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Asile: coup d'envoi des débats à l'Assemblée, premiers tirs croisés

| AFP | 607 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, à Paris, le 11 avril 2018.
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, à Paris, le 11 avril 2018. ( FRANCOIS GUILLOT / AFP )

"Petite" pour la droite, "inhumaine" pour la gauche : la loi asile et immigration a fait l'objet lundi soir de premiers tirs croisés à l'Assemblée, le gouvernement plaidant l'"urgence" à agir avec ce texte controversé qui met la majorité à l'épreuve.

La loi a "trois objectifs majeurs : une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif, une intégration réussie", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à l'ouverture des débats en première lecture.

Dans un hémicycle clairsemé, il a notamment évoqué la "crise migratoire" en Europe et mis en avant la saturation en France des hébergements d'urgence, plaidant l'"urgence à réagir face à une situation qui se dégrade d'année en année".

Premiers à monter au front, les députés LR ont dénoncé, par la voix de Guillaume Larrivé une "petite loi" qui "ne permettra pas à la France de sortir du chaos migratoire".

"Convoquer en permanence le devoir d'humanité qui invite à de tièdes décisions est une faute lourde", a aussi lancé Annie Genevard à l'adresse du ministre.

L'insoumis Eric Coquerel a, lui, dénoncé un discours "nauséeux" de LR dont le rôle est à ses yeux de "jouer à l'idiot utile du macronisme et faire passer une loi extrême pour une loi équilibrée", alors qu'elle est "inhumaine".

Laurence Dumont (Nouvelle gauche) a également jugé l'argumentation de la droite "aussi indigne que le projet de loi lui-même" qui "traite l'étranger en délinquant, l'enfant en adulte, le malade en imposteur et le demandeur d'asile en fraudeur".

"Nous vous montrerons comment à la fois nous limiterons une immigration massive et en même temps au détriment de ce que vous voulez faire, nous garantirons le droit d'asile", "un droit sacré", a répondu de son côté à la droite Gérard Collomb.

Le projet de loi prévoit notamment de réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile, pour entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés, et à l'inverse de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

- "Solidarité" -

Les demandes d'asile en 2017
Les demandes d'asile en 2017 ( Sophie RAMIS / AFP )

Manifestation des tensions nées il y a plusieurs mois autour des dispositions sur l'asile: la porte du Palais Bourbon a été taguée dans le week-end de l'inscription "accueil de merde". Cinq personnes ont été interpellées.

Plusieurs centaines de manifestants se sont aussi rassemblés lundi aux abords de l'Assemblée, emmenés notamment par la Cimade ou la Ligue des droits de l'Homme, pour dénoncer une "loi liberticide".

"On ne peut pas prendre toute la misère du monde", avait déclaré Emmanuel Macron dimanche soir. "Nous sommes face à un phénomène migratoire inédit" et le droit d'asile, auquel il est "attaché", est "respecté", avait-il aussi affirmé.

La France a enregistré plus de 100.000 demandes d'asile l'an dernier, soit une hausse de 17,5 % par rapport à 2016.

Le projet de loi est critiqué au sein même de la majorité, malgré les efforts de pédagogie et persuasion déployés depuis plusieurs mois par Gérard Collomb, incarnant la ligne "dure" de l'exécutif.

Dès l'examen en commission, les discussions ont été agitées, ce qui a valu à la vingtaine de contestataires LREM un rappel à l'ordre du président de groupe, Richard Ferrand.

Jean-Michel Clément (ex-PS) prévoit toutefois de voter contre un texte à "la logique répressive", Martine Wonner n'excluant pas de faire de même, tandis que Matthieu Orphelin pense s'abstenir, comme Stella Dupont.

Les responsables LREM rejettent tout parallèle avec les frondeurs socialistes du précédent quinquennat, mais ce projet de loi est le premier à faire autant tanguer dans les rangs des "marcheurs".

Plus d'un millier d'amendements sont au menu jusqu'à la fin de la semaine, dont 200 des députés LREM, un record. Aucun n'a été examiné lundi soir.

A l'ouverture des débats, la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a jugé "normal qu'il y ait en chacun d'entre nous des idées qui s'entrechoquent", mais défendu un projet qui "permet de faire face à la crise migratoire sans renier nos idéaux".

Chez les MoDem alliés de LREM, certains ont des "réserves" et défendront des amendements pour l'améliorer. Les élus UAI (UDI, Agir et Indépendants) veulent aussi "équilibrer" ses mesures.

La présidente du FN et députée du Pas-de-Calais Marine Le Pen a, elle, présenté un contre-projet d'une cinquantaine de propositions.

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