En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 344.93 PTS
-0.08 %
5 350.5
+0.08 %
SBF 120 PTS
4 288.07
-0.06 %
DAX PTS
12 210.55
-0.22 %
Dowjones PTS
25 669.32
+0.43 %
7 377.54
+0.04 %
1.144
+0.00 %

Législatives au Pakistan: cinq acteurs-clés à suivre

| AFP | 231 | Aucun vote sur cette news
L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et son frère Shahbaz Sharif le 4 décembre 1999 à Karachi
L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et son frère Shahbaz Sharif le 4 décembre 1999 à Karachi ( AAMIR QURESHI / AFP/Archives )

Les élections législatives de mercredi au Pakistan ont été précédées par une campagne brève et acrimonieuse, compliquée par une série d'attentats meurtriers qui ont attisé les craintes d'un retour de l'instabilité dans un pays aux institutions fragiles et à l'histoire mouvementée.

Les principaux acteurs à suivre sont l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, actuellement emprisonné, les principaux candidats au scrutin - son frère Shahbaz Sharif, l'ex-champion de cricket Imran Khan et l'héritier de la dynastie des Bhutto - et l'armée qui, en dépit de ses dénégations, est soupçonnée d'y avoir joué en sous-main un rôle de premier plan.

- Nawaz Sharif -

Le "lion du Pendjab", avec à son actif trois mandats de Premier ministre tous interrompus avant leur terme, emprisonné depuis la mi-juillet pour corruption, est une figure dominante de la vie politique pakistanaise, engagé dans un bras-de-fer avec l'"establishment" militaire et la justice pakistanaises, qu'il accuse de conspiration contre lui.

L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, le 17 avril 2018 à Islamabad
L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, le 17 avril 2018 à Islamabad ( AAMIR QURESHI / AFP/Archives )

Destitué en juillet 2017 par une décision controversée de la Cour suprême, il a ensuite encaissé coup sur coup, se voyant interdire tout mandat électif et de diriger son parti, le PML-N.

La saga a atteint son point culminant début juillet avec sa condamnation à dix ans de prison alors qu'il se trouvait à Londres, et à son retour au Pakistan une semaine plus tard pour se livrer à la justice.

Un retour guidé par la volonté de sauver son parti, dont la campagne battait de l'aile, selon des analystes.

M. Sharif, qui a dirigé le pays de 1990 à 1993, de 1997 à 1999, et de 2013 à 2017, est perçu au Pakistan comme une figure combative et tenace.

Son actuel différend avec l'armée, dont il était jadis proche, est attribué à sa volonté de recentrer le pouvoir entre des mains civiles et de travailler à un réchauffement des relations avec l'Inde.

- Shahbaz Sharif -

Mian Mohammad Shahbaz Sharif a repris les rênes du parti PML-N suite à la chute de son frère aîné Nawaz, qui reste cependant le chef incontesté du clan.

Shahbaz Sharif, le frère de l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, lors d'un meeting, le 19 juillet 2018 à Pindi Gheb
Shahbaz Sharif, le frère de l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, lors d'un meeting, le 19 juillet 2018 à Pindi Gheb ( AAMIR QURESHI / AFP/Archives )

Dépeint comme plus brillant mais moins charismatique, Shahbaz a longtemps dû se contenter des seconds rôles. Mais il occupe une place-clé dans le paysage politique pour avoir dirigé pendant plus de dix ans la province du Pendjab, qui représente plus de la moitié de la population du pays (207 millions).

Shahbaz, qui est aussi un influent homme d'affaires, a la réputation d'avoir une personnalité moins opiniâtre et donc plus acceptable aux yeux des militaires que Nawaz. Les deux frères n'ont jamais corroboré les nombreuses spéculations de divergences entre eux.

- Imran Khan -

Ex-champion de cricket au physique avantageux, l'opposant politique Imran Khan ne fait pas mystère de son ambition de devenir Premier ministre.

L'opposant politique Imran Khan, lors d'un meeting avant les élections législatives, le 21 juillet 2018 à Islamabad
L'opposant politique Imran Khan, lors d'un meeting avant les élections législatives, le 21 juillet 2018 à Islamabad ( FAROOQ NAEEM / AFP )

Connu en Occident comme un ancien sportif d'exception aux nombreuses conquêtes, Imran Khan présente un visage plus conservateur au Pakistan, où il se veut musulman dévot, avec un programme axé sur la lutte contre la corruption.

Son parti, le PTI, fondé en 1996, a longtemps dû se contenter d'une poignée de sièges.

La chute spectaculaire de M. Sharif depuis un an, dont il n'a eu de cesse de dénoncer la vénalité supposée, lui a ouvert un boulevard électoral, même si une victoire complète reste incertaine.

Nombre de ses détracteurs le jugent pourtant inapte à la fonction. Certains le surnomment "Taliban Khan" et l'attaquent pour ses appels répétés au dialogue avec des groupes insurgés violents et pour son soutien à une loi anti-blasphème controversée.

D'autres le soupçonnent ouvertement d'être lié à la puissante armée pakistanaise.

- L'armée

Plus forte institution du pays, elle a dirigé le Pakistan pendant près de la moitié de ses 71 ans d'existence. Les observateurs estiment qu'elle garde la haute main sur la politique étrangère et la défense du pays.

Les principaux acteurs des élections pakistanaises
Les principaux acteurs des élections pakistanaises ( Gal ROMA / AFP )

Elle a été accusée d'interférer lourdement dans cette campagne électorale, où plusieurs cas d'enlèvements, pressions et menaces sur des médias et des candidats et militants politiques ont été rapportés.

Soupçonnée de vouloir entraver toute couverture favorable aux Sharif et au PML-N, et de favoriser ainsi Imran Khan, elle rejette ces accusations.

- Bilawal Bhutto Zardari-

Sa mère, Benazir Bhutto, unique femme à avoir dirigé un pays musulman, a été assassinée en 2007. Son grand-père Zulfikar Ali Bhutto, également chef du gouvernement, a été pendu en 1979. A 29 ans, Bilawal a de qui tenir malgré son manque d'expérience.

Les chances de son parti, le PPP, de remporter les élections sont jugées quasi-nulles, mais il pourrait être appelé à jouer le rôle de faiseur de roi en s'alliant à l'un des deux grands favoris, le PML-N ou le PTI.

Son père, Asif Ali Zardari, surnommé "Monsieur 10%" en raison de nombreuses accusations de corruption, fut président du Pakistan de 2008 en 2013 et pourrait nourrir de nouvelles ambitions politiques.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/08/2018

Sur la semaine, le marché parisien abandonne 1,3%

Publié le 17/08/2018

A 08h00 en Allemagne
Indice des prix à la production de juillet.
source : AOF

Publié le 17/08/2018

Pendant ce temps, la SEC poursuivrait ses investigations

Publié le 17/08/2018

Communiqué de presse                                 Tours-en-Savoie, le 17 août 2018   Transfert du contrat de liquidité TIVOLY   TIVOLY…

Publié le 17/08/2018

Fox21 acquiert les droits d'adaptation du jeu vidéo à succès Vampyr, développé et coproduit par Dontnod Entertainment et édité par Focus Home Interactive, pour la production d'une série…