FBI) James Comey, le 8 juin 2017, lors d'une audition devant une commission du Sénat à Washington ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

Le décret est rapidement bloqué par des tribunaux. Mais suivent une deuxième version en mars --l'Irak est retiré de la liste-- puis une troisième en septembre. Cette dernière vise également les Nord-Coréens et des membres du gouvernement vénézuélien et devait entrer en vigueur mi-octobre mais elle a également été bloquée en justice.

L'admission des réfugiés va recommencer, a annoncé la Maison Blanche le 24 octobre, à l'exception de ceux venant de onze pays considérés à "haut risque", la plupart à majorité musulmane.

- Limogeage -

C'est l'un des épisodes les plus retentissants et les plus critiqués: le limogeage surprise le 9 mai du directeur de la police fédérale (FBI) James Comey, qui supervise alors l'enquête sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l'équipe de campagne du milliardaire, pour permettre à ce dernier de battre la candidate démocrate Hillary Clinton.

Le président explique dans un premier temps être insatisfait de la façon dont M. Comey a géré l'enquête sur le serveur privé de messagerie utilisé par Mme Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat de Barack Obama. Mais il reconnait ensuite publiquement avoir eu l'enquête sur la Russie à l'esprit lorsqu'il a renvoyé M. Comey et qu'il avait ainsi allégé la pression sur sa personne.

Ce limogeage a cependant entraîné la nomination par le ministère de la Justice d'un procureur spécial, plus puissant et plus indépendant, pour enquêter sur l'affaire russe, qualifiée continuellement par le président de "Fake news" (Fausses Informations).

Les premières inculpations interviennent le 30 octobre: l'ancien directeur de campagne du milliardaire, Paul Manafort, et un ancien associé sont visés par douze chefs d'accusation. Un ancien conseiller a également plaidé coupable d'avoir menti au FBI sur ses contacts avec des responsables russes.

- Au revoir -

Le 1er juin, le président climato-sceptique annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le changement climatique.

Il entend ainsi respecter son slogan "l'Amérique d'abord", car il estime que l'accord est mauvais pour les travailleurs et l'économie de son pays, et offre aux autres nations un avantage déloyal.

- Abroger et remplacer, pas vraiment -

Tout au long de sa campagne et pendant ses premiers mois de mandat, il a martelé qu'il était nécessaire d'abroger la réforme de l'assurance santé, dite Obamacare, de son prédécesseur. Cette mesure a fourni une couverture à des millions de personnes dans ce pays sans dispositif universel. Pour M. Trump, c'est un "désastre".

Le directeur de la communication de la Maison Blanche Anthony Scaramucci, le 21 juillet 2017 à Washington
Le directeur de la communication de la Maison Blanche Anthony Scaramucci, le 21 juillet 2017 à Washington ( JIM WATSON / AFP/Archives )

Il s'est rapidement rendu compte qu'il devait passer par le Congrès pour concrétiser sa volonté mais il n'est pas parvenu à unir son camp républicain --qui contrôle le Congrès-- derrière plusieurs projets successifs pour abroger ou, au moins, modifier Obamacare.

En attendant, la loi démocrate de 2010 perdure.

- Une porte fréquentée -

Le ballet est incessant au sein du personnel de la Maison Blanche version Trump, mais personne n'a fait autant de raffut qu'Anthony Scaramucci. Fin juillet, le financier new-yorkais est nommé directeur de la communication, poste qu'il ne va occuper que pendant dix jours.

Exubérant, il fait des vagues dès le premier jour mais ce sont ses critiques publiques et grossières de responsables de la Maison Blanche qui vont lui être fatales. Le tout nouveau secrétaire général John Kelly, général des Marines à la retraite, a été nommé entretemps et apprécie peu "The Mooch", auquel il montre la porte.

- Attention 'Homme-fusée' -

Dans son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, le président américain saisit le monde d'effroi en menaçant de détruire la Corée du Nord si Pyongyang menace Washington ou ses alliés.

Coutumier d'affubler ses adversaires de surnoms peu flatteurs, il qualifie à la tribune onusienne le président nord-coréen Kim Yong-Un d'"Homme-fusée" --il l'avait déjà fait sur Twitter-- et estime qu'il est engagé dans une "mission suicide" avec son programme de missiles balistique et nucléaire.

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