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Institutions: Larcher face aux députés LR, l'unité à l'épreuve

| AFP | 272 | Aucun vote sur cette news
Le président du Sénat Gérard Larcher lors du défilé du 14-Juillet 2018 à Paris
Le président du Sénat Gérard Larcher lors du défilé du 14-Juillet 2018 à Paris ( Ludovic MARIN / AFP/Archives )

Les divergences latentes entre députés et sénateurs LR sur la réforme institutionnelle ont été ouvertement posées mardi, les premiers avertissant Gérard Larcher d'un risque de "schisme" s'il "dealait" avec Emmanuel Macron, le second justifiant sa stratégie de négociation sans "naïveté" avec l'exécutif.

Invité à leur réunion, le président du Sénat a été interpellé par des députés LR qui, "tous sur la même ligne", l'ont averti des conséquences d'une position divergente sur la révision de la Constitution, sur laquelle le Sénat, à majorité de droite, dispose d'un "verrou", selon des participants.

"Cela pourrait créer un schisme dans le parti (...) On lui a dit que le deal qu'il était prêt à accepter avec Emmanuel Macron ne nous convenait pas", a affirmé Julien Dive. "Des divisions, on en a déjà suffisamment, on peut pas se diviser sur la Constitution", a renchéri Claude Goasguen.

Pour Robin Reda, "c'était une explication franche, même s'il n'y a pas eu d'évolution des positions".

"Les choses qui devaient être dites ont été dites" a résumé le président LR de la commission des Lois du Sénat Philippe Bas, qui accompagnait Gérard Larcher dans cette réunion attendue "un peu rock n'roll" selon l'entourage de ce dernier.

"Il y a deux lignes, et ce serait mieux qu'il n'y en ait qu'une", selon un responsable LR.

Les députés LR présidés par Christian Jacob rejettent en bloc les trois textes de la réforme (constitutionnel - actuellement débattu à l'Assemblée -, organique et ordinaire). Ils refusent notamment l'introduction "inacceptable" d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés.

Gérard Larcher a défendu, selon son entourage, une stratégie de négociations avec l'exécutif sans être "naïf" sur le "bloc" des trois textes, pour "limiter la portée" de la réforme.

"Dire non à la révision constitutionnelle a priori, c'est laisser la voie libre au gouvernement", a-t-il averti les députés, rappelant que les promesses emblématiques de l'exécutif - 15% de proportionnelle, 30% de parlementaires en moins ou non cumul dans le temps - sont hors Constitution et peuvent "se faire sans le verrou du Sénat".

"L'architecture de la réforme a été imaginée pour contourner une éventuelle résistance du Sénat", a-t-il insisté, vantant des concessions obtenues selon lui par la négociation. "Je suis pragmatique et je préfère, même si ce n'est pas l'idéal, 15% plutôt que 30%" de proportionnelle, a-t-il dit.

- "piège" et "terrier" -

M. Larcher a cependant rappelé ses exigences pour un accord: "respect des droits du Parlement et du bicamérisme" (sur la navette parlementaire, le droit d'amendement...) et "juste représentation des territoires (un député et un sénateur au minimum par département et collectivité à statut spécifique).

Au-delà du président de l'Assemblée François de Rugy, qui martèle qu'"on a créé les conditions pour parvenir à un accord", le rapporteur général Richard Ferrand (LREM) a des mots doux pour le Sénat depuis quelques semaines et appelle ses troupes à ne voter aucun amendement qui ne puisse être accepté par l'autre chambre.

Au-delà du fond, il y a aussi une divergence tactique entre LR, "qu'on tranchera de façon collégiale", selon un élu.

"Est-ce qu'on veut offrir une victoire à Emmanuel Macron ?", s'est interrogé Robin Reda. "Le Sénat va faire un cadeau à Macron pour pas grand chose", a renchéri Claude Goasguen.

"Un échec de la révision constitutionnelle, avec l’objectif d’infliger une défaite au président de la République", comme le défendent "certains d’entre vous", pourrait être une "épreuve majeure pour le Parlement, pour l'équilibre de nos institutions et aussi pour nous", a plaidé le président du Sénat.

Alors que LR est "en reconstruction", ce ténor du parti a considéré que "cette révision constitutionnelle a été imaginée pour nous fracturer et nous ringardiser: ne tombons pas dans ce piège".

Dans l'entourage de Laurent Wauquiez, on assurait récemment qu'"on ne va pas surjouer le sujet" mais "plutôt être un facteur d'apaisement entre sénateurs et députés".

M. Larcher, qui reverra les députés à la fin de l'été, n'a pas forcément levé tous les doutes. "Le Sénat se battra jusqu'au dernier... député", ironisent ces derniers temps certains députés ou cadres LR. "Le rusé renard nous emmène dans son terrier, et son terrier a plusieurs sorties. Mais quelle sortie sera la bonne?", sourit un autre.

far-parl/ic/chr/jcc

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