En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 153.89 PTS
-0.28 %
5 146.00
-0.38 %
SBF 120 PTS
4 084.19
-0.40 %
DAX PTS
11 268.84
-0.27 %
Dowjones PTS
25 883.25
+0.00 %
7 055.18
+0.00 %
1.131
+0.02 %

Le "courage" des femmes, "l'absence" de Baupin et la relaxe requise pour les médias

| AFP | 193 | Aucun vote sur cette news
Denis Baupin, alors vice-président de l'Assemblée nationale, à Paris le 2 décembre 2015
Denis Baupin, alors vice-président de l'Assemblée nationale, à Paris le 2 décembre 2015 ( MARTIN BUREAU / AFP/Archives )

Restera le "courage" des femmes et "l'absence" de Denis Baupin: le parquet a requis vendredi la relaxe des médias poursuivis en diffamation au côté de celles qui ont accusé l'ex-député écologiste d'agression sexuelle ou de harcèlement.

"Aucun élément dans cette audience ne permet de remettre en cause la sincérité des témoignages", a estimé la procureure Florence Gilbert, qui a qualifié l'enquête de Mediapart et de France Inter de "sérieuse".

"Je commence par saluer le courage de ceux qui se sont présentés à votre barre", a-t-elle dit, pour mieux remarquer "l'absence" du plaignant.

Au fil des débats, le procès de la presse s'était mué en charge contre l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale: huit femmes ont raconté des "SMS salaces", des "gestes déplacés" et des "agressions": "les deux mains sur les seins", le "pied coincé dans la porte", "une caresse très douce ressentie comme une grande violence".

L'audience a été le théâtre d'une douloureuse introspection au sein d'un parti revendiquant ses combats pour le féminisme et la parité.

Un affrontement entre la génération des pionniers comme Dominique Voynet qui n'ont "rien vu", se sont indignés et n'auraient "jamais couvert" des agressions, et la jeune génération qui a regretté la "complaisance avec la violence". Ce parti où "on savait tous et on savait presque tout", selon les mots de Stéphane Sitbon, l'ancien bras-droit de Cécile Duflot, ex-secrétaire nationale des Verts.

-"Impérieuse lutte contre le silence" -

Pour les médias poursuivis, ce procès restera comme celui de la "fin de l'omerta" pour des femmes en butte à la domination masculine et dont "la parole a été libérée": "la première affaire #MeToo", avant même le scandale Harvey Weinstein.

Tout a commencé le 9 mai 2016, quand Mediapart et France Inter publient les premiers articles faisant état d'accusation d'agressions sexuelles ou de harcèlement, citant huit femmes dont quatre élues écologistes.

Le lendemain, la justice se saisit. En mars 2017, le parquet de Paris classe sans suite son enquête, considérant que si certains des faits dénoncés étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement", ils sont "cependant prescrits".

Denis Baupin a toujours nié, arguant de "jeux de séduction" entre "adultes". Une "drague lourdingue" selon son avocat mais qu'on "ne peut pas qualifier pénalement".

Me Emmanuel Pierrat a tout tenté pour décrédibiliser l'enquête journalistique, qu'il juge "bâclée", "à charge", suggère la possibilité d'un règlement de compte au sein du parti.

"Parole contre parole, on ne peut pas trancher", estime-t-il. Evoquant le témoignage de Cécile Duflot, venue raconter en larmes comment Denis Baupin avait tenté de forcer sa porte, il décrit "une vengeance" politique, regrette que son client ait été "traîné dans la boue".

Une lecture du dossier qui a fait réagir la procureure: "On ne fait pas le procès de M. Baupin. On ne peut pas non plus tordre l'enquête pour dire qu'il est innocent". Elle a rappelé, "parce que visiblement l'avocat du plaignant ne l'a pas compris", le parquet aurait bel et bien poursuivi M. Baupin si les faits n'avaient pas été prescrits.

"La seule qualité de ce procès aura été de mettre en oeuvre une impérieuse lutte contre le silence" qui entoure les violences sexuelles, conclut la magistrate.

La défense a dénoncé "un prédateur" et une "forme d'impunité" prolongée par son absence. "Baupin, c'est l'homme qui veut laver son honneur, qui organise un duel mais n'envoie que ses témoins", a tancé Me Jean-Yves Moyart, avocat de Sandrine Rousseau, une des ex-cadres d'EELV accusatrice de l'ancien député.

"Il y a des oreilles qui saignent quand on vient vous dire que mettre la main sur les seins, c'est de la drague lourde, de pataud provincial", a tonné Me Yann Le Bras, dénonçant la défense "indigne" de Denis Baupin.

Claire Moléon, avocate d'Isabelle Attard, qui a reçu des dizaines de SMS, explique qu'une "drague lourde, c'est une drague subie, on n'est déjà plus dans le consentement".

"C'est un procès historique. J'ai compté, dans cette salle, il y a 48 femmes. Selon les statistiques, 25 ont connu des violences sexuelles", a relevé Me Moléon, qui "ressent ce que peut ressentir" chacune de ces femmes.

Tous ont appelé le tribunal à envoyer un message puissant, qui rende justice au courage de celles qui sont mises "debout": "Il faut que votre décision dise: n'ayez plus peur, parlez!".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/02/2019

Actuellement en test sur la ligne 1...

Publié le 19/02/2019

Dans la sclérodermie systémique

Publié le 19/02/2019

Une consultation a été lancée par le SNPL Air France auprès de tous les pilotes d’Air France, le 1er février dernier, concernant le projet d’accord relatif aux mesures catégorielles pilotes.…

Publié le 19/02/2019

Du 26 février au 3 mars...

Publié le 19/02/2019

Vallourec met fin à une belle série haussière de cinq séances, redonnant 5% à 1,68 euro à la veille de la présentation de ses comptes annuels...