En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 865.72 PTS
+0.38 %
4 866.00
+0.43 %
SBF 120 PTS
3 881.22
+0.34 %
DAX PTS
11 114.02
+0.22 %
Dowjones PTS
24 404.48
-1.22 %
6 646.81
+0.00 %
1.135
-0.08 %

La France réveillonne sous haute surveillance

| AFP | 226 | Aucun vote sur cette news
Des gendarmes en patrouille sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris
Des gendarmes en patrouille sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris ( Lucas BARIOULET / AFP )

La France fêtait la Saint-Sylvestre sous haute surveillance après des semaines marquées par les manifestations des "gilets jaunes" émaillées de violences, dont la mobilisation a toutefois fortement décru ces derniers jours à Paris et en province.

Sur les Champs-Elysées, épicentre de la contestation ces dernières semaines, 300.000 personnes selon le ministre de l'Intérieur se sont rassemblées pour attendre les douze coups de minuit, dans une ambiance bon enfant. Seuls quelques dizaines de "gilets jaunes" étaient visibles dans la foule de touristes et badauds.

Parmi eux, Loic Coene, technicien industriel de 28 ans, a fait 02H30 de route depuis la Haute-Marne pour" fêter le 1er janvier pour la première fois à Paris". Il voulait montrer que "ce n'est pas perdu, que le rassemblement n'est pas mort".

Un spectacle son et lumière suivi d'un feu d'artifice devait débuter à partir de 23H sur la célèbre avenue, où la plupart des boutiques se sont protégées d'éventuelles dégradations avec des panneaux de contreplaqué.

Filtrage policier pour accéder aux Champs-Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris
Filtrage policier pour accéder aux Champs-Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris ( Zakaria ABDELKAFI / AFP )

A Bordeaux, théâtre de heurts en décembre, entre 100 et 200 "gilets jaunes" décidés à "faire la fête" ont occupé pendant moins de deux heures la voie menant au pont d'Aquitaine avant d'être délogés par les forces de l'ordre, à renfort de canons à eau. Ils s'étaient installés sur ce pont "pour que Macron ne nous oublie pas et lui montrer qu'on sera là en 2019", a résumé Cyrille Pionneau, 49 ans.

Les autorités ont déployé 148.000 membres des forces de sécurité, dont 12.000 dans la capitale, théâtre de scènes de guérilla urbaine lors de manifestations de ce mouvement né le 17 novembre pour un changement de cap économique du président Macron.

"A quoi on peut s'attendre? Au désordre, parce que manifestement les +gilets jaunes+ organisent ou désorganisent aujourd'hui leur mobilisation pour mettre le désordre", pronostiquait à la mi-journée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Selon M. Castaner, la force mobilisatrice des "gilets jaunes" s'est néanmoins essoufflée: ils étaient 32.000 dans toute la France samedi dernier, selon lui, contre 38.600 le 22 décembre. Les violences et dégradations, ainsi que le nombre de blessés, ont aussi marqué le pas.

Le ministre a aussi évoqué la menace terroriste dans un pays toujours sur le qui-vive depuis le début de la vague d'attentats jihadistes en 2015. Un attentat sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre a fait cinq morts.

"Pas résignés"

Dans son allocution télévisée, Emmanuel Macron a appelé les Français à cesser de se "déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage".

Des
Des "gilets jaunes" sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris ( Thomas SAMSON / AFP )

Selon lui, la "colère" des "gilets jaunes" a surtout montré que "nous ne sommes pas résignés".

Depuis un mois et demi, les "gilets jaunes" réclament une revalorisation de leur pouvoir d'achat et d'avoir davantage de poids dans les prises de décisions publiques. L'avenue des Champs-Elysées a chaque samedi servi de lieu symbolique à leurs revendications.

Dans la capitale, un périmètre de protection a été instauré dès 16H00 autour des Champs-Elysées et de la place de l'Etoile. A l'intérieur du périmètre, où sont strictement interdits alcools et engins pyrotechniques, ont été prévues "des palpations de sécurité, des fouilles de bagages et de véhicules" selon la préfecture de police.

Les effectifs de sécurité et de secours ont également été renforcés dans d'autres villes.

La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé des "moyens en policiers et gendarmes très importants" pour la nuit du réveillon dans le département, où des "gilets jaunes" se sont donné rendez-vous place Masséna à Nice mais aussi à leur "QG" de Saint-Isidore, un rond-point près de l'autoroute A8.

Foule sur sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris
Foule sur sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris ( Zakaria ABDELKAFI / AFP )

A Amiens, pas de fête pour cinq "gilets jaunes" qui ont comparu au palais de justice après des débordements de samedi en marge de manifestations. Trois d'entre eux ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis pour violences, et un à 500 euros d'amende pour injures sur personnes dépositaires de l'autorité publique, a indiqué à l'AFP le parquet d'Amiens. Le dernier a été relaxé.

burs/blb/cam

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/01/2019

Les marchés actions européens évoluent proches de l’équilibre à la mi-séance, dans contexte où la morosité l’emporte. Les catalyseurs haussiers font défaut et les investisseurs se…

Publié le 23/01/2019

A l’occasion d’une journée Investiseurs, Neopost a levé le voile sur sa nouvelle stratégie baptisée « Back to Growth » et portant sur la période 2019-2022. Ainsi, le spécialiste du…

Publié le 23/01/2019

United Technologies vient de dévoiler des résultats supérieurs aux attentes au titre de son quatrième trimestre 2018. Ainsi, le conglomérat américain a réalisé un bénéfice net de 686…

Publié le 23/01/2019

Ingenico chute de 12% à 46,03 euros après avoir atteint 44,41 euros, soit son plus niveau depuis avril 2013. Les investisseurs sanctionnent le quatrième avertissement sur résultats en moins d'un…

Publié le 23/01/2019

Le titre valide une figure de continuation baissière en drapeau après s'être retourné à la baisse sous sa moyenne mobile à 50 séances, négativement orientée. De son côté, le RSI évolue à…