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En reconstruction, le PS peine à se faire entendre face à la France insoumise

| AFP | 225 | Aucun vote sur cette news
Olivier Faure à l'Assemblée nationale à Paris le 4 juillet 2017
Olivier Faure à l'Assemblée nationale à Paris le 4 juillet 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Entre règlements de compte et tâtonnements sur sa ligne politique, le PS, qui se voit comme la seule "opposition responsable de gauche" à Emmanuel Macron, reste peu audible face au tribun Jean-Luc Mélenchon et à ses "Insoumis".

Illustration des difficultés à tenir un discours clair : les hésitations des socialistes sur leur participation ou non à la manifestation du 12 septembre à l'appel de la CGT contre la réforme du code du travail.

Vendredi, le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, Olivier Faure, a semblé trancher en annonçant que le PS n'y participerait pas, contredisant deux autres membres de la direction provisoire, François Kalfon (aile gauche) et Luc Carvounas.

Mais en soirée, le numéro deux du parti Rachid Temal a corrigé auprès de l'AFP : "c'est bien lundi au bureau national que sera prise la décision sur les actions du PS, dont la question du 12".

Samedi ce sont les Jeunes socialistes qui ont annoncé leur décision prise "à l'unanimité" lors d'un bureau national de manifester le 12 septembre, selon leur président Benjamin Lucas, qui a appelé à "faire entendre la voix de notre génération et des socialistes".

La question de la réforme du travail est particulièrement glissante pour le PS : comment faire comprendre à l'opinion qu'il y est hostile, alors que le projet du gouvernement apparaît pour beaucoup comme le prolongement de la "loi travail" de 2016 ?

Dans un communiqué, la rue de Solférino s'est efforcée d'expliquer que la réforme actuelle reprenait des éléments de la "version 1" de la loi El Khomri justement rejetés par le PS (notamment sur ce qui concerne les règles du licenciement).

Mais au sein-même du PS, certains ne peuvent s'empêcher d'ironiser sur ce qu'ils décrivent comme un revirement : "moi, je m'étais opposé à la loi El Khomri (...) on peut dire que le PS a peut-être changé, mais la rivière est revenue dans son lit", a raillé vendredi sur RFI François Kalfon.

- 'Meilleur proposant' -

Ces dissensions, suite logique des déchirements qui ont marqué le quinquennat Hollande, surviennent après un été marqué par les règlements de compte, où le candidat à la présidentielle Benoît Hamon a été attaqué par les "hollandais" Stéphane Le Foll et Julien Dray sur le montant de ses dépenses de campagne (15 millions d'euros pour un score catastrophique de 6,36% au premier tour), et le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis sur sa gestion du parti.

Le conseiller régional Julien Dray a à nouveau demandé un "audit impartial et transparent" de la campagne de M. Hamon. "Y en a marre ! Maintenant que chacun soit dans le collectif", a réagi auprès de l'AFP Rachid Temal.

Les déclarations estivales de François Hollande, perçues comme une manière de positionner les siens en vue du Congrès de 2018, n'ont pas non plus fait l'unanimité. "Les débats de l'été c'était un peu pathétique... le retour de François Hollande, les saillies de Le Foll... Si notre projet c'est le retour de François Hollande il faut qu'on fasse autre chose", commente un membre de la direction collégiale.

Ces polémiques font bien les affaires de Jean-Luc Mélenchon, perçu par les Français comme le mieux à même d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop pour le JDD publié la semaine dernière.

Dans son discours de rentrée à Marseille, le chef de file de La France insoumise n'a pas manqué de le souligner : "Nous ne sommes pas nous prostrés (...) à nous disputer les uns avec les autres les maigres os qui restent après le festin des puissants. Non. Nous avons réglé tous les problèmes qui vont occuper pour des mois encore tous les autres", a-t-il lancé le 27 août, en se félicitant que LFI n'ait pas de problèmes "de leadership", "d'égo", de "programme" ou de "stratégie".

Côté PS, on espère que le temps permettra aux socialistes de redresser la tête, et d'apparaître comme une "véritable alternance" face à un Jean-Luc Mélenchon enfermé dans sa "radicalité".

"Ce n'est pas parce qu'on fait du bruit qu'on est les meilleurs opposants, on est meilleur opposant car on est meilleur proposant", souligne Olivier Faure.

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