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Crack à Paris: la mairie et le gouvernement s'accordent après des mois d'impasse

| AFP | 309 | 5 par 1 internautes
Manifestation contre l'installation d'un centre d'accueil pour les consommateurs de crack dans le quartier Pelleport, dans le 20e arrondissement de Paris, le 11 septembre 2021
Manifestation contre l'installation d'un centre d'accueil pour les consommateurs de crack dans le quartier Pelleport, dans le 20e arrondissement de Paris, le 11 septembre 2021 ( THOMAS COEX / AFP/Archives )

Feu vert du Premier ministre Jean Castex pour aménager de nouvelles salles, dont des "salles de shoot", et renoncement de la maire de Paris Anne Hidalgo à un site contesté, car mitoyen d'une école : le dossier ultra-sensible du traitement des consommateurs de crack à Paris s'est débloqué mercredi après des mois d'impasse.

Mardi, les députés Caroline Janvier (LREM) et Stéphane Viry (LR), chargés d'une mission flash sur le sujet, avaient jugé "utiles et efficaces" les salles de consommation à moindre risque (SCMR), surnommées "salle de shoot" : un "terme péjoratif" pour eux comme pour Anne Hidalgo. Ils avaient recommandé leur pérennisation au-delà du cadre expérimental, qui se termine en 2022.

Mercredi, Jean Castex a d'abord confirmé avoir arbitré en faveur de la prorogation du dispositif, comme le ministère de la Santé l'avait indiqué en juillet à l'AFP.

Mais il a aussi, dans un courrier à Anne Hidalgo que l'AFP s'est procuré, validé "la création de nouveaux lieux dédiés à l'accueil et au repos" des consommateurs de crack à Paris, sous réserve d'une offre et d'une localisation adaptées.

Dérivé de la cocaïne, très addictif et bon marché, le crack suscite de fortes tensions dans le nord-est parisien, où sa consommation dans la rue empoisonne la vie des riverains, en proie à un espace public dégradé.

Le chef du gouvernement veut "offrir aux consommateurs des lieux de repos et un parcours de sevrage de qualité" et poursuivre le déploiement de "l'offre de soins" dans le cadre du plan crack signé en 2019 entre l'Etat et la Ville.

S'il n'évoque pas explicitement l'aménagement de nouvelles SCMR, le Premier ministre confirme que les quatre nouveaux sites proposés fin août par Anne Hidalgo ont "vocation à s'inscrire dans le cadre expérimental offert par la loi du 24 janvier 2016" qui les autorise.

Il n'existe jusqu'ici que deux structures de ce type en France, à Strasbourg et à Paris. Mais les SCMR sont "une solution", car elles permettent "d'accompagner des consommateurs de drogue vers le sevrage", a acté Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres.

La question divisait jusqu'au sein du gouvernement, entre la ligne dure adoptée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et celle du ministre de la Santé Olivier Véran, dont le cabinet a jugé "positif" le bilan des deux structures.

Le projet Pelleport enterré

"C'est enfin une politique structurelle qui est en train de se mettre en place" dans la prise en charge des consommateurs de drogue, se félicite l'entourage d'Anne Hidalgo, qui considère l'annonce du Premier ministre comme une victoire "dans la longue liste des combats" de la candidate socialiste, désormais déclarée, à la présidentielle.

Manifestation contre l'installation d'un centre d'accueil pour les consommateurs de crack dans le quartier Pelleport, dans le 20e arrondissement de Paris, le 11 septembre 2021
Manifestation contre l'installation d'un centre d'accueil pour les consommateurs de crack dans le quartier Pelleport, dans le 20e arrondissement de Paris, le 11 septembre 2021 ( THOMAS COEX / AFP/Archives )

Contacté par l'AFP, le premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire (PS), a salué une "très bonne nouvelle". "L'approche globale défendue par la Ville, qui intègrera de façon pragmatique la consommation encadrée comme un outil d'accompagnement au sevrage, fait enfin l'objet d'un consensus politique", s'est félicitée la municipalité dans un communiqué.

La maire de Paris a toutefois reculé sur le projet de salle rue Pelleport, dans le XXe arrondissement parisien, mitoyen d'une école et que les riverains ont découvert avant que le maire de l'arrondissement Eric Pliez ne s'exprime sur le sujet lors d'une réunion publique mercredi soir.

Une "difficulté évidente" pour Jean Castex, et un projet "impossible" pour Gabriel Attal. "Installer ce dispositif qui vise à accueillir des toxicomanes, pour les accompagner vers le sevrage, collé à une école, on a dit +c'est non+,", a insisté le porte-parole du gouvernement, incitant la mairie à faire "d'autres propositions".

Message entendu rapidement par la mairie, qui a annoncé renoncer à ce site dans une "décision conjointe" avec l'Etat. "La maire n'avait pas rendu d'arbitrage final, c'était dans une liste de propositions", a relativisé Emmanuel Grégoire (PS).

Lors de la réunion, Eric Pliez et Emmanuel Grégoire ont fait face à l'hostilité d'une grande partie de la salle."On ne vous croit plus", a par exemple lancé une participante.

Reconnaissant que les conditions n'étaient "pas réunies" pour le projet abandonné, Eric Pliez s'est dit déterminé, "maintenant que le calendrier se desserre", à identifier "d'autres sites". Emmanuel Grégoire a promis des "moyens considérables" pour que l'ouverture de nouvelles structures se passe "dans les meilleures conditions".

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