En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 571.71 PTS
-0.76 %
5 573.00
-0.73 %
SBF 120 PTS
4 391.03
-0.75 %
DAX PTS
12 341.03
-0.72 %
Dowjones PTS
27 283.69
-0.19 %
7 918.28
-0.11 %
1.122
+0.12 %

Larcher livre une réflexion sur la laïcité et la place de l'islam

| AFP | 357 | 4 par 4 internautes
Gérard Larcher à  Valenciennes dans le Nord le 21 juin 2019
Gérard Larcher à Valenciennes dans le Nord le 21 juin 2019 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP/Archives )

Le président du Sénat Gérard Larcher se livre, dans une série d'entretiens avec le philosophe Marcel Gauchet, à une réflexion sur la laïcité et la place de l'islam, estimant que "l'enjeu se noue autour de l’acceptation par l’islam des principes républicains et de la démocratie".

"Avant de renforcer les principes de la laïcité, il faut les faire respecter ! Est-ce le cas ? Non. Nous devons commencer par ce constat avant de nous interroger sur la refonte des relations entre l’État et les religions", affirme M. Larcher dans cette série d'entretiens animés par le journaliste de Paris-Match Bruno Jeudy, et rassemblés dans un fascicule d'une soixantaine de pages publié par le Sénat.

L'exécutif avait lancé à l'automne le chantier sensible de la révision de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat à l'automne, mais la volonté de réforme a depuis été mise en sourdine.

"La plupart des religions ont parcouru le chemin de la conciliation avec la laïcité. Quant à l’islam, ce n’est pas dans sa nature de le faire spontanément. Il faudra donc faire naître cet +islam adapté+ dont parlent très bien des auteurs de confession musulmane. L’enjeu se noue autour de l’acceptation par l’islam des principes républicains et de la démocratie. Je ne les crois pas incompatibles. Mais cela nécessite un effort et du temps", estime le président du Sénat.

Pour M. Larcher (Les Républicains), "une ère nouvelle doit s'ouvrir pour l'Etat vis-à-vis des cultes, non pas celle de l'intrusion, mais celle de l'accompagnement en tenant compte de leurs besoins et de leurs spécificités".

"Il convient donc d'accompagner la communauté musulmane, avec exigence, mais c'est d'abord à elle qu'il revient de s'organiser, de se financer, de se libérer des tutelles extérieures".

Interrogé sur la possibilité que des salafistes ou les Frères musulmans cherchent à infiltrer les listes électorales dans certains quartiers pour les municipales de mars 2020, M. Larcher estime que "le problème pourrait se poser en certains points du territoire". "Les élus, l'Etat se doivent d'être attentifs et d'adopter une attitude responsable".

Plus généralement, le président du Sénat affirme que "l'exercice d'une politique publique du fait religieux doit pouvoir concilier la liberté de culte, la protection de l'ordre public et la mise en exergue du rôle public et social des religions en vue de renforcer la cohésion nationale".

Il suggère que le "Bureau central des cultes", au ministère de l'Intérieur, soit "transformé en un Secrétariat général auprès du Premier ministre, afin de quitter la seule sphère de l'ordre public au profit d'une dimension nouvelle: il s'agit d'assurer le respect de la loi et de mener une démarche d'accompagnement s'agissant des différents cultes".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
4 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/07/2019

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a donné ce jour son agrément à l'opération de rachat de la chaîne Gulli par le Groupe M6. "Toutes les conditions suspensives sont à présent…

Publié le 17/07/2019

Les charges opérationnelles sur les six premiers mois de 2019 s'élèvent à 18,1 millions d'euros

Publié le 17/07/2019

La joint-venture formée par Entrepose Contracting et Vinci Construction Grands Projets, deux filiales de Vinci Construction, a remporté un contrat majeur portant sur l’ingénierie,…

Publié le 17/07/2019

Adocia a accusé au premier semestre une perte nette avant impôt de13 millions d'euros et une perte opérationnelle de 13,4 millions. Le chiffre d'affaires de 1,7 million provient exclusivement des…

Publié le 17/07/2019

Ralentissement dans les ventes d'énergie...