5 319.17 PTS
-0.32 %
5 307.50
-0.41 %
SBF 120 PTS
4 234.88
-0.39 %
DAX PTS
12 993.73
-0.41 %
Dowjones PTS
23 358.24
-0.43 %
6 314.51
-0.39 %
Nikkei PTS
22 396.80
-
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Catalogne: après la grande rupture, une recomposition ?

| AFP | 169 | Aucun vote sur cette news
Des Catalans manifestent pour l'unité de l'Espagne, le 29 octobre 2017 à Barcelone
Des Catalans manifestent pour l'unité de l'Espagne, le 29 octobre 2017 à Barcelone ( LLUIS GENE / AFP )

Que va-t-il se passer en Catalogne, territoire espagnol grand comme la Belgique, dont le Parlement a déclaré vendredi l'indépendance, avant d'être mis sous tutelle directe par l'Etat ? La rupture est-elle réelle, imaginaire ? Comment rétablir l'ordre ?

La réponse à ces questions va dépendre du niveau de résistance des dirigeants séparatistes et de leurs partisans parmi les Catalans. Mais aussi d'intérêts partisans, aiguisés par la convocation d'élections régionales par le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, le 21 décembre.

- La voie de la désobéissance ? -

Le président séparatiste catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, et son numéro deux, Oriol Junqueras, ne semblent pas vouloir accepter leur destitution.

Ils l'ont signifié l'un et l'autre au cours du week-end, mais sans livrer de consignes précises à leurs partisans.

Pendant ce temps, rien ne semble avoir changé... ou presque: le drapeau espagnol flotte toujours sur les bâtiments de l'Etat et le site internet de l'exécutif catalan affiche encore les photos des "conseillers" (ministres) destitués.

Les membres du gouvernement catalan travailleront-ils lundi, sans tenir compte de leur destitution ? Ils donneront en quelque sorte le "la", car s'ils résistent d'une manière ou d'une autre, ils encourageront les leurs à les suivre.

"La réalité, explique à l'AFP un responsable du mouvement indépendantiste, c'est que nous ne savons pas ce que le gouvernement (destitué) veut faire".

Comment donner des ordres à des fonctionnaires qui risqueront des sanctions allant jusqu'à l'expulsion s'ils obéissent ? Et avec quels fonds, alors que désormais les finances sont prises en main directement par Madrid ?

"C'est un retour à la réalité, le gouvernement de la République n'a pas la capacité de s'imposer", déclare la même source indépendantiste.

Les membres du gouvernement destitué risquent aussi des poursuites pour "désobéissance" et "malversation de fonds" publics, voire pour "sédition" ou "rébellion".

- Quelle résistance pacifique ? -

Les associations indépendantistes, qui peuvent mobiliser des centaines de milliers de personnes, sont très discrètes depuis plusieurs jours, tout comme les "Comités de défense de la République", ces associations issues des quartiers -souvent animées par des militants du parti d'extrême gauche indépendantiste CUP- qui avaient organisé la défense des bureaux de vote lors du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre.

"Maintenant, il faudra lutter (...), mais de manière plus symbolique, pour démontrer que l'Etat espagnol est fragile sur ce territoire et qu'il ne peut pas s'imposer à 100%", confie le responsable indépendantiste interrogé par l'AFP.

"S'il y a résistance, elle sera passive et low cost", estime à Madrid le politologue Pablo Simon, en considérant que les quelque 200.000 fonctionnaires catalans ne prendront pas le risque d'essuyer des sanctions. "Il se peut qu'ils traînent des pieds dans l'exécution de leur tâche, mais finalement cela a peu d'importance car nous sommes face à un gouvernement d'intérim, de gestion des affaires courantes avant les élections" du 21 décembre, déclare-t-il.

Pablo Simon note que le commandement de la police autonome catalane, enjeu stratégique, a accepté jusqu'à présent les ordres du ministère de l'Intérieur.

"Il faudra attendre les prochains jours pour voir si l'Etat qui vient de naître a suffisamment de force pour s'imposer", a déclaré à l'AFP Jaume Alonso-Cuevillas l'avocat de Carles Puigdemont, sans crier victoire.

- Des élections, coup de maître de Rajoy -

Même ses adversaires le concèdent: le fait de convoquer des élections très rapidement a été "intelligent" de la part de Mariano Rajoy. Ce fut "une manoeuvre futée", note le quotidien catalan El Periodico.

Pour éviter de s'embourber dans le "Vietnam" que lui promettaient les indépendantistes radicaux, il joue la carte de la démocratie, alors que la mise sous tutelle de la Catalogne était perçue comme un rappel de la dictature de Francisco Franco (1939-1975).

Il impose son timing aux différents partis indépendantistes -allant de la droite à l'extrême gauche- qui en coulisses se déchirent depuis plusieurs mois. Les plus modérés, proches des milieux économiques, se montrent très réservés face au mouvement de panique des entrepreneurs entraîné par l'approche d'une sécession.

Ils seront face à un choix cornélien: continuer la fuite en avant en refusant de participer au scrutin du 21 décembre, ou prendre part aux élections et accepter de jouer le jeu d'un vote.. organisé par l'Etat.

Tout porte à croire qu'au moins deux des trois partis indépendantistes catalans -la gauche républicaine du vice-président destitué Oriol Junqueras et le parti conservateur PDeCAT de M. Puigdemont- se présenteront, selon Narciso Michavila, sociologue et spécialiste de l'analyse électorale, qui estime qu'ils ne prendront pas le risque de se marginaliser "en perdant leur influence" dans les institutions catalanes.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/11/2017

Gennevilliers, le 17 novembre 2017, Communiqué de presse Réalisation définitive de la fusion-absorption par Prologue de sa filiale Imecom…

Publié le 17/11/2017

Les fluctuations d'activité rencontrées par le fret ferroviaire n'ont pour l'instant pas d'impact sur l'activité de la société...

Publié le 17/11/2017

L'actuel Directeur Général d'EuropaCorp Television, Thomas Anargyros, s'est porté acquéreur. La transaction ne comprend pas Taken...

Publié le 17/11/2017

Le centre, situé à proximité de la gare Montparnasse, dégage un loyer annuel de 690 kE...

Publié le 17/11/2017

Une stratégie de réorganisation structurelle dont la finalisation demeure sujette à l'approbation de l'extension des agréments de sa filiale de gestion monégasque par les autorités…

CONTENUS SPONSORISÉS