En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 518.45 PTS
-
5 522.0
-
SBF 120 PTS
4 352.83
-
DAX PTS
12 308.53
-0.19 %
Dowjones PTS
26 504.00
+0.15 %
7 667.74
+0.42 %
1.126
+0.29 %

Junqueras, le séparatiste catalan élu député depuis le banc des accusés

| AFP | 220 | 1 par 1 internautes
L'effigie d'Oriol Junqueras sur un T-shirt demandant sa libération, le 14 juillet 2018 à Barcelone
L'effigie d'Oriol Junqueras sur un T-shirt demandant sa libération, le 14 juillet 2018 à Barcelone ( Josep LAGO / AFP/Archives )

Principal accusé au procès des indépendantistes catalans, Oriol Junqueras a poursuivi son combat politique depuis le tribunal et la prison, parvenant à se faire élire aux parlements espagnol et européen durant les quatre mois d'audiences.

Entamé le 12 février devant la Cour suprême à Madrid, le procès de la tentative de sécession de la Catalogne de 2017 devrait s'achever mercredi.

Junqueras, vice-président de la Catalogne au moment des faits, y risque la plus lourde peine, 25 ans de prison pour rébellion et détournement de fonds. Le verdict devrait être rendu à l'automne.

En détention provisoire depuis novembre 2017, Junqueras s'est retrouvé sous le feu des projecteurs durant le procès en l'absence de Carles Puigdemont, principale figure de la tentative de sécession qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites.

"Si je mets trop de passion dans mes explications, veuillez m'en excuser" mais "on ne me laisse pas parler depuis un an et demi et j'ai besoin de m'exprimer, vu à quel point j'aime parler", avait-il déclaré en février devant la Cour suprême.

Au-delà du prétoire, Junqueras, 50 ans, a continué également à s'exprimer sur la scène politique en se faisant élire le 28 avril à la chambre des députés espagnole avec trois autre co-accusés également incarcérés. Tous ont été suspendus depuis, après avoir profité de quelques heures de liberté pour prêter serment.

L'ancien vice-président catalan Oriol Junqueras (g) au Parlement de Madrid, le 20 mai 2019
L'ancien vice-président catalan Oriol Junqueras (g) au Parlement de Madrid, le 20 mai 2019 ( PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP/Archives )

Il a aussi été élu le 26 mai au parlement européen où il espère pouvoir siéger. "Je me présente surtout car c'est la meilleure façon de dénoncer la répression et la régression démocratique que vit l'Etat espagnol", avait-il dit en mai dans un entretien écrit avec l'AFP depuis sa prison.

Junqueras se présente comme un "prisonnier politique", une affirmation démentie vigoureusement par la justice et le gouvernement espagnols qui martèlent que les indépendantistes ne sont pas jugés pour leurs opinions mais pour avoir enfreint la loi.

Insondable

Né le 11 avril 1969 à Barcelone, Junqueras y a été éduqué dans une école catholique italienne.

Parlant le catalan, l'espagnol, l'italien et l'anglais, ce catholique fervent avait rencontré le futur pape Benoît XVI lors de recherches universitaires au Vatican, selon son ami proche et conseiller Raul Murcia.

Professeur d'histoire à l'Université autonome de Barcelone, il est élu député européen en 2009 avant de prendre la tête du parti indépendantiste Gauche républicaine de Catalogne (ERC) en 2011.

Nommé vice-président de la région en janvier 2016, il est chargé d'organiser l'ultrasensible référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre 2017.

Réputé pour sa bonhomie - et décrit comme un "nounours" par le socialiste catalan Miquel Iceta - Junqueras reste pour beaucoup insaisissable.

Carles Puigdemont (d) et Oriol Junqueras, respectivement président et vice-président de la région de Catalogne, le 27 octobre 2017 à Barcelone
Carles Puigdemont (d) et Oriol Junqueras, respectivement président et vice-président de la région de Catalogne, le 27 octobre 2017 à Barcelone ( LLUIS GENE / AFP/Archives )

"Malgré des jours et des jours de conversations avec lui, je doute encore aujourd'hui de qui est réellement Oriol Junqueras et de son projet personnel et politique pour la Catalogne", a écrit Santi Vila, l'un des douze accusés au procès.

Junqueras fut un temps perçu comme l'un des dirigeants indépendantistes les plus pragmatiques. "Il proposait des solutions et moi aussi", raconte à l'AFP Enric Millo, préfet de la Catalogne en 2016-2018 qui nourrissait l'espoir, avant le référendum interdit du 1er octobre 2017, de pouvoir négocier avec cet homme "cordial".

"Mais au fur et à mesure, nous nous sommes rendus compte que Junqueras était prêt à aller jusqu'au bout", affirme Millo, l'accusant d'avoir "deux visages". "Il tient un très beau discours, a l'air d'un curé (...) mais tout à coup, il dégaine le poignard".

Le référendum interdit a finalement eu lieu, émaillé de violences policières, et tout le monde a ensuite attendu de savoir si Carles Puigdemont allait déclarer l'indépendance ou convoquer des élections pour apaiser la crise.

Selon Santi Vila, Oriol Junqueras le modéré n'a finalement pas aidé Carles Puigdemont à éviter la déclaration d'indépendance du 27 octobre. Pour nombre d'analystes, aucun des deux n'a voulu prendre le risque d'être qualifié de "traître" par la base indépendantiste.

Quelques jours plus tard, Carles Puigdemont fuyait mais Oriol Junqueras choisissait de rester. "Par responsabilité envers ses concitoyens et aussi un peu pour sa famille" dont ses deux enfants, selon M. Murcia.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 08 juillet 2019

CODE OFFRE : EVASION19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : EVASION19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/06/2019

Le sous-groupe allemand a demandé un report au 31 juillet de la date d'échéance du financement-relais accordé par Glencore International AG jusqu'au 30 juin...

Publié le 19/06/2019

Safran Electronics & Defense, Hensoldt Optronics et Mades ont signé des accords de coopération pour développer ensemble l'Euroflir 610...

Publié le 19/06/2019

A nouveau, le Conseil d'administration de la société soumettra prochainement au vote des actionnaires réunis en assemblée générale ordinaire et extraordinaire, deux résolutions...

Publié le 19/06/2019

Pour accompagner la transformation digitale du secteur aérien

Publié le 19/06/2019

Capgemini signe avec Airbus le « Skywise Partners » Programme Agreement. Objectif : développer et proposer les services data de la plateforme Skywise aux compagnies aériennes. Aujourd'hui, plus de…