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Larcher, largement réélu président d'un Sénat qui veut "compter"

| AFP | 192 | Aucun vote sur cette news
Gérard Larcher réélu président du Sénat, le 2 octobre 2017 à Paris
Gérard Larcher réélu président du Sénat, le 2 octobre 2017 à Paris ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Gérard Larcher, réélu aisément lundi à la présidence du Sénat où la droite a été confortée, va piloter la Chambre haute dans un contexte de recomposition politique avec l'objectif de "compter", notamment dans le domaine de la révision constitutionnelle.

Le Sénat incarne "un contre-pouvoir exigeant, qui sait s’opposer avec discernement", a réaffirmé M. Larcher, 68 ans, aussitôt après sa large élection "au plateau" dès le premier tour (223 voix) pour un troisième mandat -non consécutif- de trois ans, saluée par une ovation debout.

Le sénateur des Yvelines était plus que favori pour ce poste -qui en fait le deuxième personnage de la République (et le 3e au rang protocolaire)- vu l'absence de concurrents dans son camp et sa réputation d'homme de consensus. Devenu pour la première fois sénateur en 1986, à 36 ans, il a déjà présidé entre 2008 et 2011, et depuis 2014.

Les récentes sénatoriales ont conforté la majorité LR et centriste, devant le groupe socialiste, LREM ne parvenant pas à augmenter ses troupes.

Dans ce scrutin, pour lequel les sénateurs se sont succédé à la tribune pour voter dans une urne de marbre vert, le président du groupe socialiste Didier Guillaume a recueilli 79 voix, la présidente des communistes Éliane Assassi 15. Il y a eu 24 bulletins blancs et deux nuls.

Les LREM (28 jusqu'alors), qui n'avaient pas présenté de candidat, se sont abstenus, de source parlementaire.

Dans son allocution d'un quart d'heure, M. Larcher a défendu un Sénat "stabilisateur institutionnel", qui "protège les citoyens des lois de pulsions" et "des excès éventuels de l’exécutif". L'une des "forces" de l'institution est "résister aux artifices de communication ou effets de mode qui (...) feraient croire qu’on passe de +l’Ancien monde au Nouveau monde+!", a-t-il dit, dans une allusion à une formule macroniste.

- 'Décantation' -

Après avoir défendu son bilan de réformes et souligné le "défi" du non cumul en vigueur, le président de la Haute Assemblée a surtout prévenu que "le Sénat comptera" dans la future réforme constitutionnelle, en ne mentionnant que la réduction du nombre de parlementaires.

"Je n'y suis pas opposé" à "condition" de ne pas "réduire au quasi silence" les territoires à faible démographie, a-t-il insisté, mettant aussi en garde contre l'antiparlementarisme. Ce spécialiste du compromis a insisté peu après, devant la presse, sur la différence entre "anti-pouvoir" et "contre-pouvoir".

"Ensemble, travaillons à réformer nos institutions", a enjoint le président de l'Assemblée nationale François de Rugy dans un tweet de félicitations.

Secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a dit à la presse que l'exécutif avait "confiance" dans le fait que "les sénateurs puissent entendre la volonté des Français d'une refondation profonde de notre démocratie". "On pourrait imaginer que ce que Gérard Larcher n'a pas abordé sous conditions est déjà validé", dit-il.

Au-delà de la seule réforme constitutionnelle, le président du Sénat devra faire avec la recomposition politique, qui continue de produire des effets.

Symboliquement, un nouveau groupe, "Les Indépendants" avec 11 membres issus de LR et du centre, a été officialisé deux heures avant l'ouverture de la session. En juin, un groupe LREM avait été créé avec, essentiellement, d'anciens PS.

Le Sénat va "attendre que la situation décante un peu" et Emmanuel Macron y est "sous observation", a jugé l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (LR), avant sa dernière séance au Palais du Luxembourg. Gérard Larcher aura "le privilège d'être l'homme le plus expérimenté, donc cela lui donnera la sagesse nécessaire aux périodes difficiles", a aussi dit l'élu de 69 ans, ex-juppéiste.

Cette élection ouvre la voie à "un Sénat de combat pour les territoires et la réforme économique", a tweeté Philippe Bas (LR).

Convaincu que le "choc" post-présidentielle n'est "pas terminé" et peut même aller "dans les deux sens" entre LR et les Indépendants, Roger Karoutchi (LR) a considéré que ,"vu l'évolution de l'opinion, le rôle du Sénat sera beaucoup plus difficile à défendre" pour son président.

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