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La réforme fiscale de Trump pourrait se heurter au mur de la dette

| AFP | 549 | Aucun vote sur cette news
Le président du comité des finances du Sénat américain, le républicain Orrin Hatch, lors d'une conférence de presse après le vote sur la réforme fiscale, le 20 décembre 2017 à Washington
Le président du comité des finances du Sénat américain, le républicain Orrin Hatch, lors d'une conférence de presse après le vote sur la réforme fiscale, le 20 décembre 2017 à Washington ( TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP )

La réforme fiscale défendue par Donald Trump est en passe d'être votée par le Congrès, mais les baisses d'impôts promises aux ménages et entreprises américains pourraient rapidement se heurter au mur de la dette, estiment des analystes.

Elle prévoit une réduction de quelque 1.500 milliards de dollars de la charge fiscale pesant sur l'économie américaine qui devrait, selon ses promoteurs, augmenter la productivité et les créations d'emplois.

Mais les précédentes réformes fiscales aux Etats-Unis se sont souvent traduites par une forte augmentation de la dette qui ont obligé dans les années suivantes à des volte-faces se traduisant par des hausses d'impôts.

L'administration Trump table sur le "dynamic scoring" à savoir la hausse des recettes résultant de l'accélération de la croissance pour compenser la perte initiale de recettes fiscales.

Mais ce concept est loin de faire l'unanimité parmi les économistes et les sondages montrent une opinion publique plutôt sceptique face aux bienfaits de la réforme.

"Elle n'arrivera pas à s'auto-financer mais cela vaut quand même le coup", assure à l'AFP Glenn Hubbard, ancien chef-économiste de la Maison Blanche sous George W. Bush. Il fait partie d'un groupe de neuf économistes qui se sont ralliés à la réforme en assurant qu'elle allait créer 0,3% de croissance supplémentaire annuellement pendant dix ans.

Mais Larry Summers, qui a dirigé le Trésor sous Bill Clinton, conteste ces calculs et qualifie même la réforme de "dangereuse", notamment pour ses effets sur le financement de la protection sociale.

De précédentes refontes fiscales, comme celles passées en 1981 sous Ronald Reagan et 2001-2003 sous George W. Bush, tous deux des républicains, n'ont pas eu les effets escomptés.

Plusieurs des baisses d'impôts décidées en 1981 ont du être supprimées dès l'année suivante face aux inquiétudes sur le creusement des déficits. Mais cela n'a pas empêché la dette d'augmenter de 60% entre 1981 et 1988 pour atteindre 2.600 milliards de dollars faisant passer les Etats-Unis de la situation du plus gros créditeur international à celle de plus gros débiteur. Elle dépasse aujourd'hui 20.000 milliards de dollars soit quelque 105% du Produit intérieur brut (PIB).

- 'Lisez mes lèvres' -

Larry Summers, secrétaire américain au Trésor sous la présidence de Bill Clinton, lors d'une intervention pendant un sommet du FMI et la Banque mondiale, le 13 avril 2016 à Washington
Larry Summers, secrétaire américain au Trésor sous la présidence de Bill Clinton, lors d'une intervention pendant un sommet du FMI et la Banque mondiale, le 13 avril 2016 à Washington ( Mike Theiler / AFP/Archives )

Lors des élections présidentielles de 1988, le candidat républicain George H.W. Bush, le père de George W. Bush, avait assuré: "lisez mes lèvres, il n'y aura pas de hausse d'impôts", une promesse qu'il n'avait pas pu tenir.

Les hausses d'impôts qu'il avait été contraint d'appliquer avaient contribué à sa défaite face au démocrate Bill Clinton en 1992. "Il a sans doute perdu à cause de ça", estime Matthew Gardner, expert auprès de l'Institute on Taxation and Economic Policy dans des déclarations à l'AFP.

"La leçon ressemble beaucoup à celle que nous aurions dû apprendre dans les années 1980 et encore en 2001: si vous décidez de baisses d'impôts sans plan de route sur leur pérennité, vous allez très certainement le regretter", ajoute-t-il.

Il rappelle que la réforme adoptée par George W. Bush a connu plus ou moins le même sort. Entre 2001 et 2003, la Maison Blanche et le Congrès républicain ont abaissé le taux d'imposition marginal de 39,6% à 35% mais celui-ci est remonté à son niveau initial dix ans plus tard lorsque ces réductions ont expiré.

"Dès la fin 2001, il était assez clair que les excédents budgétaires qui avaient incité George W. Bush à décider de réductions d'impôts étaient très illusoires", affirme Matthew Gardner.

Il souligne que celles qui viennent d'être votées pourraient être facilement abrogées par les démocrates si ceux-ci reprenaient le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat dans moins d'un an.

Alors que le ratio de la dette publique rapporté au Produit intérieur brut (PIB) américain est au plus haut depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les républicains pourraient n'avoir d'autre choix que de réduire les dépenses publiques. Cela couperait notamment dans les programmes sociaux et aggraverait pour les plus pauvres les effets d'une réforme fiscale qui profite déjà aux plus riches, prévient Jared Bernstein, ex-conseiller économique de Joe Biden, qui était vice-président du démocrate Barack Obama.

"L'avenir des réductions d'impôts dépendra largement du résultat des élections à venir", assure-t-il à l'AFP.

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