En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 387.38 PTS
+1.34 %
5 365.50
+0.98 %
SBF 120 PTS
4 318.04
+1.13 %
DAX PTS
12 579.72
+0.54 %
Dowjones PTS
24 580.89
+0.49 %
7 197.51
-0.28 %
Nikkei PTS
22 516.83
-0.78 %

L'Assemblée rejette l'interdiction des pubs alimentaires peu saines visant les enfants

| AFP | 282 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert (c) s'exprime devant l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi agriculture et alimentation, le 22 mai 2018, à Paris
Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert (c) s'exprime devant l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi agriculture et alimentation, le 22 mai 2018, à Paris ( GERARD JULIEN / AFP )

L'Assemblée nationale s'est refusée dimanche, au terme d'un débat animé, à inscrire dans la loi l'interdiction des publicités pour des produits alimentaires trop gras, trop sucrés ou trop salés à destination des enfants, ainsi qu'à rendre obligatoire l'étiquetage Nutri-Score.

Lors de l'examen du projet de loi agriculture et alimentation, des députés LREM, socialistes, Insoumis ou encore LR ont cherché à interdire ou limiter les messages publicitaires en faveur des "produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de seize ans" sur "tout support de communication radiophonique, audiovisuel et électronique".

Défendant un amendement en ce sens, Anne-Laurence Petel (LREM) a souligné qu'"en France, un enfant sur six est en surpoids", pointant le "coût pour la société" de l'obésité.

"Les industriels usent à l'envi des codes de l'enfance" pour "influencer" les enfants, a-t-elle affirmé, évoquant les "nounours" ou autres "bonbons transformés en personnages de BD".

L'ex-ministre socialiste délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot a plaidé pour "poser un principe", "un jalon", tandis que Loïc Prud'homme (LFI) a évoqué un "lavage de cerveau" des jeunes et "un enjeu majeur".

"Demander aux industriels de l'agroalimentaire d'être vertueux face à nos enfants, c'est comme demander à une dinde de voter pour les fêtes de Noël, c'est pas possible!", a lancé Richard Ramos (MoDem).

A l'inverse, certains élus ont insisté sur "la responsabilisation des parents" plutôt que de légiférer (Cendra Motin, LREM), ou le risque de "mettre des secteurs en danger" avec une "dérégulation de la publicité" sans concertation européenne (Bruno Millienne, MoDem).

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a affirmé qu'il fallait un texte "qui marche sur ses deux jambes" et souligné "le rôle de régulateur du CSA" qui peut "travailler sur les contenus", "sans que nous ayons besoin d'inscrire des choses par trop contraignantes dans la loi".

L'ensemble des amendements ont été rejetés, celui porté par Guillaume Garot, objet d'un scrutin, par 49 voix contre 13.

Des amendements défendus notamment par Olivier Véran (LREM, ex-PS) et d'autres "marcheurs", ainsi que des MoDem et LFI, pour rendre obligatoire la mention du Nutri-Score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires ont subi le même sort, par 45 voix contre 18.

"Quand on vous dit: +Mange ces céréales et +le Tigre est en toi+, ce qu'on oublie de vous dire (...) c'est qu'il y a aussi 50 grammes de sucres ajoutés et 30 grammes de graisse saturée", a notamment observé M. Véran, médecin, notant qu'il ne s'agit pas d'interdire mais de "donner une juste information" .

"La malbouffe en France aujourd'hui, c'est une plaie", selon Loïc Prud'homme (LFI), Jean-Luc Mélenchon exhortant à "exprimer une volonté forte du Parlement français".

Mais le ministre a notamment invoqué le "risque" européen que cela ferait peser sur l'expérimentation en cours concernant cet étiquetage, "une belle démarche" mais basée sur le volontariat.

Le rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LREM) a aussi invoqué "l'impossibilité juridique" de rendre le Nutri-Score obligatoire, disant craindre "un sort funeste" pour l'ensemble du dispositif par "effet boomerang".

Martine Leguille-Balloy (LREM), avocate, qui a dit "travailler pour Fleury-Michon", a appelé à ne "pas agacer des gens qui peut-être demain vont mettre (la mesure) au niveau européen".

"Ca me fait peur cette inflation de dispositifs qu'on veut rendre obligatoire", a lancé globalement Nicolas Turquois (MoDem).

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/06/2018

L'Assemblée générale fut également l'occasion de détailler les conditions de réalisation du résultat de l'exercice 2017...

Publié le 22/06/2018

Bluelinea a réalisé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un montant de 1,5 million d'euros. Cette augmentation de capital…

Publié le 22/06/2018

Biocorp annonce le lancement d'une augmentation de capital par émission d'actions nouvelles, avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant cible de l'opération est de 4,5…

Publié le 22/06/2018

Bluelinea annonce la réalisation d'une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un...

Publié le 22/06/2018

Nouvelle histoire en cinq épisodes.