En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 754.08 PTS
-0.95 %
4 765.0
-0.57 %
SBF 120 PTS
3 776.40
-0.94 %
DAX PTS
10 740.89
-0.29 %
Dowjones PTS
23 675.64
+0.35 %
6 491.52
+0.67 %
1.137
+0.00 %

Le Conseil constitutionnel valide l'élection de Manuel Valls en Essonne

| AFP | 624 | Aucun vote sur cette news
Manuel Valls dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 10 octobre 2017
Manuel Valls dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 10 octobre 2017 ( Bertrand GUAY / AFP/Archives )

Le Conseil constitutionnel a levé vendredi les doutes pesant sur l'élection de Manuel Valls comme député de la première circonscription de l’Essonne, en rejetant les recours intentés par ses adversaires de La France insoumise.

Le Conseil constitutionnel, qui statuait vendredi sur 15 cas, a en revanche invalidé les élections de Lénaïck Adam (LREM) dans la deuxième circonscription de Guyane, et de Ian Boucard (LR) dans la première du Territoire de Belfort.

Il avait annulé le 16 novembre celle de la députée LREM Isabelle Muller-Quoy dans le Val d'Oise.

Dix-neuf décisions doivent encore être rendues.

Manuel Valls l'a emporté de seulement 139 voix contre la candidate de la France insoumise Farida Amrani, lors d'un second tour houleux le 18 juin.

Mme Amrani et ses avocats contestaient la validité de 141 suffrages, pointant sur les listes d'émargement des signatures repassées au stylo sur leur esquisse au crayon, et des signatures différentes entre les premier et deuxième tours.

Si 66 votes "correspondant à des différences de signature significatives doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés", ce n'est pas le cas des autres, selon le Conseil constitutionnel.

"Ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l’écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l’annulation des opérations électorales", tranche-t-il.

- Plainte 'en cours' -

Dans un communiqué, M. Valls, qui siège désormais dans le groupe La République en marche (LREM), a pris "acte" de la décision du Conseil, qui "a ainsi pu mesurer en toute indépendance l’inanité totale des arguments invoqués".

"Je vais donc pouvoir continuer mon travail de député de la nation, au service des citoyens, des territoires de ma circonscription et du pays", se réjouit M. Valls, qui n'a pas caché récemment son envie de revenir au gouvernement.

Dénonçant une "campagne d'une haine et d'une violence inouïes" (...) pour discréditer et salir (sa) personne" et "les idées (qu'il) porte", M. Valls a fustigé la "stratégie politique" de la France insoumise, "qui repose sur la violence des mots et la disqualification des responsables publics comme des médias".

Farida Amrani à la mairie d'Evry le 18 juin 2017, sur une capture d'écran d'une vidéo de l'AFP-TV le 18 juin 2017
Farida Amrani à la mairie d'Evry le 18 juin 2017, sur une capture d'écran d'une vidéo de l'AFP-TV le 18 juin 2017 ( Guillaume BONNET / AFP/Archives )

Farida Amrani et son suppléant ont eux aussi pris "acte" de la décision des Sages, dans un communiqué publié sur Twitter.

"Bien entendu, nous respectons la décision du Conseil constitutionnel et réitérons toute notre confiance dans les institutions de la République. Plusieurs zones d'ombre persistent, renforcées par la faiblesse de la défense de Manuel Valls tout au long de l'instruction. Mais pour cette fois, force est de constater que l'évidence ne suffit pas", écrivent-ils.

La coordinatrice du Parti de gauche Danielle Simonnet a, elle, violemment réagi sur Twitter: "Tout va très bien sous la Ve : 66 votes irréguliers mais pas d'invalidation ! L'élection de l'ex 1er Ministre Valls est validée par un conseil dont le Président n'est autre que Fabius ... Écœurant !".

Dans un message posté sur Facebook, un des proches de M. Valls, le maire d'Évry Francis Chouat, a dénoncé la volonté des Insoumis d'"instrumentaliser" la décision du Conseil constitutionnel. "A aucun moment (le Conseil) ne parle de manœuvre présumée. Par ailleurs rien ne dit que ces voix se sont portées sur Manuel Valls", souligne-t-il.

Lors d'une conférence de presse, l'avocat de Mme Amrani, Me Hervé Tourniquet, a rappelé qu'une plainte au pénal pour fraude électorale était "en cours".

"Le dossier doit repartir entre les mains du procureur de la République (...) qui avec les moyens d'instruction et d'enquête qui sont les siens (...) va pouvoir enquêter sur le versant pénal", a poursuivi l'avocat. Il a précisé que les militants de LFI n'avaient pu vérifier l'intégralité des listes d'émargement.

La décision du Conseil constitutionnel met fin à un suspense de plusieurs mois, sur fond de tension grandissante entre M. Valls et les représentants de la France insoumise, qu'il accuse de complaisance vis-à-vis de "l'islam politique".

Jeudi sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le député de l'Essonne parlait comme "l'extrême droite" lorsqu'il affirme qu'il y a en France un "problème de l'islam, des musulmans". Une "infamie" selon Manuel Valls, qui affirme qu'il continuera "à (se) battre pour rétablir partout les valeurs de la République".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/12/2018

Après prise en compte du résultat semestriel, les capitaux propres part du Groupe au 30 septembre 2018 sont positifs et s'élèvent à 1 ME...

Publié le 18/12/2018

Le paiement en numéraire et/ou la livraison des actions seront effectués à compter du 15 février 2019...

Publié le 18/12/2018

Claude Tempé quitte ses fonctions. Sylvestre Blavet lui succède...

Publié le 18/12/2018

Cet ensemble de sociétés vend aux grandes surfaces de bricolage et grandes surfaces alimentaires en France et en Espagne une gamme très complète de robinetterie pour les salles de bain et les…

Publié le 18/12/2018

Tikehau Capital et Bpifrance entrent au capital de GreenYellow, via une augmentation de capital de 150 ME...