En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 924.89 PTS
-
4 938.0
+0.58 %
SBF 120 PTS
3 923.96
-
DAX PTS
11 066.41
-
Dowjones PTS
24 465.64
-2.21 %
6 526.96
+0.00 %
1.139
+0.26 %

Comment loger les réfugiés et permettre leur intégration?

| AFP | 194 | Aucun vote sur cette news
"Papiers et maisons pour tous" peut-on lire sur ce panneaubrandi lors d'une manifestation pour protester contre l'expulsion de réfugiés d'une école, à Nantes, le 2 août 2018 ( SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP/Archives )

Un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des réfugiés: la mesure, votée cette semaine à l'Assemblée, rappelle combien le logement est crucial pour l'intégration, priorité affichée du gouvernement, avec une mobilisation accrue pour trouver appartements vacants et places supplémentaires.

La France a accordé l'asile à 43.000 personnes l'an dernier - on s'achemine vers un niveau comparable cette année - qui doivent repartir de zéro, une fois leur titre de séjour obtenu.

Or "l'accès au logement est actuellement un facteur de blocage de trop nombreux parcours d'intégration", soulignait en février le député Aurélien Taché (LREM), dans un rapport commandé par le gouvernement.

Érigée en priorité, l'intégration va voir son budget augmenter de plus de 40% l'an prochain à 395 millions d'euros, avec notamment un doublement des cours de langue et des mesures d'accompagnement vers le logement et l'emploi.

Le député LREM Aurélien Taché, à Tours, le 10 septembre 2018
Le député LREM Aurélien Taché, à Tours, le 10 septembre 2018 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

Un effort "gagnant-gagnant", assure à l'AFP le Délégué interministériel à l'hébergement et à l'accès au logement Sylvain Mathieu: intégrer est certes "essentiel pour le réfugié", mais "ce n'est pas anodin pour le développement économique de la France, le lien social, voire le message politique sur l'importance d'accueillir des personnes en grande vulnérabilité".

Pour les réfugiés, la question du logement se pose très vite, puisqu'ils ont théoriquement six mois pour libérer leur place dans les structures pour demandeurs d'asile quand il obtiennent la protection de la France.

"Une partie se retrouve dans l'hébergement d'urgence", déplore Florent Guéguen, le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, selon qui 10% des migrants recensés sur les campements de rue parisiens jusqu'au printemps étaient des réfugiés.

Un migrant marche dans les couloirs d'un centre EHPAD occcupé, à Nantes, le 6 avril 2018
Un migrant marche dans les couloirs d'un centre EHPAD occcupé, à Nantes, le 6 avril 2018 ( LOIC VENANCE / AFP/Archives )

D'autres restent dans les centres pour demandeurs d'asile (occupant 8% des places), explique Didier Leschi, le patron de l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration).

"Paradoxalement, l'accélération de la procédure fait que les réfugiés sont moins autonomes car la période d'adaptation est moins longue", ajoute-t-il.

- "Autonomie" -

Conscient des difficultés de ce public souvent non francophone (Afghans, Soudanais, Érythréens...) et traumatisé par le parcours migratoire, l'État travaille sur plusieurs pistes.

D'une part, les préfets ont pour consigne de "capter" des logements vacants: fin août, "5.843 avaient été mobilisés", assure Raphaël Sodini, directeur de l'asile à la Direction générale des étrangers en France.

La tâche est délicate, avec un impératif de répartition géographique, alors que 50% de la demande d'asile se concentre en Ile-de-France.

Il faut aussi éviter toute concurrence des publics: "il est hors de question de créer des coupes-files" au détriment des autres mal-logés, assure le délégué interministériel aux réfugiés Alain Régnier.

"On mobilise des logements vacants, dans des zones peu tendues", que ce soit dans le parc social ou privé, explique M. Mathieu. C'est à dire surtout dans des villes moyennes, et se pose "tout de suite la question de l'emploi", selon le Délégué interministériel.

Car "on veut proposer aux réfugiés un logement vacant, mais aussi un accompagnement vers une formation ou emploi qui n'a pas trouvé preneur", dans la restauration ou le BTP par exemple.

Tous les réfugiés ne passeront pas directement dans du logement pérenne, qui suppose un certain degré d'autonomie. Une partie, des hommes isolés notamment, seront orientés vers des Centres provisoires d'hébergement (CPH) où ils resteront un an en moyenne.

Ils auront là un accompagnement social pour "amener à l'autonomie", assure M. Sodini, selon qui "on arrivera fin 2019 à 10.000 places de CPH en tout" (contre 3.000 au départ).

Pour ces jeunes isolés, la démarche couplant hébergement et formation est jugée particulièrement prometteuse: le programme "Hope", lancé avec un petit millier de stagiaires, a permis à 65% de trouver un emploi et 75% un logement, selon un premier bilan. Il doit être étendu à 2.000 personnes au minimum à l'horizon 2020.

Reste la piste de l'hébergement citoyen, pour lequel le Parlement vient de voter un crédit d'impôt de 1.500 euros maximum par foyer, mais qui ne figurera pas dans le budget définitif selon le patron des députés LREM. Une piste marginale ? Pour M. Taché, le père de cette proposition, "l'accueil et de l'intégration, c'est l'affaire de toute la société".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/11/2018

L'EUR/USD se maintient sous 1.1500

Publié le 21/11/2018

Nexity anticipe une progression de son activité commerciale en 2018 alors que l'ensemble des réservations du segment résidentiel devrait, comme anticipé depuis le début de l'année, connaître…

Publié le 21/11/2018

Le Conseil d’administration du Groupe Renault a indiqué qu'il mettait en place des mesures de gouvernance provisoires pour préserver les intérêts du groupe et assurer la continuité de ses…

Publié le 21/11/2018

Vinci organise aujourd'hui à Marseille une Journée Investisseurs consacrée à Eurovia...