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Vives tensions à l'Assemblée sur le temps de parole et les conditions de vote

| AFP | 365 | Aucun vote sur cette news
Les députés réunis à l'Assemblée nationale, le 4 juillet 2017
Les députés réunis à l'Assemblée nationale, le 4 juillet 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Des députés qui s'insurgent d'être privés de temps de parole, des votes dans la confusion et des protestations en cascade: les débats sur les textes de "confiance", ont donné lieu mardi à de vives tensions, après de premiers incidents similaires la veille.

Dès l'ouverture de la séance, le ton a été donné: la socialiste Cécile Untermaier a déploré des débats lundi soir "pas de la nature et de la qualité que nous attendions, s'agissant d'un droit d'expression de l'opposition".

Des élus, comme la socialiste Delphine Batho, règlement en main, s'étaient insurgés vers la fin de séance nocturne devant l'impossibilité de s'exprimer sur certains sous-amendements, la présidente de séance, Danielle Brulebois (REM) répliquant, visiblement un peu déboussolée, avoir "respecté le règlement".

Nouvelle vice-présidente mais problèmes similaires mardi: le MoDem Jean-Louis Bourlanges s'est rapidement agacé d'être privé de temps de parole par Carole Bureau Bonnard (REM) sur un amendement Nouvelle Gauche, au motif qu'il y avait "déjà eu deux prises de parole".

"Je suis un parlementaire comme vous, j'ai demandé la parole", a avancé l'élu septuagénaire des Hauts-de-Seine, figure médiatique qui fut 20 ans parlementaire européen, avant de quitter l'hémicycle sous les applaudissements de certains élus, tandis que la vice-présidente glissait: "Ben, il part."

Peu après, nouvel incident autour du vote à main levée d'un amendement.

La vice-présidente a argué d'un micro défaillant pour dire que ses consignes n'avaient pas été entendues par certains. Le Constructif Philippe Vigier et Olivier Dussopt (Nouvelle Gauche) ont contesté cette version et affirmé qu'elle n'avait pas respecté les règles. Dans un brouhaha généralisé, une suspension de séance a été demandée par les socialistes.

A la reprise, Olivier Dussopt a observé que "la confusion dans laquelle nous travaillons depuis cette nuit et encore ce début d'après-midi fait que notre Assemblée s'approche assez dangereusement de la ligne qui sépare le respect du principe de clarté et de sincérité du débat de la ligne de l'irrespect". Il a prévenu que la constitutionnalité du texte pourrait se retrouver "en péril".

Les députés ont ensuite entamé les débats sur le "verrou de Bercy", que des députés de tous bords veulent faire sauter en partie.

Dans une grande confusion, certains ont vivement dénoncé la discussion commune de certains amendements, Éric Coquerel (LFI) pointant notamment un "problème politique".

"Vraiment cela devient pénible", a tonné André Chassaigne, chef de file communiste, reprochant une présidence des débats "incompréhensible". Il a été rejoint, fait rare, par le LR Philippe Gosselin, qui s'est exclamé: "Ici, on n'est pas dans une phase d'apprentissage, on fabrique la loi."

Après une nouvelle suspension, le président de l'Assemblée François de Rugy a repris le "perchoir" peu avant 17 heures pour tenter de ramener la sérénité, octroyant notamment un large temps de parole aux intervenants et rappelant que la discussion commune d'amendements était "une procédure habituelle".

Le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a alors tenu à adresser un message à la vice-présidente remplacée, assurant qu'"aucun d'entre nous n'a souhaité sa disparition soudaine". "Nous n'avons pas cherché à créer des incidents", mais à faire respecter le règlement, a-t-il affirmé.

"Des collègues de différents groupes ont voulu profiter de la situation et poussé le bouchon un peu loin, ça fait partie du jeu", a analysé dans les couloirs un ténor de la majorité, précisant qu'"on savait qu'il y aurait des moments un peu chauds sur ce texte".

Déjà en commission, de premiers incidents avaient surgi sur ces textes, avec notamment un vote exceptionnel "assis-debout" pour départager les députés.

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