En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 907.61 PTS
-0.04 %
4 900.0
-0.03 %
SBF 120 PTS
3 900.82
-0.02 %
DAX PTS
10 940.60
+0.10 %
Dowjones PTS
24 527.27
+0.64 %
6 763.96
+0.00 %
1.137
+0.02 %

Arrestation à Londres d'un proche de Sarkozy, personnage-clé de l'enquête sur les fonds libyens

| AFP | 1562 | 5 par 1 internautes
Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, le 12 décembre 2007 à l'Elysee
Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, le 12 décembre 2007 à l'Elysee ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )

L'homme d'affaires français Alexandre Djouhri, au coeur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a été interpellé dimanche à Londres à la demande des juges qui envisagent des poursuites contre lui.

Cet intermédiaire financier, familier des réseaux de la droite française et des affaires politico-judiciaires, a été arrêté à l'aéroport d'Heathrow en vertu d'un mandat d'arrêt pour "fraude" et "blanchiment d'argent", a indiqué lundi la police londonienne dans un communiqué, confirmant une information de L'Obs.

A l'issue d'une audience lundi devant un tribunal londonien, il a été placé en garde à vue et comparaîtra à nouveau mercredi afin de fixer une date d'audience d'extradition vers la France où il risque une mise en examen dans l'enquête sur cette affaire libyenne qui menace l'ancien président français. Cette audience pourrait n'intervenir qu'à la mi-février, a indiqué un porte-parole du tribunal.

Agé de 58 ans, résident suisse, Alexandre Djouhri fait figure de personnage-clé de l'enquête ouverte à Paris depuis 2013 pour vérifier les accusations lancées deux ans plus tôt par l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam, selon lesquelles Nicolas Sarkozy avait bénéficié de leurs fonds pour sa campagne de 2007.

Ce dernier a toujours fermement rejeté ces accusations et son entourage récuse que M. Djouhri figure parmi les proches de l'ancien chef d'Etat.

L'homme d'affaires, qui promettait aux juges d'intervenir en faveur de M. Sarkozy et dont le nom apparaît dans une transaction suspecte avec la Libye ainsi que dans l'exfiltration hors de France d'un personnage-clé du régime Kadhafi, s'est jusqu'à présent soustrait aux demandes de la justice et n'a ainsi pas répondu à la convocation des enquêteurs en septembre 2016.

A cette époque, après trois ans d'investigations, les juges d'instruction du pôle financier de Paris ne disposaient pas de preuves irréfutables d'un financement libyen, mais d'une série de témoignages et d'éléments troublants.

Parmi eux, la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes), pour environ 10 millions d'euros, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, l'ancien grand argentier du régime de Kadhafi, évincé du pouvoir et tué en 2011.

Or les juges soupçonnent Alexandre Djouhri d'être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et de s'être entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d'achat "très surévalué", selon les éléments de l'enquête rapportés à l'AFP.

Le parquet national financier avait alors étendu ses investigations à de possibles détournements de fonds commis à la faveur de cette vente, en lien avec l'affaire.

- 'Moi, je m'en fous' -

Les magistrats pensent aussi qu'Alexandre Djouhri a aidé M. Saleh à quitter la France, en jet privé via le Niger au printemps 2012, alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays. Une exfiltration qui lui a permis de rejoindre ensuite l'Afrique du Sud.

Contacté par l'AFP, son avocat n'a pas donné suite.

Dominique de Villepin (C) et Alexandre Djouhri (G) au Parc des Princes à Paris, le 23 avril 2014
Dominique de Villepin (C) et Alexandre Djouhri (G) au Parc des Princes à Paris, le 23 avril 2014 ( FRANCK FIFE / AFP/Archives )

Longtemps réputé proche du clan chiraquien, et notamment de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, Alexandre Djouhri s'est, au fil des années, rapproché des réseaux de Nicolas Sarkozy.

Dans une série de conversations interceptées par les enquêteurs, l'homme d'affaires avait promis de faire parvenir aux juges une lettre dans laquelle M. Saleh démentirait un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. En mars 2014, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, s'enquerrait, "à la demande du président", de la démarche dont on ignore encore aujourd'hui si elle a abouti.

D'après ces écoutes, M. Djouhri laissait entendre qu'une telle démarche ne serait peut-être pas "opportun(e)" en raison des élections municipales qui se tenaient alors en France, tout en ajoutant: "Moi, je m'en fous, posez-lui la question". Dans un coup de fil ultérieur, le même jour, Michel Gaudin précise: "J'ai eu le président, donc... pour lui pas de problème de calendrier, le plus tôt sera le mieux, hein?"

Selon le Canard enchaîné, l'homme d'affaires d'origine algérienne était présent à une réception à l'ambassade de France à Alger en présence du président Emmanuel Macron, le 6 décembre.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/12/2018

Plastic Omnium s’offre un bol d’air frais aujourd’hui en Bourse, à la faveur d’un gain de 4,59% à 20,15 euros. A l’occasion de sa journée Investisseurs, l’équipementier automobile…

Publié le 13/12/2018

Oceasoft perd 4,26% à 0,9 euros après avoir reçu récemment de l'administration fiscale un avis de vérification de comptabilité portant notamment sur les déclarations relatives au crédit…

Publié le 13/12/2018

      Réduction du capital social par annulation de 160 500 actions propres représentant 2,2% du capital       Neuilly-sur-Seine, le 12 décembre 2018 - Linedata…

Publié le 13/12/2018

Saber Interactive (MudRunner) et Focus Home Interactive continuent leur partenariat et s’associent aujourd’hui pour la sortie de World War Z, un jeu de tir coopératif à la troisième personne…

Publié le 13/12/2018

Le double test du support clé des 107.15 euros a permis de stopper la correction du titre qui a entrepris depuis un mouvement de rebond. Du côté des indicateurs techniques, le RSI retrouve un…