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Les moments clés de l'affaire Benalla

| AFP | 441 | Aucun vote sur cette news
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, au salon de l'agriculture, Porte de Versailles à Paris, le 24 février 2018.
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, au salon de l'agriculture, Porte de Versailles à Paris, le 24 février 2018. ( STEPHANE MAHE / POOL/AFP/Archives )

Les moments clefs de l'affaire Benalla, qui revient mercredi sur le devant de la scène avec la reprise des auditions de la commission sénatoriale d'enquête.

- 18 juillet: révélation -

Le quotidien Le Monde révèle qu'un homme, portant un casque de CRS, filmé en train de frapper un jeune homme et de malmener une jeune femme en marge des manifestations du 1er mai, à Paris, est en fait "un proche conseiller du président de la République".

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, confirme au Monde qu'il s'agit d'Alexandre Benalla, "chargé de mission" à l'Élysée où il s'occupe de la sécurité, et officiellement présent ce jour-là parmi les policiers en simple "observateur". Il dit avoir vu les images dès le 2 mai et l'avoir suspendu 15 jours.

- 19 juillet: enquête et bronca politique -

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique".

Le porte-parole de L’Elysée Bruno Roger-Petit affirme que M. Benalla a été "démis de ses fonctions" concernant "la sécurité des déplacements du président". Mais des clichés récents le contredisent.

A l'Assemblée nationale, l'opposition dénonce un "scandale d'État". Majorité et opposition se mettent d'accord pour doter la commission des Lois des pouvoirs d'une commission d'enquête sur cette affaire.

- 20 juillet: licenciement et garde à vue -

L'Elysée engage une procédure de licenciement contre Alexandre Benalla après avoir appris qu'il s'est fait transmettre des images de vidéo-surveillance du 1er mai. Benalla est placé en garde à vue, tout comme Vincent Crase, un salarié de La République en marche, qui était avec M. Benalla ce jour là.

- 21-22 juillet : mises en examen -

Le 22 juillet, MM. Benalla, Crase et les trois policiers de la préfecture de police sont mis en examen.

A l'Assemblée, le gouvernement suspend l'examen de sa réforme constitutionnelle en attendant "des conditions plus sereines".

L'entourage d'Emmanuel Macron fait savoir qu'il juge "inacceptables" les faits reprochés à M. Benalla, déplore des "dysfonctionnements manifestes", et a demandé au secrétaire général de l'Elysée de faire des propositions de réorganisation.

- 23 juillet : Collomb se dédouane -

Entendu par la commission des Lois de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb nie avoir commis une quelconque faute et estime que ce n'était pas à lui de transmettre le cas au Procureur de la République.

Au Sénat, la commission des Lois se voit doter des prérogatives d'une commission d'enquête.

- 24 juillet: Macron s'exprime -

L'affaire Benalla est le résultat d'"une dérive individuelle", et non pas "une affaire d’État", affirme le Premier ministre Édouard Philippe, le 24 juillet à l'Assemblée.

"S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher", lance Emmanuel Macron devant un public de fidèles qui diffuse ensuite ses paroles. Il fait part de sa "déception" face à la "trahison" de son collaborateur.

Dans une interview au Monde, M. Benalla admet avoir "commis une faute", mais dénonce "une volonté d'atteindre le président de la République" à travers lui.

Le 26 juillet, la commission d'enquête de l'Assemblée explose avec le retrait du corapporteur LR Guillaume Larrivé et du reste de l'opposition.

- 30 juillet: nouvelle enquête -

Le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une nouvelle enquête dans l'affaire Benalla pour d'autres violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au jardin des Plantes, quelques heures avant les heurts ayant provoqué le scandale, survenus place de la Contrescarpe.

- 31 juillet: motions de censure rejetées -

Deux motions de censure suscitées par l'affaire, l'une des Républicains, l'autre de la gauche, sont rejetées à l'Assemblée nationale.

- 1er août: l'Assemblée clôt son enquête -

La commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla clos ses travaux sur un constat de désaccord, sans produire de rapport. Celle du Sénat doit reprendre ses travaux à la rentrée.

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