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Européennes: les Français votent ce week-end, RN et La République en Marche en position de force

| AFP | 472 | 1 par 1 internautes
Séance plénière du Parlement, à Strasbourg, le 26 mars 2019
Séance plénière du Parlement, à Strasbourg, le 26 mars 2019 ( FREDERICK FLORIN / AFP/Archives )

Le Rassemblement national et La République en Marche abordent en position de force les élections européennes dimanche. Mais l'incertitude reste entière sur l'issue du scrutin.

Vendredi, l'explosion d'un colis piégé à Lyon a marqué la toute fin de la campagne. L'impact de cet acte - qui a fait 13 blessés légers et n'a pas été revendiqué -, est difficile à déterminer.

La campagne a été dominée ces dernières semaines par l'affrontement entre Emmanuel Macron et la patronne du RN, Marine Le Pen, qui appelle à un référendum "anti-Macron".

Le scrutin a débuté dès samedi 08H00 locale à Saint-Pierre et Miquelon, avant la Guyane, les Antilles et la Polynésie, cette partie des Outre-mer prenant de l'avance en raison du décalage horaire.

Dimanche, les bureaux ouvriront aussi à 8H00 en métropole. Le vote s'achèvera à 18H00, à l'exception des grandes villes où les bureaux pourront rester ouverts jusqu'à 20H00.

Sécurité des bureaux de vote

Après l'explosion à Lyon, le ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets un renforcement de la vigilance et de la sécurité des lieux accueillant du public, ce qui pourrait se traduire par des patrouilles renforcées autour de certains bureaux.

Emmanuel Macron a reçu samedi en début d'après-midi Christophe Castaner pour "un point général de situation" sur les questions de "sécurité intérieure", a indiqué l'Elysée.

C'est le premier test électoral pour le chef de l'Etat depuis les législatives de 2017. C'est aussi le premier rendez-vous dans les urnes consécutif à la crise des "gilets jaunes" et aux annonces de l'Elysée pour tenter d'en sortir.

Pour le 28e samedi de mobilisation, les "gilets jaunes" étaient quelque 12.500 en France, selon l'Intérieur. A Amiens en particulier, où est né le président, les manifestants - 1.200 selon la préfecture, 2.000 selon les organisateurs - entendaient "aller chercher Macron chez lui" en "prenant" sa ville.

Nathalie Loiseau tête de liste La République en Marche (LREM), à laMutualité à Paris, le 24 mai 2019
Nathalie Loiseau tête de liste La République en Marche (LREM), à laMutualité à Paris, le 24 mai 2019 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Un ancien "gilet jaune", Thierry Paul Valette, a appelé samedi dans un communiqué à "voter pour la liste d'Emmanuel Macron à contre-coeur", promettant néanmoins de "continuer à dénoncer la politique actuelle si elle ne change pas".

Jordan Bardella tête de liste du Rassemblement National (RN), à Hénin-Beaumont, le 24 mai 2019
Jordan Bardella tête de liste du Rassemblement National (RN), à Hénin-Beaumont, le 24 mai 2019 ( Philippe HUGUEN / AFP )

A la veille du scrutin, entre 45% et 48% des intentions de vote se concentrent sur les deux listes RN et LREM. Et l'élection devrait être à nouveau marquée par une forte abstention, à un niveau proche de celle de 2014 (57,57%), malgré un sursaut de mobilisation ces derniers jours.

A midi samedi en Martinique, la participation s'élevait à 5%, contre 4% à la même heure il y a cinq ans. En Guadeloupe, elle était de près de 6%, contre 3% en 2014, mais 7% en 2009. "On doit se positionner pour faire bouger les choses et obtenir des aides pour la pêche, l'agriculture", plaidait Agnès, une électrice de la commune du Moule.

Avec un record de 34 listes en lice, 47 millions de Français sont appelés à voter pour élire 79 eurodéputés, dont cinq devront attendre la sortie éventuelle du Royaume-Uni de l'Union européenne pour prendre leurs fonctions.

Un panneau électoral à Paris, le 23 mai 2019
Un panneau électoral à Paris, le 23 mai 2019 ( JOEL SAGET / AFP )

Le RN est en tête devant LREM dans l'ensemble des derniers sondages. Mais l'écart, de 0,5 à 2,5 points en sa faveur reste limité. Avec 23% à 25% d'intentions de vote, il se rapproche du score réalisé en 2014 par le Front national, alors arrivé en tête avec près de 25% des voix.

"Les ferments du succès du FN en 2014 sont là : mobilisation de l'électorat de Marine Le Pen de la présidentielle 2017, une certitude de choix élevée chez les électeurs RN et la nationalisation du scrutin qui permet d'installer le vote RN comme le vote +anti-Macron+", analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

M. Macron n'a cessé de dramatiser l'enjeu du scrutin et s'est investi dans la fin de campagne.

Un succès du parti d'extrême droite serait perçu comme un désaveu pour le chef de l'Etat. Ces derniers jours, une partie de la majorité a semblé s'y préparer. Un score "proche" de celui de M. Macron au premier tour de la présidentielle 2017 (24%) serait déjà un "exploit politique", a fait valoir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Emmanuel Macron glissera son bulletin dans l'urne dimanche au Touquet (Pas-de-Calais), et sera à l'Elysée pour la soirée.

Le couperet des 5%

Chacune des deux listes, RN et LREM, peut espérer faire élire plus d'une vingtaine d'eurodéputés.

Quatre ou cinq autres semblent en mesure d'obtenir des élus au Parlement de Strasbourg. Créditée de 13%, celle des Républicains conduite par François-Xavier Bellamy n'est pas parvenue à réduire l'écart avec le duo de tête.

Loin derrière, La France insoumise et Europe-Ecologie Les Verts, à 7% à 9%, se disputent la première place à gauche, au terme d'une campagne difficile pour leur camp, miné par ses divisions.

Créditée de 5% à 6%, la liste PS/Place publique peut espérer franchir la barre des 5% qui permet d'avoir des élus.

Pour les autres, ce sera plus compliqué: "Alliance jaune", proche des "gilets jaunes", atteint tout juste 1%.

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