En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 387.38 PTS
+1.34 %
5 365.50
+0.98 %
SBF 120 PTS
4 318.04
+1.13 %
DAX PTS
12 579.72
+0.54 %
Dowjones PTS
24 580.89
+0.49 %
7 197.51
-0.28 %
Nikkei PTS
22 516.83
-0.78 %

Chine: le tour de vis aux libertés sous Xi Jinping

| AFP | 282 | Aucun vote sur cette news
Un Chinois regarde à la télévision, le 18 octobre 2017 à Shanghai, la retransmission du discours du président Xi Jinping lors de l'ouverture du Congrès du Parti communiste chinois à Pékin
Un Chinois regarde à la télévision, le 18 octobre 2017 à Shanghai, la retransmission du discours du président Xi Jinping lors de l'ouverture du Congrès du Parti communiste chinois à Pékin ( CHANDAN KHANNA / AFP )

Contrôle renforcé d'internet, des religions, des militants des droits de l'homme: depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en 2012, la Chine assiste à une réduction des libertés, destinée à garantir la sacro-sainte stabilité du régime.

Alors que s'est ouvert mercredi le congrès quinquennal du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, voici quatre secteurs qui ont particulièrement été visés ces cinq dernières années.

- Internet -

Les autorités imposent depuis longtemps un strict contrôle du web. Les articles ou commentaires jugés sensibles sont effacés et certains sites étrangers (Instagram, Facebook, YouTube, Twitter, Dailymotion, Google) sont rendus inaccessibles.

En juin 2017, une loi sur la cybersécurité est venue renforcer l'arsenal. Elle ambitionne de protéger les réseaux chinois, mais impose également de nouvelles limites à la liberté d'expression et oblige les entreprises à stocker les données de leurs utilisateurs en Chine.

Le pouvoir a également fait fermer des blogs d'informations "people". Et les plateformes de diffusion de vidéo en streaming ont été sommées d'expurger tout contenu non conforme "aux critères politiques et esthétiques corrects". Dans le collimateur notamment: adultère, drogue et pornographie.

Avant le congrès du PCC, le gouvernement a par ailleurs commencé à bloquer les "réseaux privés virtuels" (VPN), ces logiciels permettant de contourner le blocage des sites internet, et jusqu'ici facilement téléchargeables.

- Avocats -

Dans le cadre d'un coup de filet d'une ampleur inédite lancé en juillet 2015, plus de 200 avocats et militants des droits de l'homme ont été interpellés ou interrogés par la police.

Les avocats arrêtés étaient connus pour leur défense de personnalités sensibles: militants pro-démocratie, membres de la secte interdite Falun Gong et dissidents.

La quasi-totalité des personnes interpellées ont ensuite été libérées, mais quelques-unes ont été condamnées par la justice à des peines allant jusqu'à sept ans de prison.

La justice reste étroitement soumise au pouvoir politique en Chine et le pouvoir des avocats est extrêmement réduit.

- Dissidents -

Le dissident chinois Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix en 2010, est décédé en juillet d'un cancer en détention, malgré les appels internationaux à l'autoriser à finir ses jours à l'étranger.

La mort de cet homme de 61 ans a suscité une vague de désespoir parmi les militants pro-démocratie. La femme de Liu Xiaobo, la poétesse Liu Xia, est en résidence surveillée depuis maintenant sept ans.

Une loi de 2015 sur la sécurité nationale a été critiquée par les organisations de défense des droits de l'homme, qui disent craindre l'octroi à la police de pouvoirs discrétionnaires concernant la société civile.

Enfin, à Hong Kong, territoire autonome dans le sud du pays, certains se sont inquiétés de l'emprise de Pékin sur les affaires locales après la disparition de libraires publiant des ouvrages salaces sur les dirigeants chinois.

- Religion -

La crainte de l'émergence d'un islamisme armé dans la région du Xinjiang (nord-ouest), en proie à des attentats meurtriers, a conduit les autorités à y imposer de nouvelles restrictions visant l'islam.

Depuis cette année, le voile intégral et les barbes jugées "anormales" sont bannis. Dès 2018, les écoles confessionnelles seront soumises à des conditions d'ouvertures plus strictes.

Les autorités locales avaient déjà imposé des restrictions sur la délivrance de passeports, découragé l'éducation religieuse ou l'observance du ramadan par les fonctionnaires et les étudiants.

Les moines bouddhistes dans les régions peuplées de Tibétains font également l'objet d'une surveillance accrue et doivent obtenir un permis spécial pour se déplacer dans le pays.

Un rapprochement avec le Vatican a cependant été enregistré après des années d'opposition frontale liée à la nomination des évêques catholiques.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/06/2018

L'Assemblée générale fut également l'occasion de détailler les conditions de réalisation du résultat de l'exercice 2017...

Publié le 22/06/2018

Bluelinea a réalisé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un montant de 1,5 million d'euros. Cette augmentation de capital…

Publié le 22/06/2018

Biocorp annonce le lancement d'une augmentation de capital par émission d'actions nouvelles, avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant cible de l'opération est de 4,5…

Publié le 22/06/2018

Bluelinea annonce la réalisation d'une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un...

Publié le 22/06/2018

Nouvelle histoire en cinq épisodes.