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Européennes: Moscovici jette l'éponge, le PS dans le brouillard

| AFP | 151 | Aucun vote sur cette news
Pierre Moscovici à Luxembourg, le 1er octobre 2018
Pierre Moscovici à Luxembourg, le 1er octobre 2018 ( JOHN THYS / AFP/Archives )

Maltraité par les socialistes depuis six mois, Pierre Moscovici a finalement décidé jeudi de jeter l'éponge pour les élections européennes, laissant plus que jamais incertaine la question de la tête de liste PS, à huit mois du scrutin.

Dans une lettre au président du Parti socialiste européen, Sergueï Stanichev, M. Moscovici affirme renoncer à une "candidature pour conduire la famille socialiste européenne" en raison de "désaccords profonds sur (la) ligne politique et (la) stratégie pour l'Europe" du PS français, qui ne lui permettent pas de prendre la tête de sa campagne.

Selon des sources européennes, M. Moscovici avait pourtant de bonnes chances d'être désigné "Spitzenkandidat" (chef de file) du PSE, grâce au soutien des Premiers ministres Pedro Costa (Portugal), Pedro Sanchez (Espagne) et Alexis Tsipras (Grèce). Les candidats ont jusqu'au 18 octobre pour se faire connaître.

Interrogé par Le Monde, M. Moscovici charge violemment ses camarades du PS, qui n'ont "pas pris la mesure du défi existentiel auquel fait face l'Europe" et qui ne savent pas s'ils sont "ardemment pro-européens" ou "euro-hésitants".

Le commissaire européen aux Affaires économiques leur reproche aussi de flirter avec le protectionnisme en appelant à ne pas ratifier le traité de commerce euro-canadien CETA, et de "s'isoler" au sein du PSE.

Dans son viseur, le texte sur les européennes élaboré par le courant majoritaire du PS, qui sera soumis au vote des militants le 11 octobre. Ce document "explique que la commission Juncker est le bras armé de la mondialisation libérale", proteste M. Moscovici, rappelant que "la commission est soutenue par le PSE" et qu'il y a "huit commissaires socialistes dans son collège".

M. Moscovici, qui reprend sa "liberté de pensée et de parole", pourrait-il figurer sur une liste soutenue par Emmanuel Macron ? "La question n'est pas posée", répond-il en promettant de participer "au sein du PSE, à tisser une alliance de forces progressistes en 2019, dans laquelle la gauche aura toute sa place".

- Une volonté de "rupture" -

Ces déclarations mettent fin à un suspens de plusieurs mois, au cours duquel jamais la direction du PS n'a semblé particulièrement enthousiaste vis-à-vis de la candidature de M. Moscovici, ouvertement décriée par l'aile gauche du parti, mais aussi par les anciens ministres Christian Eckert ou Michel Sapin, proche de François Hollande.

Auprès de l'AFP, un partisan de M. Moscovici ne décolère pas: "Cela fait six mois qu'ils s'essuient les pieds sur lui !", accuse cette source sous couvert d'anonymat.

Elle fustige notamment l'absence d'alternative crédible pour la tête de liste française, et le fait que le candidat du PSE risque à l'arrivée d'être plus droitier que M. Moscovici - le Néerlandais Frans Timmermans, premier vice-président de la commission européenne, tiendrait la corde -.

Cette source reproche aussi à la direction du PS de nombreuses concessions faites à l'aile gauche du parti. Des compromis qui n'ont pas empêché Emmanuel Maurel et ses proches de présenter leur propre texte et de menacer de quitter le parti avant le prochain Conseil national, prévu le 13 octobre.

Interrogée par l'AFP, la patronne de la délégation socialiste au Parlement européen, Christine Revault d'Allonnes, "regrette" la décision de M. Moscovici.

Elle-même n'exclut plus désormais de revendiquer la tête de liste française, alors que les ténors approchés par le PS -Bernard Cazeneuve, Christiane Taubira- ont décliné.

De son côté, le premier secrétaire Olivier Faure affirme avoir "de l'estime pour Pierre Moscovici, même s'il ne partage pas tout ce qu'il dit".

M. Faure entend notamment s'en tenir à la ligne arrêtée par le PSE, et réaffirmée par le texte du PS, de "rupture" avec la stratégie de "grande coalition" droite/gauche au Parlement européen. M. Moscovici affirme à l'inverse dans Le Monde que "l'Europe (...) ne peut pas être totalement de gauche ou complètement de droite. Elle est le résultat d'un compromis et le bon compromis est celui le plus progressiste possible".

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