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La menace nucléaire nord-coréenne est-elle crédible ?

| AFP | 290 | Aucun vote sur cette news
Photo fournie le 28 juillet 2017 par l'agence nord-coréenne KCNA du tir d'un missile balistique intercontinental Hwasong-14 depuis un endroit non déterminé en Corée du Nord
Photo fournie le 28 juillet 2017 par l'agence nord-coréenne KCNA du tir d'un missile balistique intercontinental Hwasong-14 depuis un endroit non déterminé en Corée du Nord ( / KCNA VIS KNS/AFP )

Le renseignement militaire américain en est désormais convaincu: la Corée du Nord a réussi à miniaturiser l'arme atomique pour l'embarquer à bord d'un missile - y compris intercontinental - capable de menacer les Etats-Unis, a révélé le Washington Post mardi.

Le pays a réussi ce tour de force technologique plus rapidement que prévu mais, selon les experts, il lui reste des obstacles à franchir avant de devenir une puissance nucléaire à part entière, capable de frapper partout, à tout moment, à un endroit précis.

- Où en est la capacité nucléaire de Pyongyang ?

La Corée du Nord a mené cinq essais nucléaires dont le dernier en date le 9 septembre 2016. La bombe avait à peu près la puissance de celle lancée sur Nagasaki le 9 août 1945, soit environ 20 à 30 kilotonnes.

Pyongyang avait alors annoncé que c'est ce type d'engin qu'il comptait miniaturiser et "standardiser" pour les embarquer sur ses missiles balistiques.

Le pays a procédé à de nombreux tirs de missiles y compris deux lancements réussis de missiles intercontinentaux, dont les experts estiment qu'ils ont la capacité d'atteindre la côte ouest et la côte est des Etats-Unis avec une portée d'environ 10.000 kilomètres.

- Le danger est-il immédiat ?

La miniaturisation de la charge nucléaire et la fabrication d'un missile avec une portée et une précision suffisante ne sont que deux éléments d'une équation complexe. Il faut que la tête survive à un vol à 25.000 km/h pour la propulser dans l'espace et, surtout, elle doit résister à un retour dans l'atmosphère où les frottements la soumettent à des températures et des vibrations extrêmement élevées.

Or, selon Michael Elleman, du centre de réflexion International Institute for Strategic Studies, le véhicule de ré-entrée s'est délité lors du test d'un missile intercontinental le 28 juillet.

Avec un tir réel, la charge aurait sans doute été détruite avant d'atteindre son objectif.

Il est néanmoins possible que les ogives actuelles soient assez robustes pour résister à un tir de missile de moins longue portée.

Siegfried Hecker, un expert nucléaire à l'université de Stanford, estime qu'il faudra peut-être encore cinq ans à la Corée du Nord avant d'avoir un véhicule de ré-entrée assez résistant.

"Je ne pense pas qu'ils aient suffisamment d'expérience en matière de missiles ou d'essais nucléaires pour être capables de mettre en oeuvre une ogive nucléaire suffisamment petite, légère et robuste pour survivre à un tir par missile balistique intercontinental", a-t-il expliqué à l'AFP.

- Quels autres obstacles ?

M. Hecker, qui a visité la Corée du Nord à plusieurs reprises pour évaluer son programme nucléaire, estime que le programme militaire nucléaire de Pyongyang est fortement freiné par ses faibles stocks d'uranium et surtout de plutonium, le matériel de choix pour une arme destinée à un missile intercontinental.

Selon lui, la Corée du Nord a de l'uranium et du plutonium pour fabriquer 20 à 25 bombes.

C'est beaucoup moins que les 60 armes nucléaires dont disposerait Pyongyang, selon le renseignement militaire américain, cité par le Washington Post mardi.

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