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"Gilets jaunes" : les étapes d'une fronde inédite en France

| AFP | 502 | 1 par 1 internautes
Rassemblement de
Rassemblement de "gilets jaunes", le 9 février 2019 à Paris ( Zakaria ABDELKAFI / AFP/Archives )

Le mouvement inédit des "gilets jaunes", né sur les réseaux sociaux, a essaimé dans toute la France depuis trois mois, donnant parfois lieu à des scènes de guérilla urbaine, et poussant le gouvernement à des mesures sociales et au lancement d'un grand débat.

Depuis le 17 novembre, ces événements ont fait onze morts, pour la plupart lors d'accidents à des barrages, et au moins 1.700 blessés chez les "gilets jaunes", certains gravement, et un millier du côté des forces de l'ordre.

"Traque aux conducteurs"

Le samedi 17 novembre, la première journée de blocage de routes rassemble 282.000 manifestants arborant un gilet jaune fluorescent et occupant des ronds-points. Au-delà des hausses des taxes sur les carburants, la politique sociale et fiscale d'Emmanuel Macron, ainsi que sa personne même, sont ciblées.

Chaos à Paris

Samedi 24 novembre, pour l'acte 2 de leur mobilisation, des manifestants s'opposent durement aux forces de l'ordre sur les Champs-Élysées. 166.000 manifestants en France (dont 8.000 à Paris) sont recensés par les autorités.

Rassemblement de
Rassemblement de "gilets jaunes", le 9 février 2019 à Bordeaux ( MEHDI FEDOUACH / AFP/Archives )

Le 27, Emmanuel Macron dit vouloir organiser une "grande concertation" qui deviendra le "grand débat".

Le 1er décembre, le troisième samedi de mobilisation rassemble 136.000 manifestants. A Paris, l'Arc de Triomphe et plusieurs quartiers huppés connaissent des scènes de guérilla urbaine.

100 euros pour les smicards

Le 4 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe annonce la suspension pour six mois de la hausse de la fiscalité sur les carburants. Le lendemain, M. Macron fait savoir que l'augmentation est annulée pour 2019.

Le samedi 8, l'acte 4, émaillé de heurts, mobilise 136.000 manifestants.

Le 10, Emmanuel Macron annonce une hausse de 100 euros par mois pour les salariés payés au Smic, des heures supplémentaires "sans impôts ni charges" et une nouvelle exemption de hausse de CSG pour certains retraités. Les mesures annoncées depuis le début du mouvement sont évaluées à 10 milliards d'euros.

Mobilisation en baisse

Mobilisation plus calme et en baisse les samedis 15 (66.500 manifestants), 22 (38.600) et 29 décembre (32.000).

Le 21, le Parlement vote les mesures d'urgence annoncées par Emmanuel Macron.

Rebond de participation

La mobilisation remonte pour l'acte 8, samedi 5 janvier (50.000 personnes): des manifestants forcent avec un engin de chantier l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

Le 7, Édouard Philippe annonce une nouvelle loi "anticasseurs".

L'acte 9, samedi 12, réunit 84.000 manifestants.

Grand débat

Emmanuel Macron lance le grand débat national dans une lettre aux Français, puis lors d'un échange-marathon avec des maires normands le 15.

L'acte 10 du samedi 19 mobilise 84.000 manifestants en France, dont 10.000 à Toulouse.

"Gueules cassées"

Des "gilets jaunes" annoncent le 23 janvier un embryon de liste aux européennes, le Rassemblement d'initiative citoyenne (RIC), menée par une aide-soignante, Ingrid Levavasseur, vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Samedi 26, l'acte 11 est émaillé de heurts. Une figure des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues, gravement blessé à l'œil, assure avoir été atteint par un tir de LBD (lanceur de balles de défense) et des éclats de grenade de désencerclement.

Quelque 10.500 "foulards rouges" défilent le lendemain à Paris "contre la violence des gilets jaunes".

Le 1er février, le Conseil d'État rejette les demandes de suspension des LBD, décriés en raison des blessures graves qu'ils provoquent.

Crise avec l'Italie

L'acte 12 du samedi 2 février, dédié aux blessés des manifestations, mobilise 58.600 personnes selon l'Intérieur, contre 69.000 une semaine plus tôt. Des heurts éclatent à Paris et Bordeaux.

Le 5, l'Assemblée adopte la proposition de loi "anticasseurs", mais 50 députés LREM - un record - s'abstiennent alors que des avocats de renom ont dénoncé le texte comme une atteinte à la liberté de manifester.

La rencontre en France le même jour du vice-président du Conseil italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, avec le "gilet jaune" Christophe Chalençon provoque le rappel par Paris de son ambassadeur en Italie.

Acte 13 et 14

L'acte 13 du samedi 9 rassemble 51.400 personnes en France et est marqué par de nouvelles violences. A Paris, un manifestant a une main arrachée devant l'Assemblée nationale.

Le 13, Ingrid Levavasseur annonce qu'elle se "désolidarise" du Ralliement d'initiative citoyenne sans pour autant renoncer aux élections européennes.

L'ex-boxeur Christophe Dettinger est condamné à un an d'emprisonnement ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé deux gendarmes lors de l'acte 8 des "gilets jaunes".

Le samedi 16, pour l'acte 14, le ministère de l'Intérieur a dénombré 41.500 manifestants dont 5.000 à Paris.

Le philosophe Alain Finkielkraut a été injurié ("sioniste de merde"), en marge de la manif parisienne marquée par de nouveaux heurts, ce qui a suscité nombre de réactions scandalisées dans la classe politique.

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