5 275.48 PTS
-0.50 %
5 281.0
-0.36 %
SBF 120 PTS
4 230.54
-0.48 %
DAX PTS
12 372.71
-0.78 %
Dowjones PTS
24 797.78
-0.67 %
6 759.26
+0.00 %
Nikkei PTS
21 736.44
-1.07 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Irak: la crise depuis le référendum kurde

| AFP | 154 | Aucun vote sur cette news
Le président de la région autonome kurde en Irak Massoud Barzani vote dans un bureau près d'Erbil, le 25 septembre 2017
Le président de la région autonome kurde en Irak Massoud Barzani vote dans un bureau près d'Erbil, le 25 septembre 2017 ( AHMED DEEB / AFP/Archives )

Le Kurdistan irakien, en pleine crise politique et économique, a proposé mercredi à Bagdad de geler les résultats de son référendum d'indépendance du 25 septembre, loin de l'enthousiasme qu'avait suscité ce scrutin dans la région autonome il y a un mois.

- Vote historique -

- 25 sept: le "oui" l'emporte sans surprise avec près de 93% des voix au référendum d'indépendance, organisé malgré l'opposition de Bagdad, la pression des pays voisins et les critiques internationales.

Le scrutin s'est tenu non seulement au Kurdistan, qui comprend les provinces d'Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk, mais aussi dans des zones disputées, comme la région pétrolière de Kirkouk.

- Ultimatum et premières sanctions -

- 26 sept: le Premier ministre Haider al-Abadi annonce que Bagdad interdira "les vols internationaux depuis et vers le Kurdistan dans trois jours si les aéroports ne sont pas remis au gouvernement central".

Le président kurde Massoud Barzani appelle Bagdad "à ne pas fermer la porte du dialogue", assurant la communauté internationale que le référendum ne vise pas à "délimiter la frontière (avec l'Irak) ni à l'imposer de facto".

- 27 sept: M. al-Abadi affirme que ce référendum doit "être annulé" et un dialogue ouvert.

Les députés votent en faveur de la fermeture des postes-frontières hors de l'autorité de l'Etat. Ils demandent au Premier ministre de "prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir l'unité de l'Irak" et réitèrent leur exigence d'un envoi des forces de sécurité dans les zones disputées.

Le lendemain, le gouvernement du Kurdistan autonome dénonce une "punition collective".

- 29 sept: les liaisons aériennes --hors vols humanitaires, militaires ou diplomatiques-- entre le Kurdistan irakien et l'étranger sont coupées sur ordre de Bagdad. "Pas une punition mais une mesure légale", avance Haider al-Abadi.

Les Etats-Unis affirment qu'ils "ne reconnaissent pas" le référendum et appellent au dialogue et à la retenue.

- 30 sept: l'Iran gèle les échanges de produits pétroliers.

- 1er oct: une "direction politique du Kurdistan" remplace le Haut conseil du référendum. Présidé comme le précédent par Massoud Barzani, elle est chargée de "gérer les conséquences du scrutin".

- Offensive de Bagdad sur Kirkouk -

- 10 oct: les autorités irakiennes décident de réhabiliter un oléoduc sous leur contrôle reliant la province de Kirkouk au port turc de Ceyhan.

- 11 oct: un tribunal de Bagdad demande l'arrestation des organisateurs du référendum.

- 13 oct: les forces gouvernementales lancent des opérations militaires dans la province de Kirkouk et reprennent des premières positions tenues depuis trois ans par les combattants kurdes.

- 15 oct: les autorités kurdes ignorent les exigences de Bagdad sur le retrait des peshmergas de Kirkouk et l'annulation du référendum.

Après expiration d'un ultimatum, l'armée irakienne progresse rapidement en direction des champs pétroliers de la province et reprend des routes et des infrastructures.

- 17 oct: cinq des six champs de la province de Kirkouk sont sous le contrôle des autorités de Bagdad, après le retrait des forces kurdes.

Massoud Barzani rejette implicitement la faute sur le parti rival, l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), la plupart des peshmergas de l'UPK s'étant retirés après un accord avec Bagdad.

Le référendum et son résultat font "désormais partie du passé", clame Haider al-Abadi.

- 18 oct: les forces armées irakiennes affirment avoir atteint leurs objectifs dans la province de Kirkouk. Les combats limités ont fait une trentaine de morts, essentiellement dans les rangs kurdes, selon les protagonistes.

- Erbil cherche une sortie -

- 19 oct: les autorités kurdes se disent favorables à un dialogue avec Bagdad et demandent "la contribution de la communauté internationale".

- 20 oct: le dernier secteur de Kirkouk encore aux mains des peshmergas est repris par Bagdad.

- 22 oct: le principal parti kurde d'opposition Goran demande la démission de Massoud Barzani et du vice-président Kosrat Rassoul.

- 23 oct: Erbil délivre des mandats d'arrêt contre 11 personnalités irakiennes en réaction à des mesures similaires de Bagdad envers des dirigeants kurdes.

- 24 oct: le Parlement kurde vote le report de huit mois des législatives. Une nouvelle date devra aussi être fixée pour la présidentielle.

- 25 oct: le Kurdistan annonce qu'il est prêt à geler les résultats du référendum d'indépendance.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/02/2018

Les marchés européens évoluent dans le rouge à la mi-séance, alors que doit être publié sous peu le compte-rendu du dernier comité de politique monétaire de la BCE. Les investisseurs…

Publié le 22/02/2018

Plus forte hausse du CAC40, TechnipFMC gagne 5% à 25 euros

Publié le 22/02/2018

TechnipFMC bondit de 5,7% à 25,14 euros, soutenu par des résultats 2017 jugés solides et des prévisions plus favorables. L'an dernier, le groupe parapétrolier franco-américain, né de la fusion…

Publié le 22/02/2018

Parmi les nombreuses publications du jour, Arkema se distingue avec une hausse qui approche les 3% à 106,4 euros...

CONTENUS SPONSORISÉS