En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 396.12 PTS
+0.4 %
4 336.50
-0.96 %
SBF 120 PTS
3 444.49
+0.58 %
DAX PTS
9 935.84
+1.22 %
Dow Jones PTS
22 184.91
-0.64 %
7 878.40
-0.13 %

Le monde politique se saisit du fléau des punaises de lit

| AFP | 288 | 4 par 1 internautes
Le monde politique se saisit du fléau des punaises de lit
Le monde politique se saisit du fléau des punaises de lit ( JEWEL SAMAD / AFP/Archives )

A gauche, une députée insoumise a érigé en combat la lutte contre les punaises de lit. Dans la majorité, un ex-candidat à la mairie de Paris a partagé son expérience douloureuse. Ce fléau inquiète le monde politique au point de mériter désormais un plan du gouvernement.

"Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, lance un plan de prévention et de lutte contre les punaises de lit", a annoncé jeudi soir son ministère.

Les punaises de lit sont des insectes dont les piqûres provoquent notamment des démangeaisons, qui se développent dans les matelas et les draps, ainsi que les meubles et les recoins.

Alors qu'elles avaient pratiquement été éradiquées en France au milieu du XXe siècle, le ministère constate une recrudescence, à partir des chiffres remontés par les professionnels de l'extermination des parasites.

Selon eux, 400.000 sites, dont non seulement des logements mais aussi des hôtels, ont été traités en 2018, dernière année de référence, soit presque un tiers de plus que l'année précédente.

Le gouvernement lance donc vendredi une campagne d'information, avec un numéro (0.806.706.806) et un site () dédiés. Il compte aussi demander aux professionnels de se structurer, avec un label à la clé, et prévoit le lancement prochain d'une mission à l'Assemblée nationale pour étudier d'éventuelles évolutions législatives.

Si le sujet des punaises de lit mobilise désormais jusqu'au gouvernement, cela fait près d'un an qu'il émerge plus largement dans le monde politique.

Début février, alors qu'il était encore le candidat de la majorité présidentielle à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, depuis remplacé par Agnès Buzyn, se prononçait pour un "service public municipal" contre les punaises.

M. Griveaux avait donné un tour personnel au sujet en racontant, auprès du journal 20 minutes, une infestation qui avait frappé sa propre famille. "C'est un cauchemar", avait-il témoigné. "Il faut en parler pour que les gens n'aient pas honte de le dire. Quand j'en ai parlé la première fois à un dîner, subitement la parole s'est libérée."

"Scepticisme" et "moquerie"

Avant que des figures de la majorité se saisissent du sujet, c'est d'abord l'opposition de gauche radicale, chez les Insoumis, qui en a fait l'an dernier un cheval de bataille.

A l'été 2019, les députés insoumis demandaient à reconnaître les infestations de punaises de lit comme un enjeu de santé publique, exigeant du gouvernement un "plan d'urgence national d'éradication".

C'est, plus spécifiquement, la députée Mathilde Panot qui porte le sujet, au point de participer elle-même à plusieurs opérations de porte-à-porte aux côtés d'associations, en particulier dans la banlieue marseillaise.

"J'avais commencé à parler du fléau des punaises de lit dans la dernière campagne présidentielle", soulignait en janvier sur son blog le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon. "À l'époque, les réactions fluctuaient entre le scepticisme et la moquerie".

"Maintenant, plus personne n'a envie de rire", poursuivait-il, évoquant les punaises de lit comme un phénomène "renforcé par le modèle économique et social dans lequel évoluent les populations concernées".

Les Insoumis appellent notamment à un encadrement des prix de l'intervention des professionnels, et une interdiction des traitements par produits chimiques.

Le gouvernement n'exclut pas de telles mesures mais s'abstient pour l'heure de s'avancer, renvoyant à la future mission parlementaire. Au passage, il dément toute visée politicienne à quelques semaines d'élections municipales qui s'annoncent difficiles pour la majorité.

"On est engagés sur ce plan depuis de nombreux mois et ce ne sont pas les municipales qui nous forcent à traiter la question", assure le cabinet de M. Denormandie dont, de fait, l'action politique tourne beaucoup autour de la réhabilitation des logements existants.

Le cabinet explique en revanche que "l'expérience personnelle" du ministre, frappé comme M. Griveaux par des cas d'infestation, a joué dans son approche et lui a fait prendre conscience d'un "gap" (fossé) mental entre les particuliers confrontés aux punaises de lit et les autres.

"C'est un thème qui tient à cœur au ministre", a résumé le cabinet.

  1. stop-punaises.gouv.fr

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON FÊTE SA 1ÈRE ANNÉE

Découvrez le contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2020 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 31/03/2020

L'objectif pour Theranexus est maintenant de s'associer à un partenaire industriel

Publié le 31/03/2020

Natixis ne proposera pas à l’Assemblée Générale annuelle du 20 mai prochain d’approuver la distribution d’un dividende par action de 0,31 euro au titre de l’exercice 2019. Cette…

Publié le 31/03/2020

Balyo,spécialiste de la conception et du développement de solutions robotisées innovantes pour les chariots de manutention, a annoncé la démission de Hyster-Yale Group de son conseil…

Publié le 31/03/2020

Drone Volt a levé 411 000 euros par augmentation de capital auprès de ses actionnaires historiques. L'opération a été réalisée par émission et placement privé de 5 880 571 actions ordinaires…

Publié le 31/03/2020

Dans un contexte de crise du Covid-19, Elis a annoncé l’annulation de son dividende 2019 et la suspension temporaire des acquisitions. Afin de traverser cette crise, le groupe a obtenu un…