5 114.15 PTS
-0.64 %
5 108.00
-0.71 %
SBF 120 PTS
4 088.40
-0.67 %
DAX PTS
12 165.19
-0.31 %
Dowjones PTS
21 698.08
-0.24 %
5 797.67
+0.02 %
Nikkei PTS
19 470.41
-1.18 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Le chef d'état-major passera-t-il la semaine ?

| AFP | 210 | Aucun vote sur cette news
Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, le 13 juillet 2017 sur le perron de l'Elysée à Paris
Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, le 13 juillet 2017 sur le perron de l'Elysée à Paris ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives )

Le maintien ou non en poste du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, agitait lundi les milieux militaires, d'autant qu'Emmanuel Macron multiplie depuis plusieurs jours les rappels à l'ordre brutaux à son égard.

Après avoir sèchement recadré le général de Villiers devant un parterre militaire à la veille du 14 juillet, en lui reprochant, sans le nommer, d'avoir mis de façon "indigne" une polémique budgétaire "sur la place publique", le président a enfoncé le clou dimanche en n'excluant pas de lui retirer sa confiance.

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change", a asséné M. Macron dans les colonnes du Journal du Dimanche, en déclarant dans la foulée que "l'intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels".

Le chef de l'Etat et le général de Villiers, qui doit être reçu vendredi à l'Elysée, "vont prendre une décision ensemble", a tenté de temporiser lundi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Mais la crise est clairement ouverte entre le chef des armées et le haut gradé, alors même que Pierre de Villiers, 60 ans, venait d'être reconduit dans ses fonctions pour une dernière année.

A l'origine de la colère du chef de l'Etat, les critiques formulées par le général sur les 850 millions d'euros d'économies réclamées cette année aux armées, dans un contexte de serrage de vis budgétaire global en 2017, avec une baisse prévue de 4,5 milliards d'euros des dépenses de l'Etat.

"Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n’est plus tenable", a averti le chef d'état-major devant la commission de la Défense à l'Assemblée nationale réunie à huis clos.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, Pierre de Villiers a également appelé à "préserver l'indispensable cohérence entre les menaces, les missions et les moyens" à l'heure où la France est engagée tous azimuts contre le terrorisme, du Sahel (Barkhane) au Moyen-Orient (Chammal) en passant par le territoire national (Sentinelle).

Et dans une "lettre à un jeune engagé", vendredi sur sa page Facebook il semble adresser des messages subliminaux à l'exécutif : "Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi". La confiance "doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l'obéissance active, là où l’adhésion l'emporte sur la contrainte".

- 'Doute et méfiance' -

Le président de la République, Emmanuel Macron (au premier plan), et le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers, le 14 mai 2017 à Paris
Le président de la République, Emmanuel Macron (au premier plan), et le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers, le 14 mai 2017 à Paris ( Michel Euler, Michel Euler / POOL/AFP/Archives )

Pour les armées, l'arbitrage budgétaire annoncé la semaine passée est d'autant plus dur à digérer que le président Macron avait multiplié les signaux favorables en direction des militaires depuis son arrivée au pouvoir.

Remontée des Champs-Elysées à bord d'un command car puis visite à des blessés de guerre le jour de son investiture, déplacement sur la base militaire française de Gao, au Mali, ou encore, plus récemment, hélitreuillage à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible...

Au-delà des symboles, le chef de l'Etat s'est engagé dès son arrivée à consacrer 2% du PIB à l'effort de défense d'ici 2025, conformément à ses engagements de campagne.

"Malgré une communication présidentielle qui pouvait laisser espérer une réelle considération envers les militaires, le voile est tombé", critique lundi le général à la retraite François Chauvancy, dans une tribune au Monde. "Un chef qui humilie un grand subordonné et serviteur de l’Etat laisse aussi place au doute et à la méfiance dans la communauté militaire", estime-t-il encore.

"La défense ne pouvait pas échapper aux réductions budgétaires", juge au contraire dans le même journal le général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d'état-major de l'Armée de l'air proche de M. Macron. Et de rappeler que le président a promis d'augmenter le budget défense en 2018, à 34,2 milliards d’euros.

Dans l'attente du dénouement de la crise entre le président et son chef d'état-major des armées, les spéculations allaient bon train autour du nom d'un éventuel successeur.

Parmi les nombreux prétendants potentiels figureraient le chef d'état-major de l'armée de l'air André Lanata, ou encore le général Grégoire de Saint-Quentin, actuel sous-chef d'état-major "opérations" et ancien chef du Commandement des opérations spéciales (COS), selon des sources proches du dossier.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS*

en Chèques-Cadeaux !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 31 août 2017

CODE OFFRE : ETE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, joignez le coupon ou saisissiez le code offre : ETE17 lors de votre ouverture de compte.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 19/07/2017

François Lecointre, le 5 mars 2013 à Bruxelles ( GEORGES GOBET / AFP/Archives )Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a confirmé mercredi la nomination de François Lecointre comme…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/08/2017

Cela laisse 1% de hausse sur la semaine pour l'indice parisien

Publié le 18/08/2017

Aucune publication d'importance n'est attenduesource : AOF

Publié le 18/08/2017

Le 18 août 2017    Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social   Article 223-16 du Règlement Général de…

CONTENUS SPONSORISÉS