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La même culture pour tous ? le débat fait controverse en Allemagne

| AFP | 256 | Aucun vote sur cette news
Un photomontage créé le 19 septembre d'images stéréotypes sur l'identité allemande
Un photomontage créé le 19 septembre d'images stéréotypes sur l'identité allemande ( John MACDOUGALL, Christof STACHE, Adam BERRY, Martin BUREAU, Patrik STOLLARZ / AFP )

Les immigrés en Allemagne doivent-ils s'adapter à une culture de référence pour s'intégrer ? Le débat est relancé à l'occasion des élections et suscite des remous dans un pays toujours hanté par son passé sous le nazisme.

Comment est-il né ?

C'est un universitaire allemand, lui-même issu de l'immigration, Bassam Tibi, qui a initié dans les années 1990 le débat sur l'existence d'une "Leitkultur", une culture de référence pour les migrants. Il s'agissait à l'époque surtout de mettre en avant pour les nouveaux venus les valeurs européennes des Lumières: tolérance, démocratie et pluralisme.

Mais l'idée est rapidement récupérée par l'aile droite du parti conservateur d'Angela Merkel qui entend définir une culture dominante spécifiquement allemande. Dès lors, "le terme est utilisé pour signifier qu'il a quelque chose de typiquement allemand ou de chrétien-européen qui devrait unifier une population diverse", explique à l'AFP Alexander Schunka, professeur à l'Université Libre de Berlin.

Pourquoi la question ressurgit-elle ?

Sous l'impulsion d'abord de la droite nationaliste de l'AfD, qui a fait de ce débat identitaire un cheval de bataille en vue des élections de dimanche. Elle fait campagne depuis des mois sur le thème de la culture germanique et chrétienne qui serait en péril face à l'arrivée d'un nombre record de plus d'une million de demandeurs d'asile depuis 2015, majoritairement originaires de pays musulmans.

Des membres du parti anti-immigration AfD brandissent une affiche où l'on peut lire
Des membres du parti anti-immigration AfD brandissent une affiche où l'on peut lire "Burkas ? Nous on préfère les bikinis" à Ostseebad Binz, en Allemagne, le 16 septembre 2017 ( John MACDOUGALL / AFP/Archives )

"Burkas ? Nous on préfère les bikinis", proclame une de ses affiches. Ou encore "L'Islam ? Cela ne convient pas à notre cuisine", avec en fond la photo d'un cochon. L'un des chefs de file de la droite populiste, Alexander Gauland, a créé récemment la polémique en s'en prenant ad hominem à une responsable gouvernementale d'origine turque, Aydan Özoguz, qui refusait l'idée d'une Leitkultur allemande.

"C'est une Germano-Turque qui dit cela", lui a-t-il répliqué, avant d'appeler à s'en "débarrasser en Anatolie". Une sortie qui évoque "les pires souvenirs laissés par notre pays partout dans le monde", a commenté le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel.

Un thème réservé à la droite anti-migrants ?

Non, dans une moindre mesure, le parti d'Angela Merkel a aussi contribué à alimenter le sujet en faisant de la culture de référence un de ses thèmes de campagne. Une manière pour les démocrates-chrétiens allemands de donner des gages à la frange la plus conservatrice de leur électorat, qui n'a pas apprécié la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière et est tenté par le vote AfD.

Le ministre de l'Intérieur, Thomas De Maizière, a exposé sa vision de la "Leitkultur" allemande en dix points, que les migrants sont invités à prendre en compte. Y figurent des valeurs empruntes au protestantisme comme "l'ardeur à la tâche", le "patriotisme éclairé" ou l'attachement à l'Europe. Et aussi la nécessité pour les femmes de "montrer leur visage" plutôt que de porter une burka.

A gauche de l'échiquier politique, des élus et intellectuels tentent aussi de se réapproprier à leur manière le concept pour revenir à une définition beaucoup plus large. Raed Saleh, un élu social-démocrate de Berlin, vient de publier "Moi Allemand. La nouvelle Leitkultur". A ses yeux, l'islam est une religion qui "fait partie" de l'Allemagne "aux côtés du christianisme et du judaïsme". "Pourquoi ne donnons-nous pas le sentiment aux millions de musulmans qui habitent en Allemagne qu'ils font partie de la société ?", plaide-t-il auprès de l'AFP.

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