En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 283.86 PTS
-1.92 %
5 284.00
-1.88 %
SBF 120 PTS
4 240.91
-1.79 %
DAX PTS
12 270.33
-2.46 %
Dowjones PTS
24 180.00
-1.63 %
7 025.38
-2.39 %
Nikkei PTS
22 338.15
-0.79 %

Cinq jours de contestation en Iran

| AFP | 466 | Aucun vote sur cette news
Une femme lors de manifestations devant l'université de Téhéran, le 30 décembre 2017
Une femme lors de manifestations devant l'université de Téhéran, le 30 décembre 2017 ( STR / AFP/Archives )

L'Iran, soumis pendant des années à des sanctions internationales pour ses activités nucléaires sensibles, est le théâtre de violentes protestations contre les difficultés économiques et le régime du président Hassan Rohani.

Au total, 13 personnes, dont dix manifestants, ont été tuées dans les violences qui ont émaillé les protestations. Des centaines de personnes ont été arrêtées, dont certaines libérées depuis.

Ces rassemblements sont les plus importants depuis le mouvement de contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009, violemment réprimé.

- Machhad -

Le 28 décembre, des centaines de personnes manifestent à Machhad (nord-est), deuxième ville du pays, ainsi que dans d'autres villes contre la hausse des prix, le chômage et le gouvernement.

Selon des images vidéo diffusées par un média réformateur, les protestataires ont scandé "mort à Rohani" et critiqué les engagements du gouvernement dans d'autres causes régionales plutôt que sur le front domestique.

- Washington condamne -

Le 29 décembre, des centaines de personnes manifestent à Qom (nord), scandant notamment "Mort au dictateur" ou encore "Libérez les prisonniers politiques", selon des vidéos sur les réseaux sociaux.

Le premier vice-président Eshaq Jahanguiri accuse des opposants d'être derrière la protestation.

Washington condamne. "Les dirigeants iraniens ont transformé un pays prospère doté d'une histoire et d'une culture riches en un Etat voyou à la dérive", affirme la porte-parole de la diplomatie américaine.

- 'Rassemblements illégaux' -

Le 30 décembre, le pouvoir mobilise des dizaines de milliers de personnes dans les rues pour marquer l'anniversaire du grand rassemblement prorégime qui avait sonné en 2009 la fin de la contestation contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Le ministre de l'Intérieur demande à la population de ne pas participer à des "rassemblements illégaux".

Des dizaines d'étudiants rassemblés devant l'entrée principale de l'université de Téhéran sont dispersés par les forces de l'ordre avec des gaz lacrymogènes. Puis des centaines d'étudiants prorégime criant des slogans contre les "séditieux" prennent le contrôle du lieu.

En fin d'après-midi, des centaines de personnes manifestent dans le quartier de l'université, scandant des slogans hostiles au pouvoir, avant d'être dispersées par la police.

Le président américain Donald Trump affirme que "les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais".

- - Manifestants tués -

Dans la nuit, deux manifestants sont tués lors de heurts à Doroud (ouest), selon un responsable local, qui précise que les forces de sécurité n'ont pas tiré sur les protestataires. Des vidéos montrent des milliers de personnes défilant dans les villes à travers l'Iran.

Le 31 décembre, le ministre de l'Intérieur met en garde ceux qui "utilisent la violence et créent du désordre". Ils "doivent répondre de leurs actes et payer le prix", déclare-t-il.

L'accès aux réseaux sociaux Telegram et Instagram sur les téléphones portables est de nouveau restreint. Les autorités accusent des groupes "contre-révolutionnaires" basés à l'étranger d'utiliser ces réseaux pour appeler les gens à manifester et faire usage de cocktails Molotov et d'armes à feu.

Le président Rohani reconnaît que l'Iran doit fournir "un espace" pour que la population puisse exprimer ses "inquiétudes quotidiennes", mais il condamne les violences et la destruction des biens publics.

Dans la soirée, des manifestants attaquent et parfois incendient, dans plusieurs villes, notamment des bâtiments publics, des centres religieux, des banques et des voitures de police. Huit manifestants sont tués à Toyserkan (ouest) et Izeh (sud-ouest). A Doroud, deux passagers périssent quand leur véhicule est percuté par un camion de pompiers volé par des manifestants.

- "Petite minorité" -

Le 1er janvier 2018, le président Rohani déclare que le peuple iranien répondra aux "fauteurs de troubles et hors-la-loi", qualifiant les protestataires de "petite minorité".

Le président Trump affirme que "le temps du changement" est venu en Iran.

Le ministère russe des Affaires étrangères estime qu'"il s'agit d'une affaire intérieure iranienne". "Toute intervention extérieure déstabilisant la situation est inadmissible", dit-il.

Dans la soirée, des petits groupes de manifestants, dont certains scandent des slogans antirégime, se rassemblent dans le centre de Téhéran sous forte présence policière. Plusieurs "meneurs" sont arrêtés, selon des médias.

Un policier iranien est tué et trois autres sont blessés par des tirs d'arme de chasse à Najafabad (centre).

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 25/06/2018

ELIORLe nouveau PDG dévoilera son plan stratégique.source : AOF

Publié le 25/06/2018

A 15h00 aux Etats-UnisIndice des prix immobiliers S&P/Case-Shiller d'avril.A 16h00 aux Etats-UnisConfiance du consommateur en juin.source : AOF

Publié le 25/06/2018

  Dans le cadre du programme de rachat d'actions annoncé le 9 août 2017, Ageas indique que 167.753 actions Ageas ont été achetées sur Euronext Bruxelles durant la…

Publié le 25/06/2018

Eutelsat (-6,07% à 16,555 euros) a brutalement décroché dans l’après-midi et pointe désormais en queue de l’indice SBF 120. Notant la spéculation récente, l’opérateur de satellites a…

Publié le 25/06/2018

Eutelsat décroche de plus de 5% à 16,7 euros en cette fin de séance, alors que l'opérateur de satellites vient de confirmer qu'il étudie une possible...