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Corse: jugé en appel, l'ex-député Paul Giacobbi veut "défendre son honneur"

| AFP | 272 | 5 par 1 internautes
Paul Giacobbi, le 1er décembre 2016 au tribunal de Bastia
Paul Giacobbi, le 1er décembre 2016 au tribunal de Bastia ( PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP/Archives )

L'ex-député DVG Paul Giacobbi a déclaré lundi, au premier jour de son procès en appel dans l'affaire dite des gîtes ruraux pour détournement de fonds publics, vouloir "défendre [son] honneur", assurant n'avoir pas été au courant des fraudes qui lui sont reprochées.

Devant les magistrats, M. Giacobbi, qui avait été condamné en janvier 2017 en première instance à 3 ans de prison, 5 ans d'inéligibilité et 100.000 euros d'amende, a reconnu lundi qu'"il y avait eu des fraudes", tout en affirmant l'avoir "appris après (s)on départ du département" de Haute-Corse, qu'il a présidé de 1998 à 2010.

"J’ai eu du mal à admettre qu’elles étaient le fait de personnes en qui j’avais confiance", a-t-il ajouté. "Je suis là pour défendre mon honneur", a-t-il encore dit.

Pour son avocat Emmanuel Mercinier-Pantalacci, les faits qui lui sont reprochés ont été commis à son insu.

Celui qui était un des hommes forts de la vie politique corse pendant une quinzaine d'années est rejugé pour détournement de fonds publics, de lundi à vendredi, aux côtés de cinq autres prévenus, devant la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Bastia.

En première instance, les juges l'avaient reconnu responsable du détournement de 480.000 euros de subventions, censées être accordées à des propriétaires de gîtes ruraux, pour promouvoir le développement du tourisme insulaire. En réalité, elles étaient détournées à des fins privées par les bénéficiaires.

-'Nébuleuse'-

M. Giacobbi, 60 ans, député de Haute-Corse de 2002 à 2017, a toujours nié les faits et avait dénoncé après sa condamnation, par la voix de son avocat, un "assassinat politique". En juin 2017, il ne s'était pas représenté aux élections législatives, après avoir été l'un des premiers à soutenir Emmanuel Macron dans l'île.

Aucun enrichissement personnel n'est reproché à M. Giacobbi, qui est accusé d'avoir entretenu un système clientéliste aux frais de la collectivité. Vingt-deux autres prévenus, membres de l'administration et qui avaient joué un rôle dans l'attribution des subventions ou bénéficiaires, avaient été condamnés en première instance.

Lundi à l'audience, la fonctionnaire Marie-Laure Le Mée, cheffe de service Habitat au conseil général de Haute-Corse qui a été condamnée en première instance à un an de prison avec sursis et a fait appel de sa condamnation, a assuré avoir respecté les procédures.

Elle a indiqué que le dossier des gîtes était géré directement par son supérieur hiérarchique, Jean Leccia, assassiné en mars 2014. Elle a également assuré que M. Leccia recevait ses ordres de "la présidence du département". Interrogée par l'un des avocats de M. Giacobbi pour préciser si elle voulait parler de son client, elle a répondu: "on ne sait pas, c'est une nébuleuse". Pour son avocate Marie-Josée Bellagamba, le poids de la hiérarchie ne lui permettait pas d'aller à l’encontre des choix décidés en haut lieu.

Outre cette affaire, M. Giacobbi a également maille à partir avec la justice pour un autre dossier de détournement de fonds, dans lequel il a été mis en examen en juin 2017, cette fois autour d'emplois présumés fictifs qu'il aurait validés, ainsi que de "dépenses somptuaires injustifiées", selon le parquet. Les faits remonteraient à l'époque où Paul Giacobbi dirigeait l'exécutif corse, entre mars 2010 et décembre 2015, avant l'élection des nationalistes à la tête de la collectivité territoriale.

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