En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 924.89 PTS
-
4 905.5
-
SBF 120 PTS
3 923.96
-
DAX PTS
11 066.41
-1.58 %
Dowjones PTS
24 465.64
-2.21 %
6 526.96
-1.75 %
1.137
+0.01 %

En Alsace renaît l'espoir d'une région unie sur le modèle corse

| AFP | 477 | Aucun vote sur cette news
Le village alsacien de Kaysersberg le 25 juin 2017
Le village alsacien de Kaysersberg le 25 juin 2017 ( PATRICK HERTZOG / AFP/Archives )

Deux ans après la fusion très contestée de l'Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, la "réflexion sur l'avenir" de l'Alsace lancée par Matignon ouvre un nouvel horizon pour ceux qui réclament une collectivité s'inspirant de la Corse.

La décision du Premier ministre Edouard Philippe, annoncée début février de missionner le préfet alsacien Jean-Luc Marx pour étudier l'éventualité d'une fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, est perçue comme un premier signe positif dans cette région de près de 2 millions d'habitants ancrée à droite et qui continue d'afficher son vif désamour de la région "Grand Est".

Au lendemain de l'annonce de Matignon, 130 élus alsaciens LR, UDI, LREM et membres de la société civile ont signé une déclaration "Cap vers l'Alsace!" et lancé un appel pour "une collectivité territoriale d'Alsace à statut particulier", dotée de compétences d’Etat, notamment en matière d'enseignement linguistique, économie, tourisme, formation professionnelle, bilinguisme.

Le député Eric Straumann à Paris le 9 juillet 2014
Le député Eric Straumann à Paris le 9 juillet 2014 ( JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives )

"La population n'a pas accepté ce Grand Est", rappelle le député LR de Colmar, Eric Straumann, interrogé par l'AFP, l'un des plus farouches opposants à la réforme Hollande. "J'entends régulièrement des gens qui me disent qu'ils sont insatisfaits de cette évolution institutionnelle qui s'est faite sans leur avis et de manière anti-démocratique", insiste l'élu haut-rhinois.

Le préfet, qui doit rendre un rapport au printemps, a été chargé de "mener des réflexions sur cette question" avec une condition: la mission devra plancher "sans remettre en cause la région Grand Est", écartant ainsi l'hypothèse d'une renaissance de la région Alsace.

- 'Un message gaullien' -

Alors que Manuel Valls affirmait de façon péremptoire en octobre 2014 à l'assemblée nationale "qu'il n'y a pas de peuple alsacien", Edouard Philippe a envoyé un "message de style gaullien: Je vous ai compris!. Reste à savoir ce qu'il y aura derrière", fait remarquer Eric Straumann, favorable "à une Alsace unie" rassemblant les départements et la Région.

Cette mission est un "premier coup de canif dans le sac du Grand Est" et "une prise de conscience au sommet de l'Etat, qu'il y a un problème alsacien", se félicite-t-il mais "si on ne fait rien, on va se réveiller en France un matin, comme on s'est réveillé après les dernières élections en Corse!".

Edouard Philippe à Matigon, Paris, le 9 février 2018
Edouard Philippe à Matigon, Paris, le 9 février 2018 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )

Sur l'Ile de Beauté, les élections territoriales de décembre ont été largement remportées par la coalition des nationalistes qui a obtenu le contrôle de la nouvelle collectivité territoriale qui remplace les conseils départementaux et la région.

"Si la fusion des deux départements est possible, il faut la faire, d’autant qu’il y a une majorité pour cela", plaide le maire socialiste de Strasbourg Roland Ries cité dans le quotidien les DNA.

Chez les autonomistes alsaciens on se réjouit que "le problème alsacien soit pris en compte". "84% des Alsaciens sont mécontents de la fusion" rappelle la présidente du parti Unser Land, Andrée Munchenbach citant un sondage CSA.

Fort de ses 15% aux départementales de 2015, Unser Land continue de réclamer "une collectivité à statut particulier" avec des compétences de l'Etat en matière d'enseignement de l'allemand et de l'alsacien. "Les Corses demandent d'être une collectivité à statut particulier. Le même argument est valable pour l'Alsace au titre de notre singularité rhénane", souligne Mme Munchenbach.

- L'Alsace n'est pas la Catalogne -

Pour le politologue Richard Kleinschmager, ce nouvel épisode réveille "la revendication alsacienne, complexe et multiforme où s'expriment des courants et revendications séparatistes voire identitaires". Elles avaient échoué en avril 2013 lorsque la population consultée par référendum avait rejeté la fusion du "67" avec le "68".

Sur le papier, la marge de manoeuvre du préfet alsacien semble ténue: "On ne voit pas bien comment l'évolution vers une remise en place d'une région Alsace indépendante de plein exercice pourrait se faire." "La situation n'est pas comparable à la Corse, ni à la Catalogne. On est loin du compte", fait remarquer le politologue.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/11/2018

A l'issue de cette cession, la participation d'Axa au capital d'EQH diminue, passant de 72,2% des actions ordinaires d'EQH en circulation à 59,3%...

Publié le 20/11/2018

Son appareil est un dispositif d'épuration d'air dédié aux grands volumes intérieurs...

Publié le 20/11/2018

Statum, co-dirigée notamment par Brice Aquilina (ex I-prospect) vient renforcer l'offre Média du Groupe...

Publié le 20/11/2018

Lagardère acquiert un leader de la Restauration sur le marché du Travel Retail en Amérique du Nord...