En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 875.93 PTS
-
4 872.00
+1.68 %
SBF 120 PTS
3 888.85
-
DAX PTS
11 205.54
+2.63 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.98 %
1.137
+0.12 %

La colère de Mélenchon pourrait l'aider dans sa stratégie "dégagiste"

| AFP | 407 | Aucun vote sur cette news
Le leader du parti
Le leader du parti "La France Insoumise" Jean-Luc Mélenchon au Parlement Européen de Strasbourg, le 24 octobre 2018 ( FREDERICK FLORIN / AFP )

La colère de Jean-Luc Mélenchon contre la justice et les médias après les perquisitions chez LFI a terni son image de "présidentiable" mais peut, à plus long terme, l'aider dans sa stratégie "dégagiste", selon des analystes.

La matinée de mercredi a concentré tout le problème qu’affronte actuellement La France insoumise (LFI). Jean-Luc Mélenchon tenait pour la première fois une conférence de presse commune avec son nouvel allié Emmanuel Maurel, qui vient de quitter le PS : quelques minutes après, il attaquait une nouvelle fois les médias et se redisait victime d'une "persécution politique".

La belle prise que constituent M. Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann est ainsi passée au second plan alors que LFI, consciente du plafond atteint, s'efforce depuis plusieurs mois d'apparaître comme centrale et rassembleuse.

Deux sondages en septembre plaçaient d'ailleurs le mouvement, arrivé quatrième de la présidentielle, plusieurs points au-dessus des autres formations de gauche en vue des élections européennes.

"Un pourcentage important de Français le pensaient proche de leurs préoccupations et aussi détenteur d'une stature de chef d’État", mais la séquence ouverte depuis les perquisitions "marque une rupture radicale avec la possibilité d'élargissement", analyse Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS.

De fait, 64% des personnes interrogées pour un sondage Elabe mercredi, et singulièrement 49% de ses électeurs en 2017, se sont dits "choqués" par l'attitude de M. Mélenchon et de ses proches. De surcroît, sa cote d'influence a chuté de 25 à 18%, et en particulier chez les sympathisants de gauche de 82 à 71%, selon une enquête BVA publiée vendredi.

En contestant radicalement -et vertement- l'autorité judiciaire, le pouvoir politique et les médias, Jean-Luc Mélenchon tient coûte que coûte sa ligne "dégagiste", un "populisme de gauche" - selon l'expression de son inspiratrice la philosophe belge Chantal Mouffe - visant à mobiliser les affects en politique du peuple contre une oligarchie.

Mais il "rencontre les limites de cette stratégie", estime Pascal Perrineau, chercheur au Cevipof. "On peut l'appliquer en politique mais quand il s'agit de la justice ça donne l'impression de vouloir échapper à son cheminement inexorable".

Pour le sociologue Dominique Wolton, spécialiste de la communication politique, c'est le dégagisme même qui est risqué. Car si la tendance s'installe durablement, "celui qui fait dégager sera dégagé demain, d'autant que Mélenchon est dans la vie politique depuis des décennies".

- Conquérant ou défensif ? -

Pour le spécialiste de la gauche Philippe Raynaud, Jean-Luc Mélenchon
Pour le spécialiste de la gauche Philippe Raynaud, Jean-Luc Mélenchon "se doit d'être identifié par ses partisans comme le plus ferme, celui qui est le moins dans le système" ( FREDERICK FLORIN / AFP/Archives )

D'une certaine manière, M. Mélenchon est assigné à cette stratégie, relève le spécialiste de la gauche Philippe Raynaud, professeur à l'université Panthéon-Assas : "Son pari était de récupérer l'électorat de Marine Le Pen, et pour l'instant il n'y est pas arrivé. Du coup, il se doit d'être identifié par ses partisans comme le plus ferme, celui qui est le moins dans le système."

Dans une tribune publiée dans Le Figaro lundi, Arnaud Benedetti, professeur associé à La Sorbonne, mettait cependant en garde: "Passé les premières émotions et réprobations portées par l'instantanéité médiatique, le travail de sape (du "système"), inexorable, continuera sa métastase. C'est ce constat qui fonde le pari de Jean-Luc Mélenchon: le moment est venu d'accélérer dans une atmosphère de décomposition que tout le monde pressent mais n'ose sur le fond reconnaître et regarder en face".

Selon lui, Jean-Luc Mélenchon "ne construit pas sur l'instant mais sur la dynamique dont il estime qu'imprévisible par nature, elle est habitée néanmoins par un rejet grandissant des vieilles structures".

Philippe Raynaud abonde: la stratégie du député des Bouches-du-Rhône ne s'inscrit "pas dans une perspective immédiate ou à court terme de conquête du pouvoir".

Le reste de la gauche elle, contre-attaque, dénonçant des atteintes contre la liberté de la presse et l'indépendance de la justice, et des signes d'union contre Jean-Luc Mélenchon se multiplient. Jeudi soir, l'ex-candidat PS Benoît Hamon (Générations) et Ian Brossat (PCF) se sont rencontrés avant d'assister, au côté de l'essayiste Raphaël Glucksman, à une soirée de lancement d'un "Serment" pour l'accueil des migrants.

Mais M. Mélenchon, observe Pascal Perrineau, peut compter sur le fait que ces "confettis" ont pour l'heure des "capacités de mobilisation populaire extrêmement faibles".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

SOITECLe groupe dévoilera son chiffre d'affaires au troisième trimestre.source : AOF

Publié le 18/01/2019

A la suite du communiqué du 7 décembre 2018, MM. Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Éric Saiz, Dominique Roche, HIFIC ainsi que Financière Arbevel ont annoncé…

Publié le 18/01/2019

En 2018, Biosynex a réalisé un chiffre d'affaires de 31,2 millions d'euros, en hausse de 2,3%. La tendance est similaire à celle constatée au premier semestre avec notamment une forte dynamique de…

Publié le 18/01/2019

Iliad annonce la mise en oeuvre d'un partenariat stratégique avec la société Jaguar Network, fournisseur de service à destination des entreprises et des marchés publics, à travers une prise de…

Publié le 18/01/2019

                                Paris, le 18 janvier 2019    Alliance stratégique entre Iliad et Jaguar Network       Le Groupe Iliad annonce la mise en…