En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 447.44 PTS
+0.46 %
5 443.00
+0.39 %
SBF 120 PTS
4 358.59
+0.42 %
DAX PTS
12 765.94
+0.82 %
Dowjones PTS
25 199.29
+0.32 %
7 390.13
-0.19 %
Nikkei PTS
22 794.19
-

Le Corse Talamoni claque la porte des réunions avec Matignon

| AFP | 230 | Aucun vote sur cette news
Jean-Guy Talamoni, à gauche, et Gilles Simeoni, président de la collectivités de Corse, le 13 février 2018 à Paris
Jean-Guy Talamoni, à gauche, et Gilles Simeoni, président de la collectivités de Corse, le 13 février 2018 à Paris ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Le président nationaliste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a annoncé dimanche qu'il refusait de rencontrer le Premier ministre le 2 juillet pour conclure un cycle de réunions sur l'avenir de l'île, dénonçant le "mépris" du gouvernement".

"A défaut d'un signal fort, public - peu probable en l'état - indiquant que Paris entend rompre avec (sa) politique méprisante pour négocier loyalement avec la Corse, je ne me rendrai pas" à cette rencontre censée "conclure" ce cycle de réunions, écrit l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni dans une lettre à Edouard Philippe.

Convié le 2 juillet, et directement compétent pour intervenir dans ces discussions, le chef de l'exécutif corse, Gilles Simeoni, a refusé pour sa part de commenter cette décision. Lui décidera de faire le déplacement ou non "après avoir consulté mon conseil exécutif et les deux groupes de la majorité territoriale", les autonomistes dont il est issu, et les nationalistes de M. Talamoni, a-t-il déclaré à l'AFP.

Le président de l'Assemblée insulaire avait déjà boycotté des visites ministérielles et fait part à plusieurs reprises de sa déception sur le dialogue ouvert avec le gouvernement, qui prévoit de dédier un article à la Corse dans sa réforme constitutionnelle. Les nationalistes au pouvoir dans l'île ont notamment été déçus par une visite en mars d'Emmanuel Macron, qui avait écarté plusieurs de leurs revendications.

Le dialogue avec le gouvernement a tourné court, regrette dimanche, deux jours avant le démarrage de l'examen en commission à l'Assemblée du projet de loi constitutionnel, M. Talamoni : "nos différentes demandes ont été traitées par le mépris et (...) Paris a fait ce qu'il avait déjà décidé de faire avant même l'ouverture des débats".

"Ces derniers mois ont été l'occasion d'un terrible gâchis et d'un véritable déni de démocratie. Gâchis car tous les éléments étaient réunis dans l'île pour un règlement définitif de la question corse, avec notamment, en juin 2014, la décision du FLNC de sortie de la clandestinité", souligne-t-il dans sa lettre postée sur Twitter.

Les électeurs ont donné lors des élections territoriales fin 2017 "une majorité absolue à une liste se réclamant du mouvement national corse (mais) Paris n'a voulu en tenir aucun compte".

"Étant l'un des responsables d'un petit pays (...) soumis jusqu'à aujourd'hui au dédain et à l'arbitraire, je n'ai que peu de moyens pour combattre l'injustice qui continue à être faite à mon peuple", poursuit M. Talamoni.

"Je ne peux vous empêcher de considérer mon pays comme un territoire soumis à votre bon vouloir, mais j'ai encore un pouvoir: celui de dire non", ajoute-t-il.

En mars, M. Talamoni avait réclamé du gouvernement davantage de garanties en matière de fiscalité du patrimoine, de protection du foncier et de reconnaissance de la langue corse.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/07/2018

Le RevPar (Revenu par chambre) s'établit à 262,29 euros...

Publié le 18/07/2018

L'environnement de marché demeure très porteur pour Voltalia au Brésil...

Publié le 18/07/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 18/07/2018

Le chiffre d'affaires de HighCo au 1er semestre 2018 s'élève à 89 ME...

Publié le 18/07/2018

Forbes France a décerné à Esker le prix de la Croissance...